‹ La Dîme Écclésiastique au XVIIIe siècleChapitre 5 sur 98 · TES · texte numérisé non relu

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rieuse inscription trouvée à Teïma‘, au centre de l'Arabie, les cultes sémitiques des premiers âges connurent cette institution ; et lascience moderne, d'autre part, a mis en pleine lumière les origines légendaires de la dîme en Israël, au sein des tribus euphratiennes qui sous le nom générique d'Hébreux descendirent par Abraham des sémites nomades”. Du texte hébraïque rapportant le vœu de Jacob, Renan nous donne en effet la traduction que voici : « Si Tahvé est avec moi, et qu'il me donne du pain à manger et des vêtements pour me couvrir, et que je revienne sain et sauf à la maison de mon père, Jahvé sera mon Dieu, et cette pierre que j'ai érigée en cipse sera Beth-Elohim, et tout ce que Iahvé me donnera je lui en payerai la dime.» Le livre des légendes patriarcales nous montre par la suite Bethel comme étant le véritable sanctuaire d'Israël: « un récit est destiné à établir le devoir qu'ont tous les descendants de Jacob d'y payer la dime » *, et toute la légende de Moïse ou Mosé se retrouve dans le Livre de l'Alliance, œuvre du jéhoviste, comme dans le Décalogue, œuvre de l'élohiste ‘. Chez les Juifs, descendants des Hébreux israélites, l'institution se perpétua, et dans la Judée romaine, au second siècle

1. Rubens Duval: La dime à Tetna, dans Revue d'assyriologie él d'archéologie orientale, t. I, n. 4, p. 1-3.

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