CHAPITRE VINGT-CINQUIÈME
Il nous apprend que les apôtres retournèrent de nouveau aux Eglises
et les constituèrent.
Nous avons confirmé (i) et établi ainsi la résolution discutée et méditée au sujet de ceux qui se trompèrent auparavant : de retourner de nouveau et d'aller une seconde fois (2) près des Eglises comme au commencement de la prédication, de confirmer les fidèles afin qu'ils s'éloignent des obstacles que nous avons énumérés plus haut; qu'ils ne reçoivent pas ceux qui viennent faussement sous le nom d'apôtres et qu'ils les reconnaissent à la différence de leurs discours et à l'épreuve de leurs actes, car c'est d'eux que Notre Seigneur a dit : Des hommes revêtus de vêtements de brebis viendront vers vous et, à r intérieur, ce sont des loups ravisseurs ; vous les connaîtrez à leurs fruits. Gardez-vous d'eux. Il y aura de faux Messies et des prophètes de mensonge, et ils tromperont beaucoup {de gens) ; à cause de la grandeur de l'iniquité, la charité de beaucoup se refroidira, celui qui supportera jusqu'à la fin, celui-là vivra (3).
(1) G. A., vi, chap. xiii. — D. L. ne fait ici aucune division. La concordance des divisions de D. avec celles des C. A. permet de dire que l'auteur des G. A., avait sous les yeux un texte divisé comme Test D. ; il respecta en général ces divisions et en ajouta d'autres.
(2) Ce passage est obscur, car la première ligne devrait être rattachée au chapitre précédent; aussi les C. A. n'en donnent-elles que le sens. Il faut lire : Enfin nous avons écrit cette didascalie catholique et la résolution (la lettre) que nous avions prise envers ceux qui s'étaient trompés auparavant. Nous résolûmes et décidâmes ensuite
d retourner de nouveau et d'aller une seconde fois Nous avons déjà écrit que
h division en chapitres est postérieure à la rédaction de D.
(3) Matth., vu, i5 et xxiv, 24. Nous avons trouvé plus haut les passages de D. q i correspondent aux chapitres xiv et xv des G. A. Celles-ci ajoutent ensuite un c lapitre (xvi) sur les livres apocryphes et un autre (x vu) sur le mariage des clercs. Il ; ne doivent avoir qu'une femme épousée avant leur ordination,
Ceux qui ne se sont pas trompés (i) et ceux qui se sont repentis de leur erreur demeureront dans l'Eglise. Quant à ceux qui jusqu'à maintenant sont enfoncés dans l'erreur et ne se repentent pas, nous décrétons et décidons qu'ils sortiront de l'Eglise et seront séparés et éloignés des fidèles, parce qu'ils sont hérétiques ; on ordonnera aux fidèles de s'éloigner complètement d'eux et de ne pas avoir commerce avec eux, ni par la parole, ni par les prières, car ils sont les ennemis et les spoliateurs de l'Eglise (2). C'est à leur sujet que Notre Seigneur a ordonné et dit : Prenez garde au ferment des Pharisiens et des Sadducéens (3), et n'entrez pas dans les villes des Samaritains (4). Les villes des Samaritains sont les hérésies qui vont dans la voie courbe ; (Dieu) dit à leur sujet dans les Proverbes : C'est une voie que les hommes croient droite et sa fin conduit au fond du schéol (5). C'est contre eux que Notre Seigneur décréta avec dureté et sévérité quand il dit : il ne leur sera pas pardonné, ni dans ce monde, ni dans le monde à venir (6). Au sujet du peuple qui ne crut pas au Messie, et qui porta la main sur lui — il blasphéma contre le Fils de l'homme, sur lequel il mit la main — Notre Seigneur dit : Cela leur sera pardonné. Notre Seigneur dit encore à leur sujet : Mon Père, ils ne savent pas ce qu'ils font ni ce qu'ils disent; si c'est possible, pardonne-leur (7). Les gentils blasphèment aussi contre le Fils de l'homme, à cause [106] de la croix, et ils obtiendront également la rémission. La rémission des mauvaises actions a été donnée aussi à ceux du peuple (Juif) ou des nations qui ont cru par le baptême, comme le dit le Seigneur Messie : C'est pourquoi je vous le dis : tous les péchés et tous les blasphèmes seront remis aux hommes, mais le blasphème contre le Saint-Esprit (8) ne sera pas remis, ni dans ce monde, ni dans le monde à venir. Quiconque dira une parole contre le fils de l'homme, elle lui sera remise, mais quiconque (parlera) contre le Saint-Esprit, cela ne lui sera pas remis, ni dans ce monde, ni dans le monde à venir (9). Ceux qui blasphèment contre le Saint Esprit,
(1) G. A., vi, chap. xvm.
(2) 'AVT$iicot xat éiriocuXcl tyS; sxxXifiaLac. G. A.
(3) Matth., xvi, 6.
(4) Matth., x, 5.
(5] Prov., xiv, 12; xvi, a5.
(6) Matth., xii, 32.
(7) Luc, xxin, 34.
(8) Ce qui concerne le Saint Esprit a été supprimé dans les G. A.
(9) Matth., xii) 3 1-32.
ceux qui blasphèment précipitamment et hypocritement contre Dieu tout-puissant, ce sont ces hérétiques qui (ne) reçoivent (pas) ses saints livres (i), ou qui les reçoivent méchamment, avec hypocrisie, avec blasphème. Quant à ceux qui blasphèment, avec de mauvaises paroles, contre l'Eglise catholique, qui est le réceptacle (l'épouse) du Saint-Esprit (2), ce sont ceux qui ont déjà été condamnés par le Messie, avant le jugement qui doit arriver, avant (môme) qu'ils aient rendu l'esprit (3). Ce qu'il a dit: quil ne leur sera pas pardonné est la dure condamnation de leur crime qui a été portée contre eux (4). Après avoir établi, confirmé et décrété ensemble d'une seule volonté, chacun de nous partit pour retourner à sa place primitive, confirmant les Eglises. Car ce que nous avons dit plus haut s'était accompli : des loups déguisés vinrent, ainsi que des Messies trompeurs, des prophètes menteurs apparurent.il est clair et évident que lorsque les temps approcheront et que l'arrivée (du Messie) sera proche (5), il y aura plus (de calamités) et de pires que celles-là ; le Seigneur Dieu vous en délivrera. Nous avons soigné et guéri par beaucoup de réprimandes et par une parole de doctrine et d'admonition ceux qui se repentirent de leur erreur et de leur désertion (qui les laissa) sans Dieu. Quant à ceux qui étaient frappés à mort par la parole tortueuse de l'erreur, et pour lesquels il n'y avait pas de guérison nous les avons expulsés afin qu'ils ne souillassent pas la sainte Eglise catholique, l'Eglise pure de Dieu ; de crainte qu'ils ne s'étendent comme une lèpre et qu'ils ne gagnent chacun de proche en proche comme un ulcère (6) cancéreux, afin que l'Eglise demeure, pour le Seigneur Dieu, pure, sans souillure, sans tache, sans ombre et en bonne santé. Nous avons agi ainsi en tout lieu, dans toute ville et en tout endroit de la terre. Et nous avons confirmé et laissé cette didascalie catholique avec dignité et justice à l'Eglise catholique (7) pour V instruction et la confirmation des fidèles (8).
(1) Qui sacras scripturas ejus non recipiunt.D. L. (a) Susceptorium Sancti Spiritus. D. L.
(3) Ante judicium futurum sine excusatione. D. L.
(4) D. L. fait ici un contre-sens.
(5) Et fine saeculi adpropinquante . D. L.
(6) Au lieu de sefiqo y ie ms. de Rome porte sefédqo, mot quijigure en marge du 1 ;. de Paris. Nous rattachons ce mot au grec cûwcpta, putredo. D. L.
(7) 'a££cù; xat S'ijcaîw;. CA. Dignae et justae ecclesiae catholicae, D. L. (8)Etç p.vtiu.oaovov MCia-mpt'flAou. C.'A. Puis les G. A. ajoutent un certain nom-
1 1 de noms propres (fin du chap. xvni).
[107] CHAPITRE VINGT-SIXIÈME Des liens da Deutéronome (i)de Dieu.
Vous qui vous êtes convertis du peuple (juif) pour croire en Dieu notre Sauveur Jésus-Christ, ne demeurez pas dans vos premières pratiques, mes frères, pour garder des liens vains, les purifications, les aspersions, les baptêmes et la distinction des nourritures. Carie Seigneur vous a dit : Ne vous rappelez pas le passé, car voilà que je renouvelle tout, je vous annonce maintenant (ce nouveau) pour que vous le connaissiez, et je ferai un chemin dans le désert (2). Les églises étaient jadis (ces) déserts dans lesquelles il y a maintenant une grande voie. Jésus le Messie (3) renouvelle et dévoile la science d'une religion sans erreurs, et toute sa manière d'agir depuis le commencement (4). Vous savez, en effet, qu'il donna une loi de vie, simple, pure et sainte, à laquelle notre Sauveur attacha son nom, car il (Dieu) donna dix commandements et désigna ainsi le Messie, car dix se désignent par un yod (5), et le yod est le commencement du nom de Jésus. Le Seigneur rend témoignage à la loi dans David où il dit (6) : La loi du Seigneur est immaculée' et convertit les âmes (7). On trouve beaucoup de paroles de ce genre en tout lieu, mais parmi les paroles des livres prophétiques, le Seigneur dit tout à la fin (8), par l'ange (9) Malachie : Souvenez-
(1) Nous employons ce mot, ici comme plus haut, faute d'autre plus commode. Il s'agit des pratiques propres au peuple juif formulées par Dieu en second lieu — on place en premier lieu le Décalogue eu loi naturelle. — Les G. A. au lieu de Deutéronome portent AEUTs'pœatç. Il n'est pas exclusivement question, en tout cas, du cinquième livre du Pentateuque. D. L. écrit t secundatio legis.
(2) Isaïe, xliii, 18-19.
(3) C. A., vi, chap. xix.
(4)D. L., d'accord avec G. A., porte seulement : coghoscentes igitur dominum Jesum Christum et universam (G. A. porte àp/iifcv) ejus dispensationem.
(5) Lettre qui correspond à l'iota grec. Le yod et l'iota représentent le nombre 10 et commencent le nom de Jésus en syriaque et en grec.
(6) Cette phrase manque en D. L., p. 68.
(7) Ps. xvin, 8.
(8) Malachie est le dernier des prophètes .
(9) Vange est une répétition du nom propre Malachie, qui a cette signifîcati 1 •
vous de la loi de Moyse, le serviteur du Seigneur, qui vous a donné des commandements de justice (i). Notre Seigneur aussi, quand il guérit le lépreux, le renvoya à la loi, et lui dit : Va 9 montre-toi aux princes des prêtres et ofj-re les présents de ta ourijication, comme Moyse Va ordonné en leur témoignage (2) ; pour montrer qu'il ne détruisait pas la loi, mais enseignait à distinguer la loi du Deutéronome (3). — Il dit, en effet : je ne suis pas venu pour détruire la loi et les prophètes, mais pour les accomplir (4); la loi n'est donc pas détruite, mais le Deutéronome était temporaire et il est détruit.
La loi comprend les dix commandements et jugements ; à son sujet Notre Seigneur a témoigné et dit : un seul signe yod de la loi ne passera pas (5). Ce yod qui ne passera pas de la loi s'entend de la loi contenue dans les dix commandements qui est le nom de Jésus. Le (mot) signe est le symbole du bois de la croix (6) . Sur la montagne aussi, Moyse etElie apparurent avec Notre Seigneur, c'est-à-dire la loi et les prophètes.
La loi (7) est donc les dix [108] préceptes et jugements que Dieu donna avant que le peuple ne fît le veau (d'or) et n'adorât les idoles. La loi qui porte ce nom en vérité, à cause de ses jugements (8), est une loi simple et légère, sans fardeau, ni distinction des nourritures, ni encens, ni offrandes de sacrifices et d'holocaustes. Dans cette loi il n'est question que du gouvernement de l'Eglise et de l'incirconcision de la chair. Elle s'exprime ainsi au sujet des sacrilèges : si tu me fais un autel, ce sera un autel de terre; si tu le fais de pierre, ce sera avec des pierres entières et non taillées, il ne sera pas (fait) de pierres travaillées parce que, en y portant le fer,
Malachie = l'ange (le messager) de Jéhovah. Per Malachiam loquens, qui nuncupatur et angélus D. L.
(1) Malachie, iv, 4.
(a) Mat th., vin, 4.
(3) Il faut remplacer le premier thènion par manou pour retrouver le sens du latin.
(4) Matth., v, 17.
(5) Matth., v, 18
(6) Ainsi quand Notre Seigneur a dit qu'un signe yod ne passera pas, par le mot signe, il désignait sa croix et par le mot yod les dix commandements et luim ne (car la lettre yod signifie dix et commence le nom de Jésus) . — Ce passage fi§ ire dans D. L. (p. 68) et manque dans les G. A. qui développent par contre la pi ase suivante.
7) C. A., vi, chap. xx.
i) Nam lex vocata est specialiter propter judicia.D, L.
r^mWT
tu le souilles (i). — Il n'est pas question du fer à couper, qui est le scalpel du médecin, avec lequel il coupe le prépuce (2). — il ne dit pas : Fais-moi, mais : si tu me Jais (3) ; ce n'est pas une nécessité, il indique seulement ce qui doit avoir lieu, car Dieu n'a pas besoin de sacrifices. Il n'en avait pas non plus demandé auparavant à Caïn et Abel,mais ceux-ci lui en offrirent de leur propre volonté, et le fratricide couronna leurs sacrifices. De même, Noé sacrifia et fut réprimandé (4). C'est pourquoi il montra (dit) ici : Si tu désires sacrifier, bien que je n'en aie pas besoin, sacrifie-moi (5).
Ainsi, la loi était facile, légère, sans petite mesure (très facile) ; mais quand le peuple renia Dieu, qui l'avait visité dans ses afflictions par j le moyen de Moyse; qui avait fait des miracles par sa main (deMoyse) et par sa verge ; qui avait frappé les Egyptiens de dix plaies ; qui avait divisé en deux la mer Rouge, qui l'avait conduit dans la mer à sec comme dans un désert ; qui submergea ses ennemis et ses adversaires; qui, par le bois, adoucit les eaux amères de Morath (6) ; qui lui fit couler de la pierre des eaux abondantes pour étancher sa soif ; qui, à l'aide d'une colonne de nuées et d'une colonne de feu, l'ombrageait et le conduisait ; qui lui fit tomber la manne du ciel, et lui donna de la chair de la mer (7) ; qui donna la loi sur la montagne (8) ; ils le renièrent et dirent : nous n avons pas de Dieu pour marcher devant nous (9) et ils se firent un veau coulé (au moule), ils l'adorèrent et sacrifièrent à la statue ; aussi, le Seigneur s'irrita et dans la violence de sa colère avec les miséricordes de sa bonté, il les lia dans le Deutéronome et leur imposa de lourds fardeaux, et un joug pesant[109] sur leur cou. Il ne leur dit plus comme auparavant : si vous
(1) Exode, xx, 24-28.
(2) L'auteur veut sans doute dire que le fer, dans ces opérations chirurgicales, ne souille pas.
(3) Cet argument repose sur la particule si. Or cette particule ne se trouve plus dans l'hébreu, les Septante, la Vulgate ni la Peschito.Tous ces textes (Exode, xx,24) énoncent un ordre : Vous me ferez un autel de terre. La scolastiqae devait plus tard abuser des arguments fondés comme celui-ci sur une particule ou comme le précédent sur la valeur numérique toute conventionnelle du yod.
(4) H semble plutôt loué en Gen., vin, 21. Aussi les G. A. ont-elles modifié ce passage.
(5) Gf. Ps. xlix, 12. Isaïe, 1, 11.
(6) La Peschito écrit aussi de cette manière le nom grecque Meppà, Exode, :v, 23. — Qui Myrram, amarissimam fontem per lignum indulcavit. D. L.
(7) Les cailles; Nombres, xi, 3i.
(8) Cf. Exode, xiv et xv.
(9) Gf, Exode, xxii.
faites, mais il dit : Faites un autel et sacrifiez continuellement (i), comme s'il avait besoin d'holocaustes perpétuels ; il leur en fit une nécessité, et il les éloigna (de certaines) nourritures en les divisant (en catégories). Depuis lors, on distingua des animaux et des viandes purs ou impurs ; dès lors, il y eut des séparations, des purifications, des baptêmes, des aspersions, des sacrifices (2), des offrandes, des tables (liturgiques), des holocaustes, des dons, des pains de proposition, les offrandes de victimes, les prémices, les rachats, les boucs pour les péchés et les vœux, et beaucoup d'autres choses étonnantes ; car, à cause de la multitude de leurs péchés, on leur imposa des coutumes innombrables et ils n'en observèrent constamment aucune, mais offensèrent encore le Seigneur ; aussi il augmenta dans le Deutéronome l'aveuglement qui convenait à leurs œuvres. 11 leur dit : Si on trouve en un homme des péchés dignes de mort et qu'il meure, son corps ne passera pas la nuit sur le bois, mais on l'enterrera le même Jour, parce que quiconque est pendu sur le bois est maudit (3), afin qu'au moment où viendra le Messie ils ne puissent pas en tirer profit, mais qu'ils le regardent comme digne de malédiction. Cela fut dit pour les aveugler, comme le rapporte Isaïe : Voilà que je montre ma justice et tes iniquités et cela ne te servira à rien (4). Le Seigneur les jugera d'un jugement de justice et leur fera, à cause de leur méchanceté et de la dureté de leur cœur, comme à Pharaon. C'est ce que leur a dit le Seigneur par Isaïe : Vous entendrez et ne comprendrez pas, vous verrez et ne connaîtrez pas, car le cœur de ce peuple s'est endurci : ils ont fermé leurs yeux et ont bouché leurs oreilles pour ne pas se convertir afin qu'ils ne voient jamais de leurs yeux 'et n'entendent pas de leurs oreilles (5). Il dit aussi dans l'Evangile : Le cœur de ce peuple s'est endurci, ils ont fermé leurs yeux et ont bouché leurs oreilles pour ne jamais se convertir (6).
Bienheureux donc (7) vos yeux qui voient et vos oreilles qui entendent (8) ; vous êtes délivrés des liens et vous^ êtes affranchis du
(t)Cf. Deutér., xxvn, 5 et 7.
(a) Ici commence une lacune enD. L., p. 71 .
Deut., xxi, 22-23. Ce texte et la suite manque dans les C. A,
) Isaïe, Lvri, 12.
) Isaïe, vi, 9.
) Matth., xin, \l\.
) G. A., vi, chap. xxi.
*) Matth., xiii, 16,
LA D1DASCALIK. — 10