‹ La Diphthérino-Réaction: Réaction de SchickChapitre 7 sur 46 · MÉTHODES EMPLOYÉES AVANT SCHICK POUR DÉCELER CETTE · texte numérisé non relu

MÉTHODES EMPLOYÉES AVANT SCHICK POUR DÉCELER CETTE

ANTITOXINE

On comprend dès lors facilement l'intérêt qu'il y avait à lrouver une méthode d'une application pratique, permetlant de déceler facilement et rapidement l'existence d’antitoxine diphtérique dans le sérum humain, et, au besoin de doser cette quantité d’antitoxine.

Marx, en 1904, imagina une technique nouvelle qui marqua un progrès sensible sur les méthodes jusqu'alors employées. Il recherchait d’abord quelle était la plus pelite quantité de loxine diphlérique nécessaire pour donner encore au point d’inoculation de l’æœdème au cobaye. Il mélangeait ensuite à celte quantité déterminée de toxine des quantités déterminées de sérum à examiner. La quantité de sérum à examiner qu'il était nécessaire d'ajouter à la quantité déterminée de toxine, pour qu'aucun œdème ne se produisit, renfermait la quantité d’anliloxine nécessaire et suffisante pour neu traliser la quantité déterminée de toxine. Supposons (uniquement pour fixer les idées) que la quantité déterminée de toxine ‘T. encore nécessaire pour donner de l'œdème au point d'inoculation soit 1/10 d'unité toxique (l'unité loxique étant la dose minima de toxine capable de tuer en 96 heures un cobaye de 250 grammes); supposons que la quantité de sérum $S nécessaire

pour neutraliser celte toxine soit de 1/500 de centimè-

tre cube ; 1/900 de centimèlre cube neutralise 1/10 d'unité toxique ; un centimètre cube neutralisera 500 fois plus c'est-à-dire 50 unilés loxiques; et comme l'unité antitoxique est la dose capable de neutraliser 100 unités toxiques, il en résullera que : un centimètre cube contiendra une demi unilé antitoxique. Marx serait arrivé par ce procédé à déceler jusqu'a 1/240 d'unité anli- Loxique par centimètre cube, el même moins. Cette méthode, précise dans les résultats qu'elle donne est d’une technique trop délicate et son application est trop onéreuse pour qu'elle ait pu entrer dans la prali-

que courante. *

La méthode de Marx fut encore rendue plus sensible en 1909 par Romer el Samnes qui remplacèrent l'injection sous-culanée de toxine et du mélange loxine-sérum par l'inoculalion intra-dermique au cobaye. L'infiltralion et la rougeur produites par l'inoculalion de toxine ne se produisent pas si la toxine est neulralisée par une quanlité suffisante d'anliloxine. Nous.nous rapprochons avec ces auteurs de la méthode de Schick, mais-eux s'adressent encore à des animaux pour leurs expériences et il s'ensuit, par cela même, que le procédé est difficilement

applicable en pratique sur une grande échelle.

Quelques années plus tard, Pierre Paul Lévy démon, tra que par une méthode toute différente, appliquant à la diphtérie la réaclion de fixation, on pouvait déceler la présence d’antitoxine diphtérique dans le sérum de

certains sujets, Après avoir démontré les trois phéorë-

Sn

Hi

mes suivants : 1° ln présence d'antigènes diphtériques, les anticorps diphtériques dévient le complément ; 2 En présence d'antigènes non diphlériques les anticorps diphtériques ne dévient pas le complément ; 3° En présence d’antigènes diphlériques les anticorps non diphtériques ne dévient pas les compléments ; — il prouva que la réaction de fixation pouvait servir à montrer s’il exislait où non dans un sérum humain quelconque de l'anli- Loxine- diphtérique. S'il existe de l'antiloxine, le complément est dévié par elle et l'hémolyse ne se produit pas ; si le sérum ne contient pas d'antitoxine, le complément resté libre se fixera sur la sensibilisatrice du sérum anti-mouton et l'hémolyse des globules de mouton se produira. Cette méthode, d’une applicalion très délicate ne peut guère être mise en œuvre que par des - spécialistes et ne peut par suile guère entrer dans la

pratique courante.”

En résumé, ces différentes méthodes permettaient toutes de se rendre compte de l'existence ou non, dans un sérum, d’antitoxine diphtérique et même de doser la quantité de cette antitoxine, mais toutes étaient d'une pratique délicate, souvent dnéreuse, el ces deux raisons

consliluaient un obstacle sérieux à leur vulgarisation.

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