Mlles, L I, part 2, c. i, S 2, t. I", p. ik
Sacré-Cœur, mais en tant qu'il nous rappelle et nous représente, dans un symbolisme parlant, l'amour et les bienfaits du Dieu fait homme ; c'est le coeur de chair, mais comme symbole, comme représentation vivante.
Ce symbolisme se complète admirablement par la présentation du cœur comme blessé. Comment ne pas voir dans la blessure visible du cœur la blessure invisible de l'amour? C'est ce que chante l'hymne de Laudes, strophe citée plus haut. C'est ce que disait le pieux auteur de la Vitis mystica dans un passage que l'Église a fait sien en le prenant pour l'office du Sacré-Cœur : « Votre cœur a été blessé, pour que, par la blessure visible, nous voyions la blessure invisible de l'amour. . . La blessure de la chair montre la blessure spirituelle : Propterea vulneratum est ut per vulnus visibile vulnus amoris invisible videamus. Carnale ergo vulnus vulnus spirituale ostendit. » C'est ce que l'Église, ce que les dévots du Sacré-Cœur ne cesseront plus de redire. Pour combien ce symbolisme du cœur blessé a été dans la naissance de la dévotion au Sacré-Cœur, nous le verrons dans la suite. Pour le momeut, contentons-nous de remarquer combien il est expressif, quel caractère de vivacité amoureuse il donne à la dévotion, combien merveilleusement il complète le symbolisme du cœur.
Les images du Sacré-Cœur doivent aider au même efîet '. On comprend dès lors que l'on se