Loc. cit., p
2. « A mon humble avis, le bon Père n'arriva pas à son but parée que, dans sa supplique, il s'appuya sur un point douteux, le donnant pour certain. » NeuvoJne du Cœur de Jésus. Notice. Voir Œuvres complètes du B. A .-M. de Liguori, t. III, p. 457, Paris, 1835.
3. Voir dans Nillei, 1. I, part. 1, c. h, S 4, n. 4, p. 73; c. m, 1, 8 2, p. 150.
l'opinion scientifique en ces matières. On peut, en effet, en saisir quelque trace légère dans tel mot, dans la préférence donnée à telle expression. En général, elle a évité les expressions contestées, comme coprincipium, comme aussi, je crois, organum; nous l'avons vue substituer, en un cas, le mot symbolum aux mots forts et origo, qui lui étaient proposés; elle a parfois employé sedes, comme exprimant un fait d'expérience, le contrecoup de nos affections dans le cœur1.
Grâce à cette prudence, les opinions nouvelles en physiologie se sont substituées peu à peu aux opinions anciennes, sans que la dévotion au Sacré- Cœur se soit trouvée directement en cause. On a laissé les savants en appeler, pour l'explication de la sensibilité, non plus au cœur, mais au cerveau et au système nerveux, l'un faisant fonction de récepteur et de transmetteur, l'autre servant de fil de transmission; et l'on a continué de parler, comme autrefois, du cœur qui souffre et qui aime, qui s'émeut en battant plus fort, qui se glace en se resserrant, parce que le langage courant ne prétend pas donner des explications scientifiques, ruais exprimer, de façon à être compris, un fait d'expérience.
Ainsi la science et la dévotion allaient chacune son chemin sans presque se connaître ; et si elles se rencontraient quelquefois, c'était sans presque jamais se heurter. Quelquesmédecins matérialistes