‹ La Dîme Écclésiastique au XVIIIe siècleChapitre 80 sur 98 · Noisiel-en-Brie, eodem. — Pontault-en-Brie, V · texte numérisé non relu

Noisiel-en-Brie, eodem. — Pontault-en-Brie, V

moins le défaut de récoltes sur celles qui ne produiraient que les fourrages artificiels‘. » Après cela, on comprendra que le besoin d’une loi soit éprouvé par tous; que lesdécimables demandent la suppression ou tout au moins l’allégement des charges qu'ils supportent, la détermination des fruits dont ils devront la dime; que les décimateurs, d'autre part, veuillent maintenir la situation privilégiée que leur a faite la royauté.

Encore si c'était là le seul point en litige! Mais que d’autres encore plus ou moins importants ! Un nouveau sujet d’exaspération pour le peuple était de voir les dîimes perçues par des décimateurs étrangers aux paroisses, qui laissaient le curé vivre dans la misère, les pauvres sans secours, les églises sans réparations. « Dix gros décimateurs viennent lever les dîimes dans l'étendue de notre paroisse ; elles sont possédées par des seigneurs étrangers, des prieurs, des chapelains, des abbés, des moines et des séminaires, dont nous n'avons jamais eu connaissance des titres de propriété autres que leur possession. Tous ces bénéficiers sont autant de privilégiés qui sont à notre charge, qui ne font aucun bien dans notre paroisse, n’y répandent jamais aucune aumône. Pourquoi nos terrains se trouvent-ils chargés de contribuer à la subsistance de tant d'êtres qui nous sont inutiles ? ? ».

Ce n’est pas là, du reste une plainte isolée : le

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