CAUSES MÉCANIQUES RÉSIDANT DANS LA-BRONCHE MÊME
La première de ces théories est due à Laennec, qui croyait que la dilatation des bronches était due à l’accumulation des sécrétions dans les conduits.
La seconde est due surtout à Mendelssohn et à Beau, qui ont appelé l'attention sur les effets produits par la toux, au moment de l’expiration subite, la glotte étant fermée. À ce moment les bronches doivent tendre à céder en leur point le plusfaible. C’est ici qu’il faut faire intervenir un autre facteur, une lésion antérieure de la paroi bronchique, lésion due aux bronchites et broncho-pneumonies antérieures, qui à leur tour ont pu agir avec tant de force sur la bronche par
suite d’une lésion antérieure de l'organisme.
2° CAUSES DÉPENDANT D'UNE ACTION MÉCANIQUE DUE À UNE LÉSION DU PARENCHYME PULMONAIRE.
Cette théorie est celle de Corrigan, qui considérait que la sclérose pulmonaire due à une inflammation chronique du poumon, par ses propriétés rétractiles attirait vers lui les parois de la bronche. Dans cette théorie la lésion procède de dehors en dedans ; ce n’est que secondairement que les parois mêmes de la bronche s’altèrent.
ac OU
Cette théorie à élé prouvée fausse pour deux raisons ; premièrement, parce qu'il a été montré que la sclérose pulmonaire lobaire ne s'accompagne jamais de dilatation des bronches; deuxièmement, parce qu’on voit bien sur les coupes histologiques que la lésion a débuté non pas dans le parenchyme même du poumon, mais dans la paroi de la bronche, surtout quand on considère les points où la lésion est peu avancée.
S°CAUSES DÉPENDANT D'UNE LÉSION MÉCANIQUE DUE A UNE LÉSION DE LA PLÈVRE.
Cette théorie, qui n’est pas exclusive, est due surtout à Barth, qui a essayé de montrer le rôle que pouvait jouer dans la dilatation des bronches la sclérose due aux pleurésies chro-
niques avec adhérences épaisses.