Voir ci-dessus, c. i, S 6, p
lançaient bien de temps en temps quelque grossière injure à la dévotion; mais on était si habitué à l'injure et à l'ignorance de ce côté-là, que l'on n'y faisait pas attention.
Parfois aussi, quelques théologiens essayaient d'expliquer le culte du Sacré-Cœur en fonction des données nouvelles de la science. Ainsi le P. Jungmanti, professeur à l'Université d'Innsbruck, dans ses Funf Sàtze. Ainsi son frère, l'abbé Bernard Jungmann. professeur à l' Université de Louvain, dans ses thèses sur le Sacré-Cœur. Ces retouches aux vieilles explications élaient faites de main légère et discrète, et l'ensemble des théologienen profitaient pour éviter quelques erreurs d'expression, pour délimiter avec plus de précision le sens et la portée du culte. En février 1870, le P. de Bigauit exposait, dans les Études, les idées du P. Jungmann, et personne n'y trouvait à redire.
Le choc eut lieu cependant entre la science et la piété. C'est presque toujours la condition d'un accord durable, où chacune apprend à connaître les limites de son domaine et s'y cantonne pour laisser sa voisine évoluer à son aise dans le sien. Dès 187i, le P. Ramière, dans les Études, s'inquiétait de certaines opinions de Claude Bernard sur la physiologie du cœur l. Ce fut bien pis quand parurent les livres de M. Riche, prêtre de Saint- Sulpice, Les Merveilles du cœur, Paris, 1877, tt Le cœur de V homme et le Sacré-Cœur de Jésus, Paris,