PS EE
des palriarches, avant toute loi écrite, et elle semble être alors moins une obligation qu'une marque de piété. C’est d’ailleurs avec ce caractère qu’on la relève encore dans un deuxième passage de la Genèse, qui nous montre Jacob, au sortir d’un songe dans lequel il avait vu une échelle merveilleuse s’élevant jusqu’au ciel, faire le vœu de donner à Dieu le 10° de tout son bien, si Dieu le conservait dans le voyage qu'il allait entreprendre, lui assurait le pain et les vêtements dont il aurait besoin, et le ramenait sain el sauf dans la maison de son père *.
Avec la loi de Moïse le paiement de la dîme devient obligatoire, Lors du partage de la Judée, la tribu de Lévi, destinée au service du temple, ne reçut aucune terre ; le législateur divin ne voulut pas que les prétres fussent distraits de leurs fonctions augustes par les soucis de la vie matérielle. Comme il était juste, toutefois, de pourvoir à leur subsistance, les autres tribus durent leur payer la dime des fruits qu’elles récolteraient ?. D'ailleurs en instruisant Moïse des lois qu'il devrait donner à son peuple, Dieu ne lui avait-il pas dit : Decimas tuas et primitias non tardabis reddere °?
Le Nouveau Testament ne reproduisit pas ces imèmes dispositions. Sans doute, Jésus-Christ ne s'élève pas contre les scribes et les pharisiens qui paient la dime de la menthe, de l’aneth et de la rue ; mais ilne l’ordonne pas ‘. Aucun passage des Evan-