‹ La Dime Ecclésiastique en FranceChapitre 43 sur 93 · SE · texte numérisé non relu

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vance était mal assise et violait les principes les plus élémentaires de la science économique.

Les autres, au contraire, ne se sont arrêtés qu'au point de vue pratique : la dime était complètement passée dans les habitudes populaires ; on l'avait acquittée pendant plusieurs siècles malgré ses inconvénients et comme elle servait à alimenter un service public indispensable, on ne demandait pas mieux, en général, que de continuer à la payer allégée et transformée : « On ne prétend point que cette contribution » payée aux prêtres, leur soit ôtée, trouvons-nous dans Île » cahier de Corbès, sénéchaussée de Nîmes, mais on croit » pouvoir dire que la dime devrait suffire à l'entretien des » prêtres, des églises et des presbytères » (1).

Et ailleurs : ... laissons-les donc jouir {les décimateurs) mais en fixant La dime à un moindre taux et sur des espèces de fruits si bien exprimées qu'il n'y ait plus lieu à contestalions (?).

C'est, en effet, dans les régions où le taux était le plus élevé que la haine contre la dime était Le plus vivace; et les populations avaient alors recours à des moyens énergiques pour montrer leur mécontentement. La Bretagne était du nombre : le Parlement de Rennes eut à se prononcer plusieurs fois au cours du xvi° siècle sur des difficultés survenues entre l'évêque de Saint-Mâlo et les paroisses dans lesquelles il percevait la dîime en qualité de titulaire de l’archidiaconé de Porhoët : les habitants de ces paroisses se refusaient à tout prélèvement au profit de l'évêque; ils s'étaient même entendus pour que celui-ci ne pût trouver ni adjudicataires pour ses dimes, ni courreur pour les prélever, ni greniers pour les loger ; il fallut que le Parlement y mit un terme par une condamnation sévère des habitants (*).

(*) Bliguy-Bondurand, op. cil., L. I, 255, départ. du Gard, arrond. d’Alais. (?) Tbid., L. I, 347, départ. du Gard, arrond. de Nîmes. (5) Du Châtellier, op. cit., chap. vr.

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