CHAPITRE CINQUIÈME Doctrine au sujet du jugement
Il faut (i) donc, ôévêque, lorsque tu prêches, que tuannonces fortement le jugement, comme l'Evangile, parce que le Seigneur t'a dit aussi; Et toi, fils de l'homme, Je t'ai établi guetteur pour le peuple d'Israël afin que tu entendes la parole de ma bouche, que tu en tiennes compte et que lu l'annonces comme venant de moi ; et quand il est dit du pécheur; le pécheur mourra, si toi lu ne prêches pas et situ ne dis pas comment le pécheur s'éloignera de son péché, le pécheur mourra dans son péché et je te demanderai raison de son sang; mais si tu as mis le pécheur en garde contre sa voie (perverse) et qu'il n'en tienne pas compte, le pécheur mourra dans son péché et tu auras innocenté ton âme. Ainsi donc puisque la faute de ceux qui pèchent sans le savoir retombe sur vous, prêchez et enseignez, réprimandez et menacez ouvertement aussi ceux qui se conduisent sans réprimande. Ne vous reprochez pas de dire et de répéter beaucoup les mêmes choses, car après un long enseignement et après avoir beaucoup écouté, il peut arriver qu'un homme rougisse, fasse le bien et s'éloigne du mal . Car le Seigneur aussi a dit dans la loi : Ecoute Israël [14] et jusque maintenant on n'a pas écouté. Dans l'Evangile aussi il rappelle souvent et dit: Que quiconque a des oreilles pour entendre, entende, et ils n'ont pas entendu, pas même ceux qui croyaient entendre, parce qu'ils furent bientôt rejetés dans la perdition mauvaise (2) de l'hérésie et c'est contre eux qu'un jugement sera rendu.
[Nous (3) ne croyons pas qu'il convienne], mes frères, qu'un homme, après être descendu dans l'eau (avoir été baptisé) fasse encore les œuvres abominables et impures des pal'ens impies, car il est clair et év dent pour tout le monde que quiconque fait le mal après son bap-
( ) La &uile diffère beaucoup des C. A. col. 606. C. I le texte de D. L. recommence ici (p. i6f.
I) C. A., II, ch. vu.
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ïjà condamné à la géhenne du feu. Nous pensons (i) que blasphémeront a leur sujet (des hommes baptisés) [ou des parce que nous ne- nous mêlons plus et nous ne nous s plus avec eux, c'est surtout par le mensonge des païens ■es acquièrent la vérité, car il est écrit dans l'Evangile (2): <ax êtes-vous quand ils vous maudiront et vous perseet diront mensongèrement de vous toute sorte de moi; réjouissez-vous et exultez, car votre récomp< ', dans les deux, c'est ainsi, en effet, que leurs p tuioi les prophètes. Si donc ils blasphèment men u sujet d'un homme, bienheureux est-il, car il est tenl it (3) ; L'homme qui n'est pas tenté n'est pas épro. >mme est accusé de faire des œuvres d'iniquité, il 1 en, mais menteur, et c'est par hypocrisie qu'il tien
Seigneur; aussi quand ceux-là auront été dévoilés et ri vertement avec vérité, l'évoque les rejettera(4), lui qu et sans hypocrisie. Mais si l'évêque lui-même n'a pas il trompe pour des avantages impurs ou pour des prés :eptés et épargne celui qui a méchamment péché < jurer dans l'Eglise ; l'évêque (5) qui agit ainsi souille a paroisse) devant Dieu et devant les hommes et de le ceux qui ont reçu (le baptême) qui sont encore jei iophytes) et devant les auditeurs (les catéchumènes); il |
et les jeunes filles avec lui (6). Car (tous ceux-là) qu le débordement de l'impiété au milieu d'eux, hésite
se conformeront à lui, se scandaliseront et seront si 1e vice, puis périront avec lui.
ue si la pécheur voit un èvêque et des diacres purs d etout [15J le troupeau soit sans faute, d'abord il n'a à l'assemblée parce que cela viendra de (il en sera er a volonté; mais si c'est un arrogant et qu'il entre i
dans l'église, il en sera empêché et sera réprimandé par i'il regarde ceux qui l'entourent et ne trouve d'occasion di
A. ajoutent: • s'ils De changent pas leur manière d'agir » ; pui
Jl.ch. z.
:nes et juniores puellas perde! cum eo, p. L, p. 17.
scandale, en aucun d'eux, ni dans l'évêque ni dans ceux qui sont avec lui, il rougira et sortira tranquillement avec grande honte en pleurant et avec douleur de l'âme et ainsi le bercail restera pur. Après qu'il sera sorti il se repentira de son péché, pleurera, fera pénitence devant Dieu et aura espoir. Ensuite, lorsque tout le bercail verra ses gémissements et ses larmes, il sera rempli de crainte, parce qu'il saura et comprendra que quiconque pèche se perd.
Ainsi, ô évoque, aie soin d'être pur dans tes actions et apprécie ta charge parce que tu es placé à l'image de Dieu tout puissant et tu tiens la place de Dieu tout puissant. Tu siégeras donc dans l'Eglise et tu enseigneras, comme ayant le pouvoir de juger ceux qui pèchent au nom de Dieu tout puissant, car c'est à vous, évêques, ■ qu'il est dit dans l'Évangile : Ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel (i).
(i) Mat th., xvm, 18. On remarquera que, dans tous les passages qui précèdent, il est exclusivement question des évêques, et non des prêtres, ce qui s'accorde bien avec le rôle prépondérant, et presque exclusif, de i'évéque dans les assemblées chrétiennes de l'antiquité. Les G. A. interpolent quelques mots ; en particulier donnent pouvoir aux évêques sur « les prêtres (Upî'wv), les rois, les princes » etc.j col. 6ia-6i3. Vient ensuite le ch. xn.
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