Voir ci-dessus, S 2, p
des louanges, en un mot tout ce qu'on peut adresser à la personne même; puisqu'en effet la personne elle-même, unie à ce cœur, les reçoit très réellement1. » Déjà Marguerite-Marie avait dit. avec une netteté parfaite, que Jésus prenait un singulier plaisir à être honoré « sous la figure de ce cœur de chair». Le culte, en ce cas, n'est pas d'ailleurs purement relatif, comme celui qu'on rend à une image, comme celui qu'on rend même à la vraie croix; car le cœur fait partie de la personne, il a en lui la dignité de la personne dont il fait partie. Il suffit de rappeler ces notions. Car il n'y a en cela rien qui soit propre au culte que nous étudions. La même chose notamment s'applique au culte des cinq plaies, dont l'une d'ailleurs nous amène au cœur de Jésus : qu'est-ce, en effet, comme disait le cardinal Gerdil2, qu'est-ce que la blessure du cœur, sinon le cœur blessé? Mais il y a, dans la dévotion au Sacré-Cœur, telle qu'elle est vivante dans l'Église, un passage spécial du cœur à la personne, qui mérite attention. Faute de le remarquer, on brouille parfois les notions, et on ne sait comment s'expliquer ni le langage de sainte Marguerite- Marie, ni le mouvement du culte.
Dans le langage courant, le mot cœur est souvent employé, par une figure que les grammairiens ont appelée synecdoque, pour désigner la personne : C'est un grand cœur, c'est un bon cœur ; comme on