‹ La Diathermo-coagulation monopolaire en petite chirurgie ano-rectaleChapitre 21 sur 34 · REA · texte numérisé non relu

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cellents résultats, maïs ils s’apparentent aux méthodes chirurgicales et ne présentent en aucun cas les avantages d’une cure ambulatoire. Il ne nous appartient pas de comparer cette méthode immobilisante aux procédés chirurgicaux habituels (opération de Whitehead ou ligature des paquets hémorroïdaires) ; lorsqu'une cure radicale en un seul temps sera décidée nous pensons que le malade doit être confié au chirurgien qui reste seul juge de la technique à employer.

Les procédés suivants étant présentés comme des traitements ambulatoires, nous nous y arrêterons plus longuement.

Procédés en plusieurs temps

1° Méthode bipolaire vraie.

Les notions que nous exposons ici sont extraites du traité « Diathermie et Diathermo-coagulation », 6° édition, de Bordier, et de diverses publications du même auteur.

Matériel.

Bordier utilise et préconise la fourchette diathermique bipolaire ; elle est composée de deux aiguilles dont l’écartement variable peut être réglé à volonté, la distance optima est de cinq à six millimètres, un écartement supérieur donnerait deux foyers distincts de coagulation. Chacune de ces aiguilles est reliée à une des bornes du générateur. Elles sont recouvertes d’une mince couche de vernis, la pointe seule étant libre. Bordier attache une grande importance à cet isolement partiel des pointes, il permettrait de respecter la muqueuse puisque aucun courant ne passe à son niveau. Cette mu-

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queuse jouerait alors le rôle de pansement sur la plaie sous-jacente.

Extériorisation.

Il est nécessaire que l'hémorroïde soit procidente, si elle ne l’est pas naturellement on déterminera son prolapsus soit par une selle, soit grâce à une ventouse, la coagulation s'effectuant toujours à l'extérieur du canal anal.

Anesthésie locale.

Elle doit être faite minutieusement, Bordier recommande une infiltration importante du paquet hémorroïdaire par une solution d’allocaïne.

Enfin il préconise une désinfection soizneuse du champ opératoire.

Coagulation.

La fourchette est enfoncée suffisamment pour que la muqueuse soit au contact d’une partie isolée des aiguilles. On fait alors passer le courant pendant un temps très court (quelques fractions de seconde ou quelques secondes au maximum). On interrompt le passage lorsque l'on aperçoit une LUEUR dans la profondeur des tissus.

Suites opératoires.

On prescrit au patient du sulfate de magnésie

pendant les quelques jours qui suivent l'intervention.

I est habituel d'observer à la suite de cette séance une crise hémorroïdaire assez intense, pouvant nécessiter l'emploi des opiacés en suppositoire, voire même en injection. Pour les auteurs préconisant la méthode bipolaire, cette crise n’est pas considérée comme une complication, mais comme un

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inconyénient inévitable que l’on trouve en effet mentionné dans la plupart des observations.

Les résultats sont en général excellents.

Pour illustrer l'existence de cette crise postopératoire, nous citerons quelques observations publiées par Bordier comme d'excellents cas et dans lesquelles ces réactions pénibles ne font pas défaut.

(Bordier, Archives électr. médical, août 1931)

: Docteur C..

..äprès examen, il est convenu que le traitement se fera en te séances séparées par un intervalle de 4 jours en profitant des moments de procidence des hémorroïdes, c'est-à-dire après une selle soit normale, soit provoquée.

Pas de clinique moins d’un quart d’heure de chaise longue, le temps de laisser agir la piqûre d’ anesthésique et c’est tout cär la coagulation elle-même ne demande que quelques secondes. l est 11 h. 30. Le Docteur CG... peut rentrer à l’hôtel et déjeuner normalement. La douleur qui apparaît après la disparition de l’anesthésie est supportable et ne dure que quelques heures ; les jours suivants il peut se promener presque fans fatigue. À vrai dire, la douleur après les deux dernières séances est plus vive et plus durable car la coagulation a intéressé des bourrelets externes dont l’œdème est volumineux, mais ne nécessite qu'une fois le recours à un calmant.

OBSERVATION N° 7 (Bordier, Arch. él. méd., août 1930)

…27 avril 1927. Diathermo-coagulation par le Professeur

Bor Sr de deux tumeurs externes, suivie immédiatement d’un

voyage, la période de réaction se passant sans douleur, disparition de tous symptômes en quelques semaines.

5 juin 1927. Coagulation par le Professeur Bordier d’une

hémorroïde située profondément, recouyerte de la muqueuse.

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