QUATRIÈME DISPOSITION
Le Recueillement intérieur.
A quatrième disposition où l'on doit être pour n E^fl avoir cette Dévotion, pour en goûter toutes les ^f^fSBI douceurs, et pour en tirer tous les avantages.
c'est le recueillement intérieur. Dieu ne se fait guère
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sentir dans le trouble, non in commotione DomiJius... et un cœur ouvert à tous les objets, une âme dans un continuel épanchement au dehors et sans cesse occupée de mille soins superflus et de pensées inutiles, ne sont guère en état d'entendre la voix de Celui qui ne se communique à une âme, et qui ne parle au coeur que dans la solitude. Ducam eam in solitudinem, et loquar ad cor ej'us.
La parfaite Dévotion au Sacré Coeur de Jésus-Christ est un exercice continuel de cet amour pour Jésus- Christ; elle ne saurait donc être sans ce recueillement. Jésus-Christ se communique plus particulièrement à l'âme par le moyen de cette Dévotion : il faut donc qu'elle soit dans la paix, dégagée de l'embarras et du tumulte des choses extérieures, et en état d'entendre la voix de cet aimable Sauveur, et de goûter les grâces singulières qu'il fait à un coeur libre de tout ce qui le peut troubler, et en état de n'être occupé que de Dieu.
Ce recueillement intérieur est le fondement de tout l'édifice spirituel des âmes, de sorte que, sans cela, il est impossible d'avancer dans la perfection ; et l'on peut dire que toutes les grâces qu'une âme qui n'est point établie sur ce fonds, reçoit de Dieu, ne sont que comme des caractères formés sur l'eau, ou des figures imprimées sur le sable : la raison en est que pour s'avancer dans la perfection, il faut nécessairement s'unir de plus en plus à Dieu ; or sans recueillement intérieur on ne peut s'unir à Dieu qui ne fait son séjour que dans la paix de l'esprit, et dans la retraite d'une âme qui n'est point dissipée par les diff"érents objets, ni troublée par l'embarras des occupations extérieures ; et saint Grégoire remarque que lorsque Jésus-Christ veut embraser une âme de son divin amour, une des premières grâces
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qu'il lui fait, c'est de lui donner un grand attrait pour le recueillement intérieur.
On peut dire que la source la plus ordinaire de nos imperfections est le défaut de recueillement et d'attention sur nous-mêmes. C'est ce qui arrête tant de personnes dans le chemin de la piété, c'est ce qui fait que l'âme ne trouve presque point de goût dans les plus saints exercices de Dévotion. Un homme peu intérieur ne fut jamais bien dévot. D'où vient, disait un saint Homme, d'où vient que tant de Religieux, tant de Personnes dévotes qui ont de si bons désirs et qui font, ce semble, tout ce qu'il faut faire pour devenir des Saints, tirent néanmoins si peu de fruits de leurs Oraisons, de leurs Communions, de leurs Lectures, et qu'après avoir pratiqué tous les exercices extérieurs de la vie spirituelle durant tant d'années, on ne remarque presque point qu'ils en aient profité? D'où vient que les Directeurs qui conduisent les autres dans le chemin de la perfection, demeurent eux-mêmes toujours dans leurs imperfections ordinaires? Que des hommes zélés, des ouvriers qui travaillent avec tant d'ardeur au salut des âmes, des gens qui se donnent tout entiers aux bonnes œuvres, ont cependant les passions si vives, sont toujours sujets aux mêmes défauts, n'ont presque nulle entrée dans l'Oraison, passent toute leur vie dans je ne sais quelle langueur, sans jamais goûter les douceurs ineffables de la paix du cœur, toujours dans l'inquiétude, des gens que la pensée de la mort effraie et que le moindre accident abat? Tout cela ne vient que de leur négligence à garder leur cœur, et à se conserver dans le recueillement. Ces personnes abandonnent les soins de leur intérieur et se donnent trop au dehors. C'est ce qui fait qu'une infinité de fautes leur échappent : mille paroles inconsidérées, quantité de saillies
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d'humeur, de mouvements déréglés, d'actions purement naturelles. Ce qui ne leur arriverait pas s'ils avaient une attention actuelle à régler leur conduite intérieure et s'ils se ménageaient un peu dans l'action, pour empêcher que les passions qui y trouvent leur aliment ne se fortifient d'autant plus dangereusement qu'elles s'y déguisent sous une spécieuse apparence de zèle et de vertu.
Il faut donc avouer que le recueillement intérieur est si nécessaire pour aimer parfaitement Jésus-Christ, et pour profiter en la vie spirituelle, que l'on n'y avance qu'à proportion qu'on s'adonne à cet excellent exercice ; c'est par là que saint Ignace, que saint François de Sales, que sainte Thérèse, que saint François Xavier et que le bienheureux Louis de Gonzague sont arrivés au comble de la perfection : et si nous n'avons soin de nous tenir recueillis dans l'action même, nous tirerons peu de fruits des meilleures actions. Conservons-nous dans le silence, si nous voulons entendre la voix de Jésus-Christ; éloignons notre âme du tumulte et de l'embarras des choses extérieures pour pouvoir trouver la liberté de converser plus longtemps avec lui, et pour l'aimer ardemment et avec tendresse.
Il est vrai que le Démon qui ne prévoit que trop les grands avantages qu'une âme tire de cette paix intérieure et de cette garde du cœur, n'oublie rien pour lui faire perdre ce recueillement; et parce qu'il désespère de lui faire quitter ses exercices de Dévotion et ses bonnes œuvres, il se sert de l'exercice de ces bonnes œuvres pour l'obliger de se répandre au dehors et de sortir, pour ainsi dire, de ce retranchement où elle était à couvert de tous ses traits. Une âme donc attirée par je ne sais quelle satisfaction qui se trouve dans cette foule d'actions extérieures, amusée par le
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spécieux prétexte de faire beaucoup pour Dieu, se dissipe et perd insensiblement cette union avec Dieu et cette douce présence de Dieu, sans lesquelles on travaille beaucoup et l'on avance peu. Une âme dissipée est comme une brebis errante et vagabonde, qui est bientôt dévorée du loup. Nous croyons qu'il nous sera aisé de rentrer dans nous-mêmes, mais outre que cette présence de Dieu est une grâce qui n'est pas toujours en notre disposition, l'âme ne se trouve presque plus en état de se défaire de cent objets extérieurs qui l'occupent, elle a perdu le goût des choses spirituelles par le trop long séjour qu'elle a fait, pour ainsi dire, dans un pays étranger. Les remords, les inquiétudes qu'elle ressent dès qu'elle fait quelque attention sur elle-même, font que ce recueillement intérieur lui devient un supplice ; elle est donc dissipée, et enfin elle aime la dissipation.
Mon Dieu, quelle perte ne fait pas une âme qui se répand sans cesse aux choses extérieures ; quelles inspirations, quelles grâces ne rend-elle pas inutiles, et de quelles faveurs ne se prive-t-elle pas par le manque de recueillement !
Pour éviter ce malheur, il faut avoir grand soin de nous tenir toujours dans la présence de Dieu, et de conserver l'esprit de récollection dans toutes nos occupations extérieures ; il faut que lorsque l'esprit travaille, le coeur soit en repos et demeure immobile sur son centre, qui est la volonté de Dieu dont il ne doit jamais s'écarter. Pour acquérir ce recueillement intérieur qui est assurément un don de Dieu, mais que Dieu ne refuse jamais à ceux qui le désirent avec ardeur et qui prennent les moyens de l'obtenir ; pour acquérir, dis-je, ce recueillement intérieur, il faut s'accoutumera faire beaucoup de réflexion aux motifs que
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nous devons avoir dans tout ce que nous faisons. Avant que de commencer une action, regardons toujours si elle est dans l'ordre, si elle plaît à Dieu et si c'est pour lui que nous la faisons ; pendant l'action, élevons de temps en temps notre esprit à Notre-Seigneur, renou-vêlons la pureté de notre intention. Une marque que nous faisons une action pour Dieu, c'est lorsque nous la quittons sans peine, que nous la continuons sans inquiétude et sans chagrin et que nous ne nous fâchons pas lorsque l'on nous interrompt. Mais la pratique la plus sûre et la plus efficace pour conserver ce recueillement intérieur dans toutes nos plus grandes occupations extérieures, c'est de nous représenter Jésus-Christ agissant. Représentons-nous de quel air, avec quelle modestie et avec quelle exactitude il agissait lorsqu'il était sur la terre ; quelle application il mettait à s'acquitter parfaitement de tout ce qu'il faisait, et cependant avec quelle tranquillité, avec quelle douceur s'en acquittaitil ? Quelle différence de sa manière d'agir avec la nôtre! Si la chose que nous sommes obligés de faire ne nous plaît pas, que de fausses raisons pour nous en dispenser, que de détours pour la différer, avec quelle langueur, avec quelle indifférence la faisons-nous ! Si elle est selon notre inclination, nous en ressentons je ne sais quelle joie qui cause d'abord la dissipation dans l'àme. La seule crainte de ne pas réussir nous rend inquiets et chagrins. Proposons-nous donc Jésus-Christ pour modèle ; il faut l'envisager sans cesse si nous voulons nous conserver dans le recueillement intérieur €t croître sans cesse dans son amour.
Quand on dit que pour se conserver dans le recueillement intérieur, il ne faut pas que l'âme s'occupe trop des choses extérieures, on ne prétend pas dire que l'occupation aux choses extérieures qui sont d'obligation
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soit un empêchement au recueillement intérieur. On peut être fort recueilli dans l'action : les plus grands Saints qui ont eu le plus de communications avec Dieu, et qui ont été, par conséquent, les plus recueillis, ont été souvent les plus employés au dehors. Tels ont été les Apôtres et les hommes Apostoliques qui se sont employés au salut du prochain, et ainsi c'est une erreur de croire que les plus grandes occupations extérieures soient des obstacles à ce recueillement intérieur ; pourvu que ce soit Dieu qui nous mette dans ces emplois, ces mêmes emplois sont les moyens les plus propres pour être continuellement unis à Dieu. Il faut seulement prêter pour ainsi dire l'esprit à ces occupations extérieures, et ne leur pas donner le cœur.
Il faut absolument choisir de deux choses l'une, disait un grand Serviteur de Dieu, ou de devenir un homme intérieur, ou de mener une vie lâche et inutile, une vie remplie de mille vaines occupations, dont nulle ne nous conduira jamais à la perfection où Dieu nous appelle; et si nous n'avons un grand soin de nous conserver dans le recueillement intérieur, bien loin d'accomplir les desseins de Dieu, nous ne les connaîtrons pas même et nous ne parviendrons jamais ni au point de sainteté que notre état demande, ni à la perfection.
Un homme qui n'est point recueilli va errant çà et là sans trouver nulle part de repos, et cherche avec avidité toute sorte d'objets sans pouvoir se rassasier d'aucun : au lieu que si s'adonnant au recueillement, il rentrait au dedans de lui-même, il y trouverait Dieu, il y goûterait Dieu qui, par sa présence, le comblerait d'une telle abondance de biens qu'il n'irait plus chercher ailleurs de quoi remplir le vide de ses désirs. C'est ce qu'on peut voir tous les jours dans les personnes intérieures. Nous nous imaginons que l'amour qu'elles
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ont pour la retraite, et la peine qu'elles ressentent de se répandre en dehors, est un efFet de leur mélancolie; rien moins que cela : c'est qu'elles goûtent Dieu au dedans d'elles-mêmes ; et les douceurs ineffables dont elles sont comblées, leur font juger les divertissements et les plaisirs qu'on trouve dans le monde, si fades et si dégoûtants, qu'elles en ont de l'horreur. Quand on a une fois goûté ce que c'est que Dieu et les choses spirituelles, tout ce qui se ressent de l'attache et de la contagion de la chair et du sang paraît insipide.
Que l'on tire de merveilleux avantages de la vie intérieure, quand on s'y est une fois établi ! On peut dire qu'il n'y a que ces sortes de gens qui goûtent Dieu, et qui ressentent les véritables douceurs de la vertu. Je ne sais si c'est l'effet du recueillement intérieur, ou la récompense du soin que l'on prend de se tenir toujours uni à Dieu ; mais il est certain qu'un homme intérieur possède la foi, l'espérance et la charité d'une manière si sublime que rien n'est capable de l'ébranler dans sa créance ; il se trouve insensiblement au-dessus de toutes les craintes humaines, il demeure toujours dans la même situation d'esprit, toujours immobile en Dieu. On prend occasion de s'élever à Dieu de tout ce que l'on voit, ou que l'on entend. On ne voit que Dieu dans les créatures, de même que ceux qui ont longtemps regardé le Soleil, quelques objets qu'ils regardent ensuite, ils s'imaginent toujours qu'ils voient le Soleil.
Et il ne faut pas penser que ce recueillement intérieur rende les gens oisifs et entretienne la négligence; un homme véritablement intérieur est plus agissant, fait plus de bien et rend plus de service à l'Eglise dans un jour, que cent autres qui ne sont pas intérieurs ne sauraient lui en rendre en plusieurs années, quand ils auraient beaucoup plus de talents naturels que lui.
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Non seulement parce que la dissipation est un obstacle aux fruits du zèle, mais parce qu'un homme qui n'est point intérieur, et qui cependant travaille beaucoup, c'est un homme qui tout au plus agit pour Dieu, au lieu que, par le moyen du recueillement, c'est Dieu lui-même qui agit par cet homme ; c'est-à-dire, qu'une personne qui ne vit pas dans le recueillement intérieur peut avoir Dieu pour motif de ses actions ; mais l'humeur, l'amour-propre et le naturel ont ordinairement le plus de part à ses bonnes œuvres ; au lieu qu'une personne recueillie, toujours attentive à soi et à Dieu, toujours sur ses gardes contre les saillies du naturel et les artifices de l'amour-propre, n'agit que pour Dieu seul et selon l'impression et la conduite de l'Esprit de Dieu. La seule différence qui paraît entre un homme intérieur et celui qui ne l'est pas, suffirait pour nous donner de l'estime pour le recueillement. Il paraît dans un homme peu recueilli je ne sais quel air de dissipation qui obscurcit les actions de vertu les plus éclatantes, et qui a je ne sais quoi de rebutant qui affaiblit l'estime qu'on avait conçue de sa piété, et fait que ses paroles n'ont presque point d'onction ; et au contraire quelle impression ne font pas cet air modeste, cette douceur, cette paix qui paraît, pour ainsi dire, sur le visage d'une personne véritablement intérieure, et cette retenue, ce silence, cette attention continuelle sur soimême ; tout cela n'inspire-t-il pas de la vénération et de l'amour pour la vertu? Il est bien difficile d'être longtemps recueilli, et de n'être pas véritablement dévot, puisqu'il est certain que le défaut de dévotion vient ordinairement du défaut de recueillement.
Les moyens d'acquérir ce recueillement intérieur, et de conserver ce don si précieux après l'avoir acquis, c'est d'avoir grand soin : 1° D'éviter l'empressement
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dans tout ce que l'on fait, et de ne rien entreprendre qui empêche de nous acquitter avec une pleine liberté d'esprit de tous nos exercices de Dévotion. 2° De ne distraire jamais tellement notre coeur par les occupations peu nécessaires, qu'il devienne stérile pour la prière. ■30 De veiller sans cesse sur nous-mêmes, et de nous tenir tellement disposés que nous soyons toujours en état de prier. j\9 De nous rendre maîtres de nos actions, nous élevant, pour ainsi dire, au-dessus de nos emplois, tenant notre cœur dégagé de l'embarras et du trouble qu'apportent ordinairement les fonctions du zèle des âmes, l'application à l'étude, le soin d'une famille, le commerce du monde, l'embarras des affaires et les différentes occupations : ne regardant jamais les emplois de notre état que comme des moyens pour arriver à notre dernière fin. 5» La retraite et le silence sont des moyens efficaces pour être recueilli ; il est bien difficile qu'une personne qui parle beaucoup soit fort intérieure. 6° Le recueillement intérieur n'est pas seulement la marque d'une grande pureté de cœur, il en est encore la récompense. Bienheureux ceux qui ont le cœur pur, parce qu'ils verront Dieu, c'est-à-dire, qu'ils marcheront continuellement en sa présence. 7° Pour se rendre l'exercice de la présence de Dieu plus facile, on peut prendre quelque signal qui nous en fasse ressouvenir, comme le son de l'horloge, le commencement et la fin de chaque action, toutes les fois qu'on entre dans sa chambre ou qu'on en sort, la vue d'une image, l'arrivée d'une personne, et autres choses semblables. 8° La retenue et la modestie en tout ce qu'on fait est un grand moyen pour devenir intérieur, surtout si l'on a soin de se proposer pour modèle la modestie et la douceur de Jésus-Christ, g» Les réflexions fréquentes sont d'un grand secours à un homme qui veut être recueilli;
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penser de temps en temps que Dieu est au milieu de nous, ou plutôt que nous sommes au milieu de lui, que partout où nous sommes, il nous voit, il nous entend, il nous touche : à l'Oraison, au travail, à la table, à la conversation ; faire souvent des actes de foi touchant la présence de Dieu, être aussi modeste quand on est seul que quand on est en compagnie ; enfin le recueillement intérieur est un don de Dieu ; il faut lui demander souvent ce don, et le lui demander comme étant une disposition nécessaire pour aimer ardemment Jésus- Christ ; ce motif rend toutes nos prières efficaces. La Dévotion aux Saints qui ont le plus excellé en cette vie intérieure peut beaucoup servir pour obtenir ce recueillement intérieur. Tels sont la Reine de tous les Saints, saint Joseph, sainte Anne, saint Joachim, saint Jean-Baptiste, et en particulier le bienheureux Louis de Gonzague, de la Compagnie de Jésus, etc.
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