Migne, PI., t. XCI, col. 1130. Voir Appendice, II
XIe et XIIe siècle.
Passage de la plaie du côté à la plaie du cœur; symbolisme du cœur perce.
C'est au xie siècle ou au xne que nous trouvons les premières traces du Sacré-Cœur. Peu à peu, il se montre à lame dévote dans le côté percé; il se montre percé lui-même, comme pour inviter à entrer plus avant, à s'unir avec ce cœur divin. C'est donc par la plaie du côté que la dévotion a trouvé le cœur. Le culte du Sacré-Cœur semble être soi'ti de la dévotion à la plaie du côté. Le passage nous apparaît comme fait déjà, ou du moins comme en train de se faire, dans un mot de la dixième méditation anselmitnne : « Jésus est doux... dans l'ouverture de son côté; car cette ouverture nous a révélé les richesses de sa bonté, la charité de son cœur : Dulcis Jésus... in apertione lateris; apertio siquidem Ma revelavit nobis divilias bonilatis suœ, caritatem sci'icet cor dis sut erga nos1 ». Celte méditation est-elle de saint Anselme? Peut-être, mais on ne peut l'affirmer. L'auteur, en parlant du cœur aimant, caritatem cor dis t avait-il, distinctement en vue le cœur de chair ? On peut le soutenir, mais ce n'est pas évident.
Saint Bernard est-il plus clair, j'entends en ce