DD TO VII
F..., entre à l’hôpital de Villeurbanne, le 28 février, pour une angine diphtérique.
Début, il ya huit jours, par dysphagie et fièvre.
A l'entrée, état général très touché; fausses membranes envahissant les amygdales, les piliers, le voile du palais, la luette, grisâtres, saignantes; écoulement nasal très abondant. Le malade est cyanosé; gros disque d’albumine.
Injection immédiate de sérum.
Le lendemain, même état; pouls très rapide, asthénie intense.
Mort dans la nuit du 1"au 2 mars.
L’angine maligne peut évoluer encore plus longtemps et n’aboutir à la mort qu'après plusieurs jours et à la suite de complications.
O8BservaTION VIII B..., Jean, quarante-quatre ans, 54° d'artillerie, entre à l'hôpital de Villeurbanne, le 2 août 1915, pour une angine diphtérique.
La maladie a commencé le 28 juillet.
À l'entrée, fausses membranes volumineuses, envahissant les piliers, les amygdales et la luette ; la voix est légèrement rauque, la toux rauque; les urines contiennent un gros disque d'albumine. Température : 39°4.
Injection de sérum immédiate, répétée tous les jours suivants. La température se maintient autour de 38 degrés. Le 4 août, broncho-pneumonie avee foyers bilatéraux.
Mort le 6 août.
OusEeRrvATION IX
M.…., vingt-deux ans, entre à l'ambulance 8/21, le 26 juillet 1915, pour angine diphtérique, dans un état grave.
Fausses membranes grisâtres, envahissantes, que des injections répétés de sérum n'arrivent pas à faire disparaître.
La température se maintient entre 38 et 39 jusqu au 1 août, où elle descend au-dessous de 38.
Albuminurie assez forte,
Le 7 août, paralysie du voile du palais.
Les fausses membranes se propagent au nez, au pharynx et même au larynx; phénomènes de myocardite, assourdissement des bruits du cœur, égalité des deux silences.
Malgré un traitement consistant en injections d'adrénaline et d'huile camphrée, le malade meurt de collapsus le 12 août.
Mais il sen faut que toutes les angines se terminent par la mort: le plus souvent, après une maladie plus ou moins longue, après des complications, elles finissent par guérir sous l'influence des injections répétées de sérum.
OBsERvATION X