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de notre ère, sous le règne d'Adrien, « la dîme continuait d'être payée aux prêtres. »
Au reste, la dime ne paraît pas avoir été une institution spéciale aux descendants d'Abraham et de Jacob ; on la rencontre également chez les autres peuples de l'antiquité païenne, tantôt sous la forme d’une redevance religieuse, comme rétribution des ministres du culte, et tantôt aussi sous la forme d'une redevance purement civile, comme impôt d'Etat. C’est avec le premier caractère qu’elle existait dans l'Inde, où les prêtres, qui passaient leur vie entière dans la contemplation, n’eurent pendant de longs siècles d’autres ressources que les offrandes des fidèles, ct les parts de récoltes qu’ils apportaient à leurs autels; et Pausanias nous apprend, d'autre part, qu’elle était perçue en Grèce par les prêtres de Jupiter, de Diane et d’Apollon ?.
En tant que redevance purement civile, la dime constituait, selon le témoignage d'Hérodote, la majeure partie des richesses des rois de Perse et des souverains d'Egypte ; elle était, chez les Athéniens, avant que Solon eût établi l'impôt foncier progressif, la forme d'impôt la plus ancienne *; à Rome enfin, la dîime eut, sous la République, une importance particulière“. Les « decumæ » étaient une