‹ La dîme, la corvée et le jougChapitre 25 sur 28 · Ï^ES RÉFORMES COMMUNALES LEUR POINT DE DÉPART ET LEUR BUT · texte numérisé non relu

Ï^ES RÉFORMES COMMUNALES LEUR POINT DE DÉPART ET LEUR BUT

Au milieu des nombreux sujets d'étonnement que l'ignorance moderne doit causer à ceux qui ont pris la modeste habitude d'appeler notre siècle un siècle de lumière et de progrès, il en est un qui est Tétonnement des étonnements. Une histoire qui est notre histoire, un passé qui est notre passé, des gloires qui sont nos gloires, des hommes qui sont nos pères, tout cela est méconnu, oublié, pulvérisé, anéanti, insulté, vilipendé, et un

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grand pays comme la France, qui a été peodant mille ans le porte-flambeau de la civilisation, est. déclaré dater de 1789... On ne vit jamais un roi se décourohner lui-même avec une pareille insouciance.

On parle beaucoup et souvent , parfois même raisonnablement, de la nécessité d'instruire les masses. Il est deux choses que ce peuple duquel nous sommes a besoin d'apprendre par-dessus tout et avant tout :

1*" Le catéchisme;

2** L'histoire.

L'histoire tout entière est inconnue ou méconnue; mais dans cette affirmation facile à démontrer d'une manière catégorique et complète, il faut une mention particulière pour les quatre cents ans qui vont de Charlemagne à saint Louis, de la plus éclatante gloire européenne à la plus pure gloire française ; deux artisans de premier ordre du progrès.

Mais ici il n'y a qu'un moyen de se faire

écouter de ses adversaires , c'est de leur demander les témoignages avec lesquels on entreprend de les convaincre, c'est de les laisser parler eux-mêmes ou leurs amis, ou encore les témoins oculaires.

Telle est la méthode que nous avons adoptée dans ce chapitre qui a pour objet d'étudier la question de la réforme des institutions communales.

ce C'est surtout dans les bourgs populeux qui s'étaient formés au pied des châteaux et surtout autour des églises, que fermentaient les idées d'affranchissement. Les seigneurs laïques ou ecclésiastiques avaient encouragé la population des bourgades par des concessions de terres, désireux d'augmenter leur force et le nombre de leurs vassaux. Ce n'étaient pas de grandes et commerçantes cités, comme dans le midi de la France et dans ritalie; mais il y avait un peu d'industrie grossière, quelques forgerons, beau-

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