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granulations dans le tissu, mais la plupart des cavités ont des parois lisses. Le lobe inférieur est constitué par du tissu aréolaire avec un parenchyme densifié, blanchôtre. Gros ganglions trachéo-bronchiques et hilaires anthracosiques.
Rate, 240 gr. Foie, 1.350 gr., légèrement ficelé, avec dépressions étoilées, blanchâtres (cicatrices de gommes probables). Reins légèrement congestionnés, hypertrophiés, se décapsulant bien. Surrénales saines en apparence.
Cœur normal (220 gr.). Quelques plaques blanches au niveau de la mitrale. Sur l'aorte existe une autre plaque
blanchâtre à l’origin: du tronc brachio-cénhalique.
Examens histologiques
1° Poumons. « Il s’agit de lésions de sclérose interstitielle assez dense. dans laquelle on voit de larges îlots constitués par des néoformations alvéolaires à épithélium cubique. Ces néoformations, par leurs caractères et leur confluence, font faire le diagnostic de syphilis pulmonaire à forme bronchectasique. Mais en un point, on trouve deux petits nodules caséeux, avec deux belles cellules géantes, qui rappellent tout à fait les nodules tuberculeux. Il s'agirait donc d'association de syphilis et de tuberculose pulmonaire ».
2° Foi. Epaississement scléreux des espaces, surcharge adipeuse notable des cellules hépatiques avec, par places,
une véritable dégénérescence granulo-graisseuse.
REFLEXIONS
Cette observation est intéressante des points de vue clinique et anatomique. Il paraît bien s’agir d’une
association de syphilis et de tuberculose pulmonaire.
Cliniquement, la malade a présenté tout d’abord pendant de nombreux mois un syndrome de bronchite diffuse sans foyer localisé, avec un peu de fièvre et une expectoration abondante, non fétide, sans bacilles de Koch. Une radioscopie pulmonaire est alors négative, et le diagnostic ne peut être précisé davantage. À
Deux mois plus tard apparaissent des signes de compression trachéale (voix rauque, toux aboyante, cornage intermittent) qui font penser à une lésion médiastinale, mais la radioscopie ne montre rien de net et la trachéoscopie reste négative.
C’est alors que vont apparaître à la base gauche des signes pseudo-pleurétiques, mais plusieurs ponctions ne ramènent rien ou seulement une goutte de pus venue sans doute d’une cavité intra-pulmonaire. L'image radioscopique n’est d’ailleurs pas celle d’une pleurésie purulente (on voit, en effet, une zone transversale d’opacité suspendue respectant l'extrême base).
À aucun moment de son histoire la malade n’a présenté de signes cavitaires, et on peut donc dire qu'il s’est agi d’une forme bronchique puis pseudopleurétique de dilatation des bronches.
Après plusieurs mois d’alternative d'amélioration et d’aggravation, la malade meurt de cachexie par tuberculose. À la période terminale seulement les bacilles de Koch apparaissent dans les crachats.
L'évolution a duré un an environ.
Au point de vue étiologique, bien que le traite-