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En face de ce seul symptôme et du purgatif qui a étéadministré, le D' Bréchot pense qu'il ne s’agit plus d’une appendicite banale, mais d’une péritonite généralisée et, bien que la famille et même le médecin ne soient pas partisans de l'intervention, décide d'opérer d'urgence.
Intervention : l’'appendice est fort malade, le ventre est rempli d’une sérosité purulente.
Drainage. L'enfant a guéri.
OBSERVATION N° VII (Broca. — Bulletin Médical 21 février 1898)
Ici la mort est due à un retard qui dépend en partie de moi.
Il s’agit d’un garçon, malade depuis quinze jours, purgé et repurgé, sur lequel en ville, M. Comby, appelé en consultation, n'avait pas cru devoir admettre l’appendicite, malgré l'avis, tardif d’ailleurs, du médecin de la famille. Et, lorsque en présence d'accidents graves de péritonite l'enfant fut apporté à l'hôpital, je me trouvais fort embarrassé.
L'histoire du début manquait, en effet, de netteté et d'autre part, le ventre était uniformément ballonné, sonore et douloureux. Pas d'empâtement pelvien au toucher. Le pouls n’était pas trop mauvais quoique très fréquent et je restai dans le doute le 14 et le 15 décembre; enfin, le 16, comme la mort à brève échéance me paraissait inévitable et commela défense musculaire était un peu plus accentuée à droite de l'abdomen, j'incisai dans
la fosse iliaque droite et trouvai du pus.