‹ La diction française par les textesChapitre 23 sur 104 · LES IMPRÉCATIONS DE CAMILLE · texte numérisé non relu

LES IMPRÉCATIONS DE CAMILLE

Rome ! l'unique objet de mon ressentiment ! Rome à qui vient ton bras d'immoler mon amant î Rome qui t'a vu naître, et que ton cœur adore ! Rome enfin que je hais parce qu'elle t'honore ! Puissent tous ses voisins, ensemble conjurés, Saper ses fondements encor mal assurés ! Et, si ce n'est assez de toute l'Italie, Que l'Orient contre elle à l'Occident s'allie ! Que cent peuples unis des bouts de l'univers Passent pour la détruire et les monts et les mers ! Qu'elle-même sur soi renverse ses murailles! Et de ses propres mains déchire ses entrailles! Que le courroux du ciel, allumé par mes vœux, Fasse pleuvoir sur elle un délug-e de feux !

(1) Imité du Paradis Perdu de .Miltuii.

Puissé-je de mes yeux y voir tomber ce foudre, Voir ses maisons en cendre et tes lauriers en poudre, Voirie dernier Romain à son dernier soupir, Moi seule en être cause, et mourir de plaisir!

(Corneille, Horace^ acte TV, se. v.)

3e Exercice (Économie du souffle).

Les consonnes occlusives (1) étant celles qui laissent échapper le plus de souffle, il est bon de s'exercer à dire les mots suivants d'une seule expiration et sans fatigué :

Petit pot de beurre, quand te dépelit pot de beurreriseras-tu? — Je me dépetit pot de beurreriserai quand tous les petits pots de beurre se dépetit pot de beurreriseront.

(1) Les consonnes occlusives sont : b, p — d, t — g, k.

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