‹ La dévotion au Sacré-Cœur de JésusChapitre 71 sur 242 · Œuvres, t. VI, p. 124. Cf. ci-dessus, § 7, p · texte numérisé non relu

Œuvres, t. VI, p. 124. Cf. ci-dessus, § 7, p

142 DEUXIÈME PARTBE. — CHAPITRE I

dévotion au coeur aimant de Jésus, au cœur emblème d'amour; mais elle est aussi, par une extension légitime et naturelle, la dévotion au divin cœur de Jésus dans toute sa vie intime, dans ses vertus par corjséouent, et particulièrement dans son amour pour Dieu. En tant qu'emblème d'amour, c'est son amour pour nous que Jésus nous découvre en nous découvrant son cœur; mais en nous découvrant ce cœur adorable, il nous le montre dans toute sa réalité, comme idéal de notre vie non moins que comme objet de notre amour.

On voit combien est importante cette distinction pour écîaircir les idées. Peut-être y trouveronsnous encore une lumière pour résoudre la seconde question, qui est plus difficile, et où l'accord des auteurs n'est pas aussi unanime.

Objet précis : amour créé et amour incréé.

Quel amour nous honorons : l'amour du Verbe incarné; amour créé et amour incrèé; controverse; distinctions et explications.

Quel amour de Jésus honorons-nous dans la dévotion au Sacré-Cœur, son amour créé ou son amour incréé, l'amour dont il aime comme homme dans sa nature humaine, ou celui dont il aime comme Dieu dans sa nature divine, et, pour

répéter une expression claire et courte, celui qui lit Lazare ou celui qui pleura sur Lazare?

C'est une question qui peut-être n'a pas été traitée à fond jusqu'à nos jours. Non pas qu'elle ait été ignorée. Beaucoup des th> s du

Sacré-Cœur se la sont posée explicita ment, il n'y a pas encore de solution qui s'impose, et plusieurs croient que la question n'a pas été suffisamment discutée, même par ceux qui la résolvent. Telle est notamment l'opinion du Père Vermeersch1.

« Cet article, dit l'auteur, est dirigé contre une opinion spécieuse et séduisante, qui gagne du terrain, mais où nous ne pouvons nous empêcher de voir une confusi"ii et une méprise plutôt malheureuse. La faveur relative dont elle jouit ne s'explique, à nos yeux, que par un défaut d'attention. Nous avons peDsé servir les intérêts de la véritable dévotion au Sacré-Cœur en appelant des réflexions sérieuses sur une question, qui d'ailleurs, nous le savons, est mise à l'étude en Allemagne et en Autriche, et y préoccupe les esprits2. » Le P. Vermeersch, d'après cela, combat l'opinion qui étend la dévotion au Sacré-Cœur jusqu'à la charité incréée. Sans nous engager à recevoir ses conclusions, suivons-le dans son enquête.

1. V objet propre de la dévotion au Sacré-Coeur, dans Études, 20 janvier 1906, t. CVI, p. 146- 179; continué le 20 lévrier, p. 472-495. Voir, du même, Pratique et Doctrine, 2* partie, ch. i, art. 5, p. 399-450.

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