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écrit dans la Sagesse : Toute âme simple sera bénie, et la bénédiction sera sur la tête de celui qui donne (i).
Aussi (2) travaille constamment, peine et fais une offrande; car le Seigneur a allégé votre charge, il a délié les nœuds des liens et enlevé le joug que vous portiez, ainsi que le Deutéronome (3), selon la grandeur de sa miséricorde, comme il est écrit dans Isaïe : A ceux qui étaient dans les fers il a dit : sortez (4) ; et encore: pour délivrer les prisonniers de leurs chaînes (5). Et il dit dans David : il n'a pas méprisé les enchaînés (6) ; il dit encore dans l'Evangile : Venez près de moi, vous qui êtes fatigués et qui portez de lourds fardeaux et je vous consolerai ; prenez mon joug, et apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour vos âmes, car mon joug est doux et mon fardeau est léger (7).
Le Seigneur, par un don de sa bonté, vous a donc délivrés, tranquillisés et ramenés à la joie pour ne plus être liés dans les sacrifices, les offrandes, les péchés, les vœux, les présents, les sacrifices, les holocaustes (8), les chômages (fêtes), les pains de proposition, la garde des lieux, et aussi les dîmes, les prémices, les offrandes, les dons et les présents, car il fallait, de toute nécessité, donner tout cela; mais vous ne serez pas liés part* tout cela, car il vous faut savoir la parole du Seigneur qui a dit : Si votre justice ne l'emporte pas sur celle des Scribes et des Pharisiens, vous n'entrerez pas dans le royaume du ciel (9). De même votre justice l'emportera sur les dîmes, les prémices et les offrandes de ceux-là, lorsque vous ferez comme il est écrit : Vends tout ce qui f appartient et donne aux pauvres (10). Fais donc ainsi, et garde le commandement par le moyen del'évêque (qui est) prêtre et intermédiaire envers le Seigneur Dieu. [42] Il t'est ordonné de donner et c'est à lui de dispenser. Ne demande pas de comptes à l'évêque et n'observe pas comment il gouverne et gère son économat, ni quand il donne, à qui, où, en bien, en mal, ou avecjus-
(1) Prov. f xi, a5.
(a) G. A. II, chap. xxxv.
(3) C'est-à-dire les pratiques rituelles juives. — Secundam dationem legis D.L., p. 41.
(4) Isaïe, xux, 9.
(5) Isale, jxii, 7.
(6) PS. LXVlll, 34.
(7) Matth., xi, 28.
(8) Ici commence une lacune en D. L., p. 41.
(9) Matth., v t ao. ♦
(10) Matth., xix, ai«
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tice. C'est le Seigneur Dieu qui lui en demandera compte, lui qui lui a confié cette charge et Ta jugé digne du sacerdoce d'une semblable place. Pour (i) que tu ne surveilles pas l'évoque et ne lui demandes pas de comptes, pour que tu n'en dises pas de mal, que tu ne résistes pas à Dieu et que tu n'offenses pas le Seigneur, aie toujours devant les yeux ce qui t'est dit dans Jérémie : Est-ce que la boue dit au potier : Tu ne travailles pas et tu n'as pas de mains? comme celui qui dit à son père 4t à sa mère': pourquoi m' as-tu engendré (2) ? Travaille et peine avec confiance dans la maison de Dieu, aie toujours écrite et placée dans ton cœur et présentée ta mémoire la parole salutaire de la nouvelle loi : comme le dit le Seigneur : Tu aimeras le Seigneur Dieu de toute ton âme et de toute ta force (3). Votre force, c'est les biens de ce monde. Vous n'aimerez pas seulement le Seigneur avec les lèvres, comme ce peuple dont il dit en lui faisant des reproches : Ce peuple m'honore avec les lèvres, mais son cœur est très loin de moi (4) ; mais toi, aime et honore le Seigneur de toute ta force. Sois fidèle à apporter toujours tes présents; ne t'éloigne pas de l'Eglise. Quand tu as reçu l'Eucharistie du présent(5), jette ce que tu as à la main (ce dont tu disposes) afin de t'associer aux étrangers, car cela est ramassé pour l'évoque, comme pour tous les étrangers .
Ainsi, autant que tu le peux, aie soin de donner, car le Seigneur a dit dans la loi : Tu n apparaîtras pas devant moi les mains vides (6). Fais de bonnes actions et tu f acquiers un trésor éternel dans le ciel où la mite ne détruit pas et où les voleurs ne volent pas (7).
Tandis que tu agiras ainsi, tu ne jugeras pas ton évêque, ni ton compagnon, parce que c'est pour vous, laïques, qu'il a été dit : Vous nejugerez pas, pour ne pas être jugés (8); si donc (9) tu juges ton frère et le condamnes, tu crois que ton frère est coupable, et c'est toimême que tu condamnes, car tu seras jugé avec les pécheur».
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(1) G. À. II, chap. xxxvi ; mais le commencement du chapitre est tout différent. (.3) Ou plutôt dans Isaïe, xlv, 9.
(3) Luc, x, 27; Matth., xxii, 37; Marc, xn, 3o.
(4) Matth., xv, 8.
(5) « Eucharistia d'Kourbana ». —Ce passage est devenu dans les C. A. : Eî et; tov Kop£otvocv où $6va<rott |3xXXeiv, xav xoivuvei toïç Çsvot; ev v\ S'ûo $ ravre Xeotoc.
(6) Exode xxni, i5. Les G. A. écrivent: My) oçô-jiç nxçk roi; Upeuai xevô3.
(7) Matth., vi, 20.
(8) Luc, vi, 37.
(9) G. A. II, chap. xxxvii.
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C'est aux évoques qu'il est permis de juger, car c'est à eux qu'il est dit : Soyez de bons dispensateurs (i). Il faut donc que l'évêque, [43] comme celui qui éprouve l'argent, sépare les mauvais d'avec les bons; qu'il repousse et rejette ceux qui sont complètement mauvais ; mais qu'il laisse dans le creuset ceux qui sont endurcis ou défaillants, pour quelque cause que ce soit. Il n'est pas permis au laïque de juger son prochain, ni de se charger d'une charge qui ne lui appartient pas; or le poids de cette charge n'est pas pour les laïques, mais pour les évoques. Ainsi, toi qui es laïque, ne te charge pas de liens, laisse donc le jugement dans la main de ceux qui rendent un décret à ce sujet. Pour toi, aie souci de vivre en paix avec tout le monde, aime tes membres, les fils de ton peuple, parce que le Seigneur a dit : Aime ton prochain comme toi-même (2).
(1) I Pierre, iv, 10.
(2) Matth., xiz, 19.