LE LINON
Ce léger linon Qui vous emmitoufle, Mais à la façon D'un souffle ;
Ce linon léger Dont la candeur frôle A le voltiger • D'une aile ;
Ce léger linon, Assez diaphane Pour qu'un seul rayon Le fane ;
Ce linon léger Comme un fil de berge Que fait voyager - La Vierge ;
Ce lég-er linon, C'est votre pensée Que les choses n'ont Froissée !
Ce linon lég*er, C'est, neig-euse flamme Qu'un rien fait boug'er, Votre âme !
Ce léger linon Ce linon que j'aime, Ce n'est rien sinon Vous-même !
(Ed. Rostand, Les Romanesques^ acte III, se. iv,. Fasquelle, éd.)
12e Exercice.