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qui est sûrement de lui, puisque la Vitis mysfica ou traité Dépassions, dont nous parlerons bientôt, ne peut lui être attribuée, par ceux-là mêmes qui hésitent encore entre lui et saint BoDaventure, qu'avec une probabilité plus ou moins forte? Il me semble qu'il l'est, au moins une fois : « Le fer a transpercé son Ame, il a eu accès à son cœur, pour qu'il sache désormais compatir à mes infirmités. Le secret du cœur est découvert par les ouvertures du corps [patet arcanum cordis per foramina corporis) ; découvert ce grand sacrement de bonté, les entrailles miséricordieuses de notre Dieu1. »
Avec Guillaume de Saint-Thierry (y vers 1150), l'ami de saint Bernard, le doute ne parait plus possible: « Quandjebifiledem'approcherdelui..., c'est lui tout entier que [comme Thomas) je désir;voir et toucher; plus encore, m'approcher de la sacro-sainte blessure de son côté, de cette porte de l'arche faite au flanc (ostium arese quod factum est in latere), non pas seulement pour y mettre mon doigt ou ma main, mais pour entrer tout entier jusqu'au cœur même de Jésus, dans le Saint des Saints, dans l'arche du Testament, jusqu'à l'urne d'or, l'ame de notre humanité, contenant en soFla manne de la divinité2. » Mêmes idées et presque mêmes expressions ailleurs : « Ces ineffables richesses de votre gloire, Seigneur, étaient cachées dans le ciel de votre être mysté-