‹ La dévotion au Sacré-Cœur de JésusChapitre 87 sur 242 · Cité par Nilles, loc. cit. p · texte numérisé non relu

Cité par Nilles, loc. cit. p

4. Ire partie, c. î, p. 3-4. Msr de Pressy s'exprime à peu près de même : « Son objet, soit corporel, soit spirituel, n'annonce que la charité, ses motifs ne respirent que la charité, ses pratiques et sa fin ne tendent qu'à exercer et à perfectionner la charité. » Mandement pour établir la dévotion au Sacré-Cœur, 1. c. col. 1032.

Elle dit dans la secrète de la messe Egredimini : « Nous vous supplions, Seigneur, que le Saint- Esprit nous enflamme de l'amour que Notre-Seigneur Jésus-Christ a fait jaillir de son Cœur sur la terre, et qu'il a tant voulu voir s'allumer. » Quand Pie IX, en 1856, étendait la fête du Sacré- Cœur à l'Église entière, c'était afin de « fournir aux fidèles des stimulants [incitamenta) pour aimer et payer d'amour [ad amandum et redamandum) le cœur de Celui qui nous a aimés et lavés de nos péchés dans son sang1 ». Quand il élève la fête à un rite supérieur, c'est pour que « la dévotion d'amour au cœur de notre Rédempteur se propage toujours plus, et descende plus avant dans le cœur des fidèles, et qu'ainsi la charité, qui chez plusieurs s'est refroidie, se ranime aux feux du divin amour2 ». Il dit, dans le bref de béatification de la B. Marguerite-Marie : « Jésus n'a rien de plus à cœur que d'allumer dans le cœur des hommes la flamme d'amour dont son propre cœur était embrasé. Pour y mieux réussir, il a voulu que s'établit et se propageât dans l'Église le culte de son très saint cœur3. » La médaille commémorative de la béatification, frappée à Piome en 1864, représentait Jésus montrant son cœur, avec cette légende : Cor ut redametur exhiàeti. Léon XIII a répété les mêmes enseignements.

Page 1