LE SPASME GLOTTIQUE D'ORIGINE PULMONAIRE
Il me paraît bien avéré maintenant que chez certains enfants, les lésions broncho-pulmonaires peuvent se compliquer de spasme de la glotte.
Trousseau dans ses leçons cliniques a signalé des formes de faux croup grave, c’est-à-dire de laryngite aiguë, non diphtérique, avec spasme évoluant simultanément avec la broncho-pneumonie. Mais j’ai constaté dans plusieurs autopsies d’enfants qui avaient dû être tubés, à cause de la suffocation imminente, que la muqueuse laryngée était saine en apparence, tandis que les poumons étaient le siège de foyers plus ou moins confluents de bronchopneumonie. Tantôt il existait en même temps des ganglions médiastinaux volumineux, livides à la coupe, tantôt ces altérations ganglionnaires étaient peu prononcées.
En envisageant les connexions intimes des ganglions avec l’origine des nerfs récurrents, on est porté à attribuer l’hyperexcitation de l’appareil nerveux laryngé à la compression produite par les masses ganglionnaires.
Mais j’ai aussi rencontré des cas de spasme glottique au cours de la broncho-pneumonie, alors que les ganglions médiastinaux peu développés n’avaient subi qu'un faible contre-coup du processus inflammatoire pulmonaire. Force est donc d’admettre, dans ces circonstances, un spasme