‹ La didascalie: c'est-a-dire, L'enseignement catholique des douze apotres et des saints disciplesChapitre 32 sur 35 · SÎ · texte numérisé non relu

SÎ

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Deutéronome ; vous êtes saufs de la servitude arrière, et la malédiction a été enlevée et éloignée de vous. Le Deutéronome a étéportéà cause de la fabrication du veau (d'or) et de l'adoration des idoles ; mais vous, par le baptême, vous êtes délivrés de la crainte des idoles (de l'idolâtrie) et vous avez été libérés du Deutéronome qui a été établi à cause des idoles. Car, dans l'Evangile [110], il (Notre Seigneur) renouvelle, complète et confirme la loi, et il abroge le Deutéronome et le rend vain; c'est pour cela aussi (i) qu'il est venu, pour confirmer la loi et abroger le Deutéronome, pour compléter le pouvoir de la liberté humaine et pour montrer la résurrection des morts. Même avant sa venue, il annonça son arrivée par les prophètes, et, en même temps, il témoignait sur le peuple qui n'obéit pas, et annonçait l'abrogation du Deutéronome, comme il le dit par Jérémie : Pourquoi m! apportez-vous de l'encens de Saba et du cinnamome d'un pays éloigné ? vos holocaustes ne sont plus acceptés et vos sacrifices ne me sont plus agréables (2). Il dit encore : Réunissez vos holocaustes avec vos sacrifices et mangez de la chair, car je ne vous ai pas donné de commandement quand je vous ai fait sortir de la terre a"Eggpte, ni au sujet des holocaustes, ni au sujet des sacrifices (3). Et en vérité il n'a pas commandé (cela) dans la loi, mais dans les liens du Deutéronome, après qu'ils eurent honoré les idoles. Il dit encore par Isaïe : A quoi me servent la multitude de vos sacrifices? dit le Seigneur, je suis rassasié des holocaustes de béliers et de la graisse des brebis, je ne veux plus le sang des taureaux (4). Et quand vous venez pour voir ma face, qui a réclamé cela de vos mains? Vous ne continuerez pas à fouler les cours (de mon temple); si vous m'apportez de la fleur de farine, c'est un vain présent; vos nèomènies me sont odieuses, ainsi que vos sabbats et le grand jour; vos jeûnes et vos repas ne sont pas acceptables devant moi; je hais vos fêtes (5). Il en dit autant dans tous les livres, et, par les sacrifices, il rend vain le Deutéronome. Car les sacrifices (6) sont écrits dans le Deutéronome, comme nous l'avons dit. Si donc, déjà avant son arrivée, il dévoilait et annonçait sa venue, et s'il parlait de la désobéissance du peuple et de

(1) G. A., vi, chap. xxn, (a) Jér., vi, 20.

(3) Jér., vu, ai.

(4) D. L. recommence ici y p. 71.

(5) Isaïe, 1, 11 -14.

(6) De secandatione (legis), D. L,

l'abrogation du Deutéronome, combien plus n'a-t-il pas abrogé ce Deutéronome pleinement et complètement après sa venue; il ne s'occupa guère des aspersions, des baptêmes et des autres fêtes (i); il n'offrit pas des sacrifices et des holocaustes ni tout ce qu'il est écrit dans le Deutéronome d'offrir ; et que montrait-il, si ce n'est la délivrance du Deutéronome, comme (une délivrance) de liens (2)? Il disait : Venez près de moi, vous tous qui êtes fatigués et portez de lourds fardeaux, et je vous consolerai (3). Nous savons que notre Sauveur ne le disait pas aux Gentils, mais il le disait à nous, ses disciples de la maison de Juda : il nous délivra des fardeaux et d'une lourde charge. Et ceux qui ne [111] lui obéissent pas, pour qu'il les allège et les délivre des liens du Deutéronome, n'obéissent pas à Dieu, à celui qui les appelle pour qu'ils sortent à la liberté, au repos et à la joie, mais ils s'attachent aux lourdes charges inutiles du Deutéronome. Car Notre Seigneur et^Sauveur, qui a donnéla loi et le Deutéronome, dit de la loi qu'elle est la vie pour ceux qui la gardent, et il montre que le Deutéronome est une chaîne et un aveuglement. Partout il distingue (entre la loi et le Deutéronome), il rend témoignage à la loi (4) 5 il nous réprimande et nous commande d'obéir à la loi, car quiconque n'obéit pas à la loi est un impie ; il rend témoignage à la loi en ces termes : Que sa volonté soit dans la loi du Seigneur et qu'il médite sa loi jour et nuit. Il n'en est pas de même dès impies (5). Nous voyons donc, mes frères, que les justes reçoivent des béatitudes à cause de la justiceet de l'observance de la loi; tandis qu'il n'en est pas de même des méchants. Car ils ne se plaisent ni avec les justes, ni dans la loi, et ils ne la méditent pas ; aussi il appelle méchants ceux qui ne se conduisent pas par la loi.

Dans l'Evangile aussi, il confirme la loi, et il nous appelle et nous fait sortir de la (seconde) loi, car autre chose est la loi et autre chose le Deutéronome. Il les distingue aussi dans David et le montre en disant : Brisons leurs liens et rejetons leur joug loin de nous (6) . Vous voyez comment parle le Saint Esprit, par la voix du monde (7)

(1) En lisant bahiodé on aura: et des autres coutumes, comme dans D. L. (a) Ici se termine le chap. xxu des C. A.

(3) Matth., xi, 28.

(4) Cf. G. A., vi, chap. xxui vers la fin. Le commencement de ce chapitre diffère complètement de D .

(5) Ps. 1, 2 et 4.

(6) Ps. 11, 3.

(7) Car, dans le psaume 11, ce sont les princes de la terre qui parlent. — Tanq[ùam ex sonu unius vocis dicit et populi cogitatum adnuntians. D. L. p. 73.

il nous dévoile sa pensée et (nous) dit qui les liens du Deutéronome qui font un comme (on place) un joug de charrue (i) est placée sur le peuple primitif (juif) et tuelle, comme cela a encore lieu dans 1'.

sur nous qui avons été appelés du peup sur ceux qui viennent de chez les Gentil) des étaient sur vous, il nous appela tous à réunit. Le Deutéronome mérite bien le ni peuple adora les idoles, la charge du Deu C'est avec raison qu'onajoute des liens, ce pie ; mais l'Eglise n'est pas enchaînée,

Ezéchiel distingue (deux choses) et tén la loi de vie, et autre chose est la secor je les ai fait sortir de la terre d'Egypt désert, je leur ai donné mes commande ce mes jugements ;si un homme les obs< [112] Et plus loin, quand il les blâme d'e gardé la loi de vie, il s'enflamme contre e né des commandements qui ne sont pa à l'aide desquels ils ne vivront pas (5).

vi fient pas, sont les liens (du Deutèrono:

été faite dans le Deutéronome pour aveugl il est dit : quiconque sera pendu sur l

pensèrent donc que celui qui donne et dispense les bénédictions à ceux qui en sont dignes était sous la malédiction ; aussi ils ne le connurent pas quand il souffrit, pas même après les miracles qu'il avait faits dans le monde ; cette parole (prophétie) fut placée justement pour l'aveuglement du peuple, à cause de ses actes, pour l'empêcher de croire et de vivre.

Aussi il a encore dit dans Isaïe : Qui est aveugle, si ce n'est mes serviteurs ? Les serviteurs de Dieu furent aveuglés, j'ai rendu le peuple aveugle, il a des yeux et ne voit pas, et ses oreilles sont

|i) Lire fadono.

(il Cela semble signifier que la primitive Eglise n'était qu'imparfaitement délivrée des pratiques judaïques.

(3* Ici commence une lacune en D. £., p. 74.

|4) Ezécfa.., ix, 10.

(5) Eïéch., xx, i5.

(6) Deux., xxi, 33. On a déjà trouvé ce texte plus haut. On devine, à l'insistance de l'auteur, que les juifs devaient alors l'objecter souvent aux chrétiens.

sourdes (i). D'après cette parole, leurs yeux furent aveugles et leurs oreilles rendues sourdes à cause de leurs actions, comme (il arriva) à Pharaon. Le Deutéronome que donna Moyse vint à l'appui de cette parole.

Le Deutéronome lit (présente) les jugements qui ne sont pas beaux et il ne peut pas vivifier. Ceux qui attirent sur eux les (reproches) donnés à cause du culte des idoles n'en recueilleront que des mal heurs. Malheur à ceux qui allongent leurs péchés comme une longue corde, et leur iniquité est comme le lien du joug du char. Le joug des liens est le joug du char, les liens de la loi sont sur le peuple, (la loi) lui a été imposée comme une longue corde à cause des péchés des autres qui depuis de longs temps et (de longues) générations ont été accumulés sur eux. Quiconque a souci d'être sous la loi est condamné au travail du char (?) . Le Deutéronome n'a été donné qu'à cause du culte des idoles, les liens on tété fortifiés à cause du culte des idoles, ceux donc qui y prêtent attention sont enchaînés et adorent les idoles. Ainsi quiconque s'attache lui-même est un malheureux coupable, et il lui faut aussi consentir à l'idolâtrie. Celui qui agit ainsi confirme encore la malédiction sur Notre Seigneur ; car si tu soutiens le Deutéronome, tu soutiens aussi la malédiction contre notre Sauveur (2) ; tu t'enchaînes,et tu deviens un malheureux coupable, ennemi du Seigneur Dieu.

Ainsi laissez-donc — o mes chers frères [113], qui vous êtes convertis du peuple (juif) — les liens dont vous voulez vous enchaîner. Vous dites que le Sabbat précède le dimanche, parce que le Livre dit que le Seigneur fit tout en six jours, et que le septième il cessa toutes ses œuvres et le sanctifia (3). Nous vous demandons donc quel est le premier de Yalef ou du thav (4). Le premier (5), c'est donc le commencement du monde, comme le Seigneur notre Sauveur l'a dit par Moyse : Au commencement Dieu créa le ciel et la terre (6), mais la terre n'était pas connue et n'était pas ordonnée. — Il dit encore : et ce fut le premier jour (7); et le septième jour n'est pas encore connu. Qu'en dites-vous? quel est le premier, de celui qui

(i)Isaïe, xlii, 19-20. Cf. Ps. cxin, 5.

(a) Deut., xxi, 23. — Ici le mot Deutéronome semble avoir son sens propre et désigner plus particulièrement le livre.

(3) Cf. Genèse, 11, i-3.

(k) Ce sont les deux lettres extrêmes des alphabets hébreu et syriaque.

(5) D. L. recommence ici, p. 74.

(6) Genèse, 1, 1.

(7) Genèse, 1, 5,

est et existe, ou de celui qui n'est pas encore connu, et q annoncé comme devant être ? — Nous vous demandera sout-ce vos derniers enfants qui sont bénis, ou bien les a Livre dit : Jacob fut béni dans les premiers nés ; ei premier né Israël (i) ; et : tout mâle qui ouvre la ma mère (premier né) sera béni au Seigneur (consac gneur) (a). — Pour que noua vous confirmions dans la f le premier et le dernier jour sont égaux. Apprenez ce que verez écrit : Dans son royaume, le jour du Seigneur de mille années, le jour d'hier qui a passé, et commt de nuit (3). C'est au sujet du jugement qu'il est parlé c de nuit pour ceux qui sont coupables, mais un jour se i le soleil brillera dans son milieu, ainsi que la lune qui s Ieil (4). — Car il dit : voici que je fais les premiers derniers et les derniers comme les premiers (5) ; et It seront premiers et les premiers seront derniers (6). fft pelés plus les anciennes (choses) et qu'elles ne monten votre cœur, voilà que je fais des choses nouvelles : ce révéleront maintenant (7). En ces jours et à celte épi diront plus : l'arche d'alliance, elle ne montera plus cœur (on n'y pensera plus), elle ne sera plus visitée, ni i Si l'on compte d'un samedi k un samedi on obtient buit ( taine l'emportera donc sur le samedi (et donnera) le Dimai mes frères, tout jour appartient au Seigneur, car le Livi terre dans sa plénitude appartient au Seigneur, l'ai est sous le ciel et tous ses habitants {10). Si Dieu voulai chômions un jour sur sept, d'abord les patriarches, les ju

|i} Exode, iv, aa.

(a) Exode, «II, a.

(3) Ps. lxxxix, 4. [Au lieu de la phrase suivante, D. L. porte unns ergo mille anni in regno Cbristi, in quo et judicium erit ; eus Qocturnam judicium sigiiificat, quod estjpœna lenebrarum, his qu

(4( Cf. Zacharie, xiv, 7.

(5) Cf. Barnabe, vi, i3.

(6) Malth., xx, 16.

(7) Isale, xliii, 18-ig.

(8) Jérémie, m, 16.

(g) Ou: s! l'on ajoute le samedi à la semaine, on obtient huit jours, sshbatus, intra se tum resuppulalur, sabbatum ad sabbatum fiun D. L.

(io| Ps. mu, 1.

ceux qui précédèrent Moyse, auraient chômé, Dieu l'aurait fait aussi avec toutes les créatures. Mais maintenant toute [114] l'économie du monde se déroule toujours et constamment , par l'ordre de Dieu, les sphères célestes n'arrêtent jamais leur cours, pas même une heure ; si donc il a dit : Tu te reposeras, toi, ton fils, ton serviteur, ta servante et ton âne (i), comment lui travaille-t-il? lui qui produit et fait souffler les vents, qui nous fait croître et nous nourrit, nous ses créatures. Le jour du sabbat il fait souffler et marcher, et il travaille. Mais ce symbole fut donné pour un temps, comme beaucoup d'autres choses furent données en symbole ; le sabbat est le symbole du repos, (symbole) qui annonce le septième mille (2). Mais le Messie notre Sauveur, par sa venue, a accompli les symboles et expliqué les paraboles ; il montra les choses qui vivifient, rendit vaines celles qui ne sont pas utiles et supprima celles qui ne vivifient pas. Il ne fit pas tout cela par lui seul, mais aussi par le moyen des Romains ; il détruisit le temple, imposa silence à l'autel, rendit vains les sacrifices et abolit tous les commandements et les liens du Deutéronome . Les Romains observent aussi la loi et refusent le Deutéronome; aussi leur pouvoir est grand (3).

Toi donc (4) qui veux te soumettre au Deutéronome, aujourd'hui que les Romains gouvernent, tu ne peux rien faire de ce qui est écrit dans le Deutéronome, car tu ne peux pas lapider les méchants (5), ni tuer les idolâtres (6), ni accomplir les sacrifices, ni faire les libations et aspersions de la génisse (7), tu ne peux rien faire de ce qui est écrit dans le Deutéronome, ni l'observer. Il est écrit : Maudit soit quiconque n'observe pas ces préceptes pour les accomplir (8); or vous ne pouvez pas, étant dispersés parmi les nations, accomplir le Deutéronome; aussi quiconque l'adopte, tombe sous la malédiction, se lie lui-même, est maudit, aggrave la malédiction qui pèse

(1) Cf. Exode» xx, 10.

(2) D'après les idées eschatologiques des premiers siècles, le monde actuel devait durer six mille aus. Cf. Bardesane l'astrologue, Le livre des lois des pays. Paris, Leroux, 1899, P- &7- P ar ^ e septième mille, la Didascalie entendrait donc, à notre avis, le temps qui suivra la fin de ce monde.

(3) Propterea et confirmatum est, D. L.I1 faut sous entendre: imperium illorum. — On pourrait encore traduire : aussi leur pouvoir est vexatoire, car ils s'opposent aux pratiques juives.

(4) Cf. C. A., vi, chap. xxiv etxxv.

(5) Deutér., xxii, ai, 24.

(6) Ibid., xvii, 5, xh, i-3;

(7) Lévitique, ix, 2-4, etc.

(8) Deut. , xxvii, 26.

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Esprit (i); parce que, par le baptême, Us ont reçu (2) le saint Esprit qui est toujours avec ceux qui opèrent la justice et qui ne les quitte pas pour des flux naturels (pollutions) ou à cause des rapports conjugaux; il demeure toujours avec ceux qui possèdent la justice et il les protège, comme le Seigneur Je dit dans les Proverbes (3) : Si tu dors, il te gardera, et quand tu t'éveilleras, il parlera avec toi. Notre Seigneur dit encore dans l'Evangile : Quiconque a, il lui sera donné et il lui sera ajouté, mais à celui qui n'a pas, même ce qu'il semble avoir lui sera enlevé (4). Ainsi à ceux qui ont, on ajoute encore; et à ceux qui croient n'avoir rien, on enlève même ce qu'ils croient avoir (5).

Sur celles qui observent les jours du flux (menstruel).

Si tu penses, ô femme, que durant les sept jours de ton flux (menstruel) tu es privée du Saint Esprit, si tu mourais en ces jours-là, tu sortirais (de ce monde) en vain et sans espoir. Si tu as [116] le Saint Esprit en toi, et que tu t'éloignes, sans en être empêchée, de la prière, des Livres (saints) et de l'Eucharistie, réfléchis et vois que la prière est écoutée par le Saint Esprit, l'Eucharistie est reçue et sanctifiée par le Saint Esprit, et les Livres (saints) sont les paroles du Saint Esprit ; si le Saint Esprit est en toi, pourquoi te gardes-tu d'approcher des œuvres du Saint Esprit comme ceux [qui disent : Quiconque jure par V autel ne pèche pas, mais quiconque jure par le présent qui est sur Vautel pèche. Gomme l'a dit Notre Seigneur : Insensés et aveugles, quel est le plus grand, du présent ou de Vautel qui sanctifie le présent ? quiconque jure par Vautel, jure par lui et par tout ce qui est. sur lui; quiconque jure par le temple, jure par lui et par celui qui y demeure, et quiconque jure par le ciel, jure par le trône de Dieu et par ce- ' lui qui y est assis (6). Si donc tu possèdes le Saint Esprit et que tu te

(1) Dans les phrases précédentes, D. L. est plus proche des G. A. que de D. Il suffirait cependant de faire de légères corrections au syriaque pour l'identifier avec D. L. — Enfin, une correction facile permettrait de lire ici : s'ils nous disent oui, ils sont privés du Saint Esprit. C'est le sens des C. A.

(2) Si on lit Meqablinan, on aura le sens de D. L. : accepimus.

" v PrOV., VI, 32.

Mat th., xxv, 29.

Il y a là une sorte de contradiction que D. L. lève en traduisant : ab his ai n, qui sperant se in aliquibus diebus non habere, et id, quod in aliis diebus s\ *mt se habere, tollitur ab ipsis (p. 80).

Matth., xxiii, 18-22.

onc qui est délivré, éloigné et détourné de l'esprit impur par le bapme est rempli de l'Esprit [117] Saint. S'il fait de bonnes actions, l'Esprit Saint demeure près de lui, et y demeure en plénitude, l'esrit impur ne trouve aucune place près de lui. Ceux qui sont pleins u Saint Esprit ne le reçoivent pas, parce que les hommes sont mplètement remplis par leur esprit. Les esprits impurs ne se rerent pas des païens, pas môme un peu, tant qu'ils sont païens, aand bien même ils penseraient faire de bonnes actions. Il n' y a bucun pouvoir qui puisse expulser l'esprit impur, si ce n'est l'esprit pur et saint de Dieu (i). Aussi quand il ne trouve pas de place pour faire le mal dans aucun lieu, il retourne et revient à celui dont il est parti, parce que celui qui est rempli du Saint Esprit ne le reçoit pas.

Toi donc, ô femme, qui, dans les jours de ton flux (menstruel), dis que tu es vide (2) (que tu n'as pas la grâce ou bien que tu n'es pas pure), tu seras remplie des esprits impurs, car, lorsque l'esprit impur viendra près de toi et se trouvera une place, il entrera et demeurera toujours en toi; ce sera alors la rentrée de l'esprit impur, la sortie du Saint Esprit et un combat perpétuel. Aussi ces péchés vous arrivent à cause de vos idées et des observances que vous gardez. Gomme punition de vos idées, vous êtes privées du Saint Esprit, vous êtes remplies par les esprits impurs, et vous êtes rejetées de la vie (que vous possédiez) au feu éternel. Demande-toi encore, ô femme, qui te crois impure d'après le Deutéronome durant les sept jours de ton flux |(menstruel), comment tu seras purifiée après ces sept jours sans le ptême. Si tu es baptisée, tu détruis, par tes pensées, le baptême parfait de Dieu qui t'a remis complètement tes péchés, tu retombes [dans la malice de tes premiers péchés et tu es livrée au feu éternel. Si tu n'es pas baptisée, tu demeures, par punition, dans ton esprit impur, la vaine observance des sept jours ne te servira en rien, mais te nuira plutôt, parce que, dans ta pensée, tu es impure et tu seras condamnée comme impure. — Vous pouvez en dire autant de Jous ceux qui observent (les prescriptions relatives) aux pertes péminales et aux rapports conjugaux (3); toutes ces observances"sont ridicules et nuisibles. Si donc un homme se lave quand il a rapport 'nvec une femme) ou quand il perd du sang, s'il lave aussi son lit el rend ce travail [118] et cette peine, il lavera sans trêve ses

\i) isi per sacram purgationem et sacrum baptisuium. D. L. (a) tvTj tu*jx." v61 C' G. A. (ch. xxvn). Cf. Lévitique, xv, 19-30. (3) f. Lévitique, Jxv, 3- 18.

i en vertu de la force du Saint Esprit, réunissez-vous, même Hums les cimetières (i), lisez les Saints Livres, accomplissez, sans murmure, votre service et votre prière envers Dieu, offrez l'Eucharistie agréable, image du corps royal (2) du Messie (3) ; dans vos assemblées, [119j dans vos cimetières, à la sortie de ceux qui meurent (aux enterrements, offrez) le pain délicat fait dans le feu et sanctifié ;par les invocations (4). Priez et offrez (le sacrifice) sans hésitation 'aucune pour ceux qui dorment (les morts), car d'après l'Evangile, ceux qui ont cru en Dieu, bien qu'ils dorment, ne sont pas morts; comme notre Seigneur l'a dit aux Sadducéens: N avez- vous pas lu ce qui est 'écrit au sujet de la résurrection des morts : je suis le Dieu d % Abraham, et le Dieu d'Isaac, et le Dieu de Jacob, et il n'est pas le \Dieu des morts, mais des vivants? (5) Le prophète Elisée aussi après [ sa mort et après un long temps ressuscita un mort, car son corps j toucha le corps du mort, il le vivifia et le ressuscita (6) ; cela n'aurait t pas pu arriver si, même après sa mort, son corps n'avait été saint et \ rempli du saint Esprit (7). Ainsi donc approchez-vous, sans entraves ; aucunes, de ceux qui reposent (des morts), vous n'en serez pas souil- I lés, comme vous ne serez pas séparés (impurs) pour les choses qui ! sont de coutume (qui arrivent naturellement). \

f (i) Et in memoriis. D. L., p. 85.

(2) Lire malcoio.

(3) Ce passage contient l'allusion à l'Eucharistie la plus claire de tout ce livre. Toutefois le mot De moût ho, « l'image ou le symbole », ne permet pas de se servir

\ de ce texte comme preuve de la présence réelle.

[ (4) On trouve ici, en revanche, une allusion suffisamment claire à une liturgie : eucharistique. Les G. A. portent (col. 988) : ouvaôpoiÇsaôs èv toî; xoip.YiTYjpiot;, ttiv ; ivà-Yvwatv t5>v Upûv J3i6xîa>v xoiou^evoi, xat tyiXkQvr&ç ûwèp tô>v xsxotu.Y}p.évci>v jxap- Tupcûvxat^àvTtovTwvàir' atûvoç à*fui>v,>cal tû>v à^EXywv Ojxwv t<ovIv xupîa> jcsKOipuipiveM. • xat T7)v àvTtn>7UCv toû j3aaiXgîoi> awaaToç Xptarcu £exT7)v eùxapwriav iïpoa<pgpeTe ev te 1 Tatç exxXmcuai; up.ci>v, xat èv toTç KOip.Ymnptot;, xai ev t«ï; èço'îot; twv xgxoij/.iri|/.evcûv, i tyaXXovTeç 7tpo7ïs'{/.7ueT8 aùrcu;, èàv mai 7ti(rrot èv jcupiw.

Vos vero secundum Evangelium et secundum Sancti Spiritus virtutem et in met tnoriis congregantes vos et sacrarum scripturarum facite lectionem, et ad Deum I preces indesinenter offerite, et eam, quae secundum similitudinem regalis corporis ; Christi est, regalem eucharisliam, offerte tam in collectis vestris quam etiam et in j coemeleriis et in dormientium exinitione (sic), panem mundum prœponentes, qui ; per iernemfactus est et per invocationem sanctificatur sine discretione orantes offerite ) dormientibus.D. L.

(b ilatth., xxii, 3 1-32.

(6 If. IV, Rois, xiii, 21.

(7 ..es C. A. suppriment les mots relatifs au Saint Esprit, comme elles l'ont I déjà it souvent.

le discours, de crainte que, par la sévérité de la vérité, l'enseignement de notre parole ne vous reste que peu de temps ; Aussi ne vous effrayez pas de ce qui a été dit, car notre Seigneur W 6 Sauveur a parlé sévèrement aussi à ceux qui méritaient une condamnation, il a dit : Prenez-les et jetez-les dans les ténèbres extérieures, où il y aura des pleurs et des grincements de dents (i),et : Allez (loin)de moi^ maudits, au feu éternel, que mon père a préparé pour le méchant et pour ses anges (2). Cette parole (de Dieu) a encore été comparée au feu et au glaive,car il (le Seigneur) dit dans Jérémie : Voilà que mes paroles sortent comme le feu et comme le fer qui coupe la pierre (3). Le glaive, le feu et la nécessité (4) ne sont pas pour ceux qui obéissent à la vérité ; (il s'agit de) cette parole que le peuple n'écouta pas volontiers, quand notre Seigneur et Maître le réprimandait, car ils ne voulurent pas lui obéir parce qu'ils crurent que (sa parole) était dure comme le fer. Gomme ils n'obéirent pas à ce qu'il leur disait, sa parole leur paraissait dure et sévère. C'est pourquoi il leur disait : Pourquoi m? appelez-vous : Seigneur, Seigneur, et ne faites-vous pas ce que je vous dis? (5). De même aussi, notre écrit paraîtra, aux yeux de certains, parler avec dureté et sévérité à cause de sa vérité; mais si nous avions écrit abondamment pour la délectation des hommes, beaucoup se seraient relâchés et auraient glissé hors de la foi, et nous serions (responsables) de leur sang.

Comme un médecin qui ne peut pas réduire et guérir une corruption (un ulcère) avec des médicaments et des emplâtres, en arrive à la violence et à l'abcission des remèdes (des parties malades), c'està-dire au fer et aux cautères à l'aide desquels seulement le médecin peut agir plus fortement, réussir et guérir aussitôt celui qui est malade, ainsi en est-il de la parole pour ceux qui l'écoutent et la pratiquent, elle leur est comme un emplâtre,un adoucissement et un [xaXaYna (6), mais pour ceux qui l'écoutent et ne la pratiquent pas elle sera réputée pour eux comme le fer et le feu .

A celui donc qui peut ouvrir de force [121] les oreilles de vos cœurs, pour que vous receviez les paroles aiguës du Seigneur par

'i) Mat th., xxii, i3.

1) Mat th., xxv, 4>.

3) Jérémie, xxm, 29.

4) Securis. D. L.

5) Luc, vi, 46.

'6) Emplaster et cataplasma et malacma est. D. L., p. 89.

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