‹ La Diathermo-coagulation monopolaire en petite chirurgie ano-rectaleChapitre 25 sur 34 · LOGE · texte numérisé non relu

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Extériorisation.

Anesthésie locale.

Aiguille isolée.

Courant utilisé encore trop intense.

Et surtout l’électrode indifférente est Ia cause de nouveaux dangers : le malade entre en contact avec ette électrode (diélectrique souple de Bordier) par l'intermédiaire de ses vêtements et suivant l'épaisseur de ceux-ci les résistances électriques varient. Elles varient plus encore avec l'adiposité du sujet, avec l’état de sécheresse ou de transpiration de sa peau et suivant de nombreux facteurs que nous isgnorons. De sorte que pour un même réglage du générateur, l'intensité du courant efficace est totalement différente d’un individu à l’autre et même d’une séance à l’autre chez un même individu ; l'on a ainsi pu observer des coagulations brutales et imprévisibles pouvant avoir des conséquences désastreuses lorsqu'elles sont situées au niveau de la prostate, de la vessie ou de la cloison recto-vaginale.

2° Anse diathermique.

De nombreux procédés ont recours au serrenœud, en particulier les méthodes en un temps sur lesquelles nous ne reviendrons plus. L'on à décrit des méthodes ambulatoires ayant recours à ce dispositif pour le traitement des hémorroïdes, l’électrode indifférente étant représentée soit par le diélectrique souple de Bordier, soit par une pince fixée sur l'hémorroïde.

Cette technique, excellente en elle-même (nous la préconisons d’ailleurs pour le traitement de certaines tumeurs bénignes), ne trouve pratiquement pas d'indications dans le traitement des hémorroïdes ; en effet, les hémorroïdes, même dans leur forme tumorale, ne sont jamais nettement pédicu-

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lées, il y a d’ailleurs association quasi constante entre formes tumorales et couronne angiomateuse diffuse. La section d’un paquet hémorroïdaire par l’anse diathermique laisse donc derrière elle une très large plaie, entraînant inévitablement des réactions post-opératoires vives et mettant à la merci d'hémorragies secondaires importantes. Il s’agit donc là d'une méthode immobilisante même en ne coagulant qu'un paquet à chaque séance.

Suites opératoires

C'est là que réside la différence fondamentale entre les méthodes bipolaires et monopolaires.

Avec les procédés bipolaires une « crise hémorroïdaire » post-opératoire est La règle, nous avons vu qu'elle est mentionnée dans toutes les observations publiées par les auteurs ayant recours à cette méhtode. Nous avons même signalé que pour certains elle serait utile car elle extérioriserait les hémorroïdes cachées dans le rectum, cet argument n’a qu'une valeur toute relative puisqu'il suffit d’avoir recours à l’anuscope de Bensaude pour découvrir toutes les dilatations veineuses aussi profondes soient-elles. Cette crise d’une intensité variable nécessitant parfois le recours aux opiacés se prolonge suivant les malades de trois à dix jours.

Avec la technique de Rachet, au contraire, il est habituel de n’observer aucune réaction pénible, les patients peuvent vaquer à leurs occupations le jour-même. On n'observe ni œdème, ni douleur, ni suintement anal. Les cas s’accompagnant d’une crise très légère sont l'exception (un cas sur dix).

Différences d'indications

Nous avons signalé que pour Bordier €t Durand-Boisléard les poussées inflammatoires ne s’op-

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posent en rien à l'intervention, bien au contraire elles seraient une indication opératoire. « La crise hémorroïdaire aiguë el suraiguë n'est pas une contre- indication au traitement par diathermo-coagulàtion, mais une indication opératoire immédiate » (in : Le Concours médical, 13 avril 1930, Durand- Boisléard).

Pour Rachet, au contraire, ces poussées inflammatoires constituent la contre-indication essentielle à toute intervention curative. Il nous paraît illogique d'intervenir sur des tissus œdématiés, congestionnés ; c’est forcément une intervention aveugle que l’on pratiquera. Les coagulations pour supprimer ces énormes paquets hémorroïdaires turgescents devront être extrêmement importantes, la chute des escarres déterminera de larges plaies. La cicatrisation de ces tissus infiltrés d'œdème sera longue, d'autant plus que le foyer opératoire est profondément infecté ; l’on comprend que dans ces conditions les suppurations et les cicatrisations traînantes ne soient pas rares.

Des délabrements aussi importants ne sont pas nécessaires, les tissus périhémorroïdaires aussi œdématiés et enflammés soient-ils redeviendront normaux après la crise, ce qu'il suffit de détruire c’est l’hémorroïde elle-même, or il est impossible de la délimiter exactement lors d'une poussée inflammatoire.

Quant aux souffrances qui suivent ces interventions « à chaud »,, il est inutile d'y insister, il suffit d'avoir vu ces hémorroïdes en poussée suraiguë si douloureuses que le moindre contact arrache des cris au malade. Ici encore il ne s’agit évidemment plus d’une cure ambulatoire, le malade doit envisager une inumobilisation au lit bien supérieure à celle entraînée par la simple poussée inflammatoire.

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: Pour ces raisons, il nous paraît plus rationnel d'attendre la fin de la poussée en hâtant sa guérison * par la mise en œuvre des moyens médicaux, en particulier grâce à la diathermie médicale. Ce n’est qu'après avoir obtenu la cédation la plus complète possible des phénomènes inflammatoires que le traitement curateur sera envisagé ; il sera alors possible de coaguler non plus au hasard, mais l’hémorroïde elle-même en respectant les tissus périhémorroïdaires.

Durée des traitements

La durée totale de notre traitement est assez longue puisque les séances de diathermo-coagulation (au nombre de une à quatre ou cinq) font suite à une série d'injections sclérosantes (au nombre de six le plus souvent). Dans l’ensemble, c’est donc un traitement espacé sur deux ou trois mois qu'il faut envisager.

Les auteurs préconisant la méthode bipolaire ne font pas appel à la cure sclérosante préalable. Ils pratiquent des coagulations plus étendues que les nôtres, de sorte que leur traitement comportant uniquement un petit nombre de séances de diathermocoagulation est notablement plus court que le nûire.

Est-ce une infériorité de notre méthode ? Nous ne le pensons pas. En effet, aucune des séances que nous pratiquons ne dure plus de cinq minutes, aussitôt sorti le malade peut vaquer à ses occupations, il ne souffre pas. Au contraire, à la suite des séances de diathermo-coagulation bipolaire, le malade doit prévoir une période de 3 à 6 jours durant laquelle il ne pourra effectuer aucun travail un peu fatigant, le plus souvent il devra même garder le lit.

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