‹ La diphtérie et la sérumthérapieChapitre 65 sur 103 · LE SÉRUM COMME VACCIN PRÉVENTIF · texte numérisé non relu

LE SÉRUM COMME VACCIN PRÉVENTIF

ne peut en aucun cas déterminer la mort aux doses où il est employé sur l’homme. Il faut, dit cet auteur, 6 centimètres cubes de sérum injecté dans les veines, par kilogramme de poids vif de chien, pour faire périr cet animal en trente-six heures. Or les doses curatives ne dépassent guère I centimètre cube par kilogramme chez l’homme. Injecté sous la peau des animaux, le sérum antitoxique serait encore plus inoffensif. Les conclusions de M. Arloing admettant la parfaite innocuité du sérum chez l’homme ne me semblent pas très rigoureuses pour les raisons suivantes :

1° 11 n’est pas possible d’appliquer d’une manière absolue les résultats expérimentaux obtenus sur le chien et le lapin à l’homme ;

2° M. Arloing a sans doute manié du sérum de composition normale ; il n’est pas prouvé que tous les échantillons soient tels ;

3° L'auteur n’a en vue que les accidents immédiats qui suivent les injections, mais il n’a pas observé sur les animaux, les troubles tardifs variés produits par la métamorphose du sérum temporairement incorporé aux humeurs.

En résumé, il est difficile de considérer les expériences de M. Arloing comme tout à fait démonstratives et l’observation clinique semble nous indiquer que le sérum, dans des circonstances très exceptionnelles, pourrait avoir des effets mortels.

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