Lettre lviii (lix), t. Il, p. 115 (152); G. lxv
l'acte propre de la dévotion AU SACRÉ-COEUR 179
enrichit avec abondance et profusion de ces divins trésors du Cœur de Dieu, qui en était la source; lequel il fallait honorer sous la figure de ce Cœur de chair... Cette dévotion était comme un dernier effort de son amour qui voulait favoriser les hommes en ces derniers siècles de cette rédemption amoureuse... pour nous mettre sous la douce liberté de l'empire de son amour, lequel il voulait rétablir dans les cœurs de tous ceux qui voudraient embrasser cette dévotion1. »
C'est bien ainsi que l'entendaient les promoteurs de la dévotion : « La fin de la nouvelle dévotion, disait le postu'ateur de 1697, est de payer un tribut d'amour à la source môme de l'amour2. »
« La première fin qu'on ait en vue, disait le po^tulateur de 1727, le P. de GallhTet, est de répondre à l'amour du Christ3. »
Et le P. Croiset : « Ce n'est ici proprement qu'un exercice d'amour : l'amour en est l'objet, l'amour en est le motif principal, et c'est l'amour qui doit en être la fin4. »
C'est bien ainsi que l'entend l'Église. Elle dit, par exemple, dans l'hymne de Laudes : Quis non amantem redame t? Quis non redemptus diligat?