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Réaction plus désagréable que lors de la première coagulation et suivie d’un léger suintement anal pendgnt environ 7 semaines.
OBSERVATION N° 8 (Bordier, Arch. élec. méd. Août 1937)
.… Après la petite opération du 8 juillet dernier, j'ai eu une réaclion hémorroïdale avec quelques saignottements qui a duré une quinzaine de jours en diminuant chäque jour progressivement.
Couronne angiomateuse et hémorroïde tumorale (Consultation du Docteur Rachet, à l’Hôtel-Dieu)
M. P... Robert, 44 ans.
Le 29 mai 1932. Vient pour : hémorragies incessäntes et abondantes. Malade très fatigué, décoloration des conjonctives.
Examen : Couronne d’hémorroïdes angiomateuses diffu-
ses avec une hémorroïde tumorale à 9 heures.
Traitement : 1° Huit injeciions sclérosantes, séparées chacune par une semaine de la suivante.
Le 17 août 1932: Disparition complète des hémorragies, mais l’examen révèle le même aspect de la muqueuse. En raison de l’excellent résultat fonctionnel, on arrète le traitement.
Le 8 février 1935 : Le malade qui avait été bien durant 3 ans revient au cours d’une poussée inflammatoire, celle-ci
fait surseoir à tout traitement.
Le 15 février 1938 : La poussée étant atténuée, on détruit l’hémorroïde tumorale par la méthode bipolaire avec la fourchette de Bordier.
Le 8 mars 1938 : La coagulation a été suivie d’une réaction douloureuse el ædémateuse très intense s'étant prolongée 8 jours.
Guérison complète.
SE De
2° Méthode bipolaire mbonoactive
Les procédés utilisant cette technique sont nombreux, ils varient suivant la forme ou la position des électrodes (Durand-Boiléard, Castex, Marchand).
Matériel.
Le point commun de toutes ces méthodes est la dissemblance des électrodes, l’une est active et l’autre passive.
a) Electrode active.
Elle peut être composée par une aiguille isolée sauf à sa pointe, analogue aux aiguilles de la fourchette bipolaire, le but étant encore de respecter la muqueuse (Durand-Boïiléard).
— Soit par une anse métallique qui sectionnera le paquet hémorroïdaire à sa base (anse diathermique de Castex), ces anses sont représentées par des serre-nœuds dont de nombreux types existent dans le commerce.
b) Electrode passive ou indifférente.
Il en existe aussi deux grandes variétés : soit électrodes à grande surface, soit pinces dérivant le courant. Parmi les premières, c’est Le diélectrique souple de Bordier qui est utilisé par la plupart des auteurs ; nous avons vu qu'il met le patient à l'abri de toute décharge électrique et de toute sensation d’échauffement, il est utilisable sur toutes les tables, enfin le patient s’allonge dessus sans même se déshabiller.
‘électrode indifférente en forme de pince est utilisée pour sectionner des hémorroïdes tumorales ou des néoformations bénignes, on place alors une
NENBL ES
anse diathermique sur le pédicule et une pince à larges mors sur l’extrérnité libre de la tumeur ; cette pince, dont de nombreux types existent dans le commerce, est reliée à la seconde borne du générateur. Avec ée procédé, lé courant est localisé entre ces deux électrodés et né traverse absolument pas l’organisme du patient.
Technique.
La préparation du malade et la technique opératoire sont les mêmés que celles préconisées par Bordier en particulier : extériorisation; anesthésie locale importante, temps de passage très bref du courant. Signalons que Téphany, de Marseille, conveillé dé pratiquér là coagulation dans le canal anal grâce à l'anuScopé dé Bensaudé, ce qui constitue à hotrè avis une amélioration importante (Monde Médical, 15 octobre 1933).
Suites opératoires.
Elles sont marquées par les mêmes suites fàcheuses que nous venons de signaler dans la méthode de Bordier. Ici encore ces réactions sont habituelles, elles nous sont même présentées comme utiles car « elles Meltraient en évidence les hémorroïdes inapparentes pour la séancé Suivante » (in Thèse Fathy Mammout, Lyon 1929). La même idée est exprimée dâns une thèse inspirée par Durand- Boisléard : « cette poussée hémorroïdaire montre les veines dilatées mais cachées dans Le rectüm » hors Couba, Paris 1920).
Quelques observations que nôus erprunterons à Durand-Boôisléard où à des üpérateuré appliquant sa technique mettront bien en évidence ces süites opératoires.
vd eut
OBSERVATION N° ro (Thèse de Fathy Mammout, Lyon 1929, p. 39)
. La réaction inflammatoire fut assez vive autour des
points Coagulés pendant 48 heures. Le 6° joür pburgation de
la malade qui jüsque-là à été constipéé par de l'extrait thébaïque. Le 15° jour départ de la clinique avec cicatrisation presque complète..:
Dans la même thèse, nous lisons :
Ces suités opératoires se résuñient én une poussée hémorroïduiré aiguë qui se produit le 2° ou le 3° jour après la séince et qui ne peut ètre considérée comme une complica-
tion appréciable puisque le malade est habitué à ces crises du fait de son mal... elles ne durent guère plus de 3 où 3 jours.
OBSERVATION ‘N° (Observation de Durand-Boisléard, in Thèsé Couba, Paris 1929, p. 50)
. quand il vint nous consulter il avait un proläpsus VO: MARNE et presque irréductible, il subit huit séances dé diathermo-coagulation, après la premièré séance nous observâmes une rédclion inflarmatoire assez vive qui l’obligea même à Gärdér la chambre pendant 3 jours...
fi Conclusion
La diathermo-coagulation monopolaire dans le traitement des hémorroïdes prolabées s'affirme donc comme un traitement parfaitement efficace, ne faisant Courir aucun risque au malade, ne l'exposant à aucune suite opératoire douloureuse ; traitement facile à conduire pour l'opérateur car le courant monopolaire apporte à la diathermo-coagulation une soüplesse, une maniabilité, une douceur que ne présentent pas les méthodes bipolaires.