ALES
d’une accentuation de calibre de la bronche avec modification dans sa direction. L'huile iodée dessine alors des « images en bois mort, en tube creux, en crayons à bouts coupés ».
Pour Sergent et ses collaborateurs, il ne faudrait pas, devant ces aspects, se hâter de conclure à une bronchectasie cylindrique. Cet auteur signale les avoir rencontrés en effet dans les scléroses banales, voire même chez l'individu normal ; nous en reparlercns à propos de la dilatation des « gazés ». Le maître parisien ne conclut à la dilatation qu'en présence d’un diamètre nettement augmenté, et il conseille de prendre des téléradiographies, de faire plusieurs clichés et de les comparer entre eux.
Quoi qu'il en soit, le lipiodo-diagnostic a permis d’individualiser sur le vivant les deux variétés de bronchectasies que nous avait enseignées l’anatomie pathologique.
Il. — Classification étiologique
À un tout autre point de vue, celui de l’étiologie, on peut envisager une autre classification des dilatations bronchiques, et distinguer
À) Les bronchectasies secondaires, associées ou consécutives à des maladies pulmonaires bien défnies et d’étiologie précise.
B) La « dilatation des bronches » proprement dite, constituant une entité anatomo-clinique, tout d’abord
Es
décrite par Laënnec, dont l’étiologie et la pathogénie sont diversement interprétées par les auteurs.
À. — Bronchectasies secondaires ou associées aux maladies pulmonaires