‹ La Diphthérino-Réaction: Réaction de SchickChapitre 18 sur 46 · RE 7 REMARQUES · texte numérisé non relu

RE 7 REMARQUES

La réaction de Schick, praliquée telle que nous l'avons décrite, est absolument inoffensive. Elle ne s'accompagne en effet d'aucune réaction générale. Les accidents locaux que nous avons signalés {(marbrures de la papule, vésiculés, escharificalion superficielle) sont exceplionnels si Fon s'en lient à la dilution et à la dose indiquées : nous ne les avons jamais observés au cours des injeclions que nous avons praliquées

H ést donc préférable de ne jamais employer des doses doubles de toxine (1/25 de la M. L. D.) ainsi que l'avait fait Moody dans le but de prouver l'existence d'une immunilé plus forte : c'est alors que des réactions plus sévères pourraient apparaître. |

On peut pratiquer la réaction de Schick chez tous les sujets, bien porlants ou malades : l'existence d'un élat cacheclique prononcé (rachilisme) ou d'une maladie aigüe fébrile (fièvre lyphoïde) ne constitue point une conlre-indication. :

On doit toujours, si l'on veut oblenir des résultats qui ne soient pas entachés de causes d'erreurs, employer un loxine bien dosée. Il est préférable, si possible, d'employer une toxine stabilisée, mais à défaut de celle loxine on pourra se servir d'une loxine fraîche, à condilion que celle Loxine soil pure, bien préparée, el que son équivalent toxique ait été récemment déterminé; on

pourra même la conserver pendant quelques jours à la

glacière sans qu'elle perde pour cela ses propriétés ; mais les dilutions devront toujours êlre employées le jour même de leur préparation et il sera encore préférable de faire la dilution au moment même de l'emploi. En cas de réaclion posilive, il faudra toujours s’assurer que l’on ne se trouve pas en présence d'une pseudo-

Là Le | réaclion,

PREUVES DE LA VALEUR DE LA RÉACTION DE SCHICK TIRÉES DE SON APPLICATION EN CLINIQUE

La réaction de Schick négalive indique que le sérum d'un individu quelconque contient de l’antitoxine diphlérique et que la quantité de celle anliloxine est d’au moins 1/30 d'unité antiloxique par centimètre cube.

D'autre part, il résulte des recherches de Schick, Park, Bundesén et Zingher, que celte quantilé minima

- est suffisante et nécessaire pour assurer l’immunilé con- 7 ‘tre la diphtérie.

Il devra donc en résulter que :

tout individu ayant une réaclion de Schiek négative est immunisé contre la diphtérie, est réfractaire à celte infeclion, et qu'il ne pourra pas la contracter, même sil est dans des conditions convenables de contamination.

tout individu ayant une réaclion de Schick positive n'est pas immunisé contre la diphtérie, est réceptif à cette

infection, el pourra la contracter s’il

se trouve dans des condilions conve-

nables de contaminalion.

Voyons donc si les faits cliniques démontrent ces deux théorèmes. Nous verrons ensuite si-la réaclion perd de sa valeur quand on la pratique chez des sujels

malades.

1° TOUT INDIVIDUÜ AYANT UNE RÉACIION DE SCHICK

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