SYMPTÔMES
Les indications thérapeutiques ne doivent pas être déterminées uniquement par la forme anatomique, mais aussi par le symptôme dominant. Nous allons donc envisager successivement : les hémorragies, le prolapsus, les douleurs:
Les hémorragies
C'est l’accident qui conduit le plus fréquemment le malade à consulter ; d'intensité ‘variable, elles relèvent de mécanismes divers.
a) Hémorragies par annite hémorroïdaire. Ce sont les plus importantes, l’annite joue en effet un rôle primordial dans la symptomatologie hémorroïdaire. C'est là l'indication majeure de la cure sclérosante et c'est là qu'elle est suivie des résultats les plus immédiats et les plus probants.
b) Hémorragies par rupture d’une hémorroïde tumorale. Elles sont rares. Après le traitement d’urgence (tamponnement s’il y a lieu), on coagulera la forme tumorale, et si elle s'accompagne d’annite ou d’une couronne agiomateuse on complétera par une cure sclérosante.
c) Hémorragies par ulcération d’un prolapsus permanent. Le traitement dans ce cas s’adressera au prolapsus.
Les Prolapsus
a) S'il s’agit d’un prolapsus ne se manifestant qu'occasionnellemient (à l’occasion d’une poussée congestive par exemple), il disparaîtra à la suite d’une série d’injections sciérosantes. Il se peut
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qu'une hémorroïde tumorale persiste et soit un point d'appel à un nouveau glissement de la muqueuse, on devra alors la détruire par une séance de diathermo-coagulation.
b) Le prolapsus permanent ou continuellement récidivant est amélioré mais non supprimé par la cure sclérosante, dans ce cas fl y a intérêt à s’adresser en premier à la diathermo-coagulation. Quelques séances suffiront à réduire considérablement la masse proläbée, on consolidera le résultat acquis par quelques injections sclérosantes.
c) Le prolapsus étranglé avec phénomène congestif est une contre-indication formelle à tout traitement curateur, il faut se-contenter de réduire le prolapsus et de calmer l’inflammation (nous verrons plus loin que cette opinion n'est pas partagée ‘par d’autres auteurs).
Les Douleurs
L'étranglemént mis à part, elles traduisent les ‘poussées d’annite.
a) Poussées aiguës. L'on se contentera d’un traitement calmant (pulvérisations, applications humides, diathermie médicale) tant que les phénomènes inflammatoires ne sont pas calmés l’on devra surseoir à tout traitement eurateur (pour Rachet).
b) Poussées aiguës subintrantes. Dans ce cas, lon se contentera d'une phase d'accalmie relalive pour intervenir, mais ‘alors l'on s'expose à des suites opératoires moins favorables,
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