‹ La Dîme Écclésiastique au XVIIIe siècleChapitre 18 sur 98 · ON · texte numérisé non relu

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décimateurs depuis lors ‘. Il convient d'ajouter, d’ailleurs, que,selon la règle établie par Alexandre IV, un tel privilège ne donne jamais droit à plus de la moitié des dimes novales, l’autre moitié au moins restant toujours au curé *?.

Même évolution s’est produite tant au regard des personnes qui doivent payer la dime qu’au regard des biens décimables. À Pépoque de Charlemagne, nous l'avons vu, tout le monde devait payer la dîme ; au temps des Décrétales tout le monde la doit encore en principe *, mais le règle a subi tout à la fois une extension d’une part, une restriction de l’autre. On assujettit en effet au paiement de la dîme les Juifs et les hérétiques, pourvu qu'ils aient des terres * ; mais d'autre part les moines bénéficient de faveurs particulières. Presque tous les religieux, aux xi° et xu° siècles, avaient obtenu des privilèges des papes pour ne pas payer la dime des terres cultivées de leurs mains ou qu'ils feraient cultiver à leurs dépens *. ILest vrai que bientôt la plupart des Ordres rentrèrent dans la règle générale et que le privilège fut restreint aux seuls Ordres de Citeaux, des Templiers et de Saint-Jean de Jerusalem ° ; encore même

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