VII
2) Hist. du Roy Loys XII*, p. 23 v<>.
3) L. ii, ch. vi. Hotmail exige aussi le latin (Traittéde l'ambassadeur, p. 17.">>. Et. bolet estime que l'ambassadeur doit rire cloquent et savoir parler brièvement (ouvr. cité, p. 12).
son discours de créance, afin de montrer qu'on ne le prendra pas au dépourvu, et de trouver le terrain neutre qu'on doit toujours rechercher.
En un mot, le diplomate, à la fin du moyen Age, est un homme dévoué, discret et observateur, capable de s'exprimer élégamment en public, de parler des langues étrangères ou au moins le latin : dans beaucoup de cas, aussi, il lui faut la science des lois canoniques ou romaines, auxquelles tendent toujours à se rapporter les pactes internationaux. On peut dire, en conséquence, que le clergé, la magistrature, l'administration et les lettres se trouvent les grands pourvoyeurs de la diplomatie dont nous parlons. Dresser la liste, vraiment glorieuse, des ambassadeurs, serait relever tous les noms qui ont marqué à cesdivers titres. La diplomatie florentine s'enorgueillit, avec raison, de compter dans ses rangs Dante et Machiavel. En France, il n'y a guère de prélat éminent, de magistrat d'un ordre élevé, de membre marquant du conseil du roi, de bailli ou de sénéchal distingué, qui n'ait passé par une ambassade. La diplomatie est considérée comme le couronnement de toutes les professions ; la France tient à montrer au dehors la fleur du pays, à s'incarner dans ses plus éminents esprits. Les lettres occupent une bonne place dans les ambassades1 : il suffit de parcourir les correspondances diplomatiques de cette époque pour y trouver des dépêches qui resteront de vrais modèles, où la grandeur et la beauté de forme servent naturellement et sans effort la vigueur de la pensée. Machiavel, malgré la tournure si positive de son esprit, était poète ; il nous a laissé d'assez bons vers, et des comédies d'une moralité un peu risquée. Il était, surtout, comme on le sait, un remarquable historien: il signe une lettre à Guichardin : « Niccolô Machiavelli, histo-
t) R. Grguin est envoyé en Angleterre comme « eloquenlissimus orator » (Bernardi Andreœ VitaHmrici septimi, éd. by Gairclner, p. 53).
rien, auteur tragique et comique »'. Dans les toutes petites cours italiennes, où le culte de l'art l'emporte sur le reste, à llimiui. par exemple, les ambassadeurs sont les missionnaires de l'esprit. A côté des questions politiques, souvent de faible importance, il y a, dans ces cours, une question d'art ou de littérature ou de philosophie qui parait la seule question du jour. Carlo Masapini, Antonio Campano,* ambassadeurs près de Sigismond Malatesta, se font peindre, l'un avec une couronne de laurier sur la tète, l'autre en costume de clerc, un livre à la main. « Le jour où il faut acheter la neutralité de Sigismond, pour le séduire et le charmer, au lieu de le convaincre par des arguments politiques, Florence lui envoie Gianozzo Manetti, qui lui parle de découvertes récemment failes dans le domaine des manuscrits syriaques et hébreux, et sait remporter ainsi un succès diplomatique ». Un ambassadeur apporte, pour se faire bien venir, « ou la copie du manuscrit qui a fait sensation parmi les lettrés, ou l'exemplaire du poème, de la chanson ou du discours qui a ému les Floren«= tins. Si c'est un grand orateur qui s'est révélé, son discours passe de main en main ; si c'est un peintre qui a fait une grande œuvre, on le convie ; si c'est un médailleur nouveau qui se distingue, on le dispute à son Mécène; si enfin c'est un improvisateur, on l'invite et on le séduit par des présents » 2. La diplomatie des grands pays, chargée d'importantes affai^ res, ne saurait évidemment prétendre à un tempérament aussi exclusif. Rien, pas même l'étude, pas même les dons brillants de l'esprit, ne remplace, dans les négociations internationales, l'expérience des hommes et des choses, l'usage du monde, le bon sens. Le cardinal Bessarion, un des premiers
I) Artaud, Machiavel, II, 204.
■1) Vriarte, fltmtfw, p. 313, 317, 32t.
savants du XVe siècle ', chargé par le pape de négocier la paix entre la France et la Bourgogne, commit l'erreur de ne pas rendre à Louis XI la première visite ; il alla d'abord en Flandre : Louis XI se moqua de lui, refusa longtemps de le recevoir et ne fit rien 2. On lui reprochait aussi de garder une tournure orientale, de porter toute sa barbe : ce que la mode du moment ne permettait pas. Un homme si instruit qu'il soit doit donc se pénétrer, très spécialement, des besoins de sa mission. Nous voyons des littérateurs, des artistes, s'en tirer assez bien : le poète Eustache Deschamps, maître d'hôtel du duc d'Orléans et son ambassadeur en Allemagne en 1397 s ; Claude de Seyssel, Jean Lascaris ', Louis Hélyen, ambassadeurs de Louis XII ; c'est un élève de Lascaris, Jean de la Forest, qui, plus tard, en 1536, passa le premier traité de capitulation entre la Porte et la France. Prospero da Camugli, ambassadeur de Milan près de Louis XI, était un littérateur distingué 8. Le poète Jean Molinet fut ambassadeur de l'archiduc 6 ; Gentile Bellini, le précurseur de Rubens dans la diplomatie, ambassadeur de Venise à Constantinoplc T. En France, nous ne trouvons pas d'artistes ambassadeurs.
La chancellerie française a l'habitude d'emprunter ses agents pour les commissions délicates ou de pure diplomatie,
1) V. sur lui M. Vast, Le cardinal Bessarion (1403-1472), étude sur la chrétienté et la Renaissance vers le milieu du XVe siècle. Paris, 1875, in-8.
2) Brantôme, II, 348; Wicquet'ort, Mémoires, p. 17.
3) Catalogue Joursanvault, n» 418 : Jarry, Vie... de Louis d'Orléans, p. 214.
4) La vie accidentée de Janus Lascaris a été écrite par M. Henri Vast, De vita et operibus Jani Lascaris, Paris, Hachette, 1878, 8°.
S)Braggio, Giac. Bracellie l'Umanismodei Liguri al suo tempo (Atti délia Soc. Ligure diSl. Patria,\o\. XXIII, fasc. 1, 1891), p. 83-92, notice sur Prospero da Camugli.
6) Résident en la ville de Valenciennes (fr. nouv. acq. 3041).
7) Thuasne, Légation de Gentile Bellini à Constant) nople, in-4<>, Paris, Leroux.
à r administration intérieure : pour les missions savantes, où il faudra clos diseussions juridiques et une certaine raideur de tenue et d'idées, à la magistrature ' : pour les postes qui obligent à parler latin et à déployer de l'onction, au clergé. L'emploi du clergé présente aussi un avantage particulier : dans tout pays chrétien, un dignitaire ecclésiastique jouit, personnellement, déconsidération, de respect ; il n'est pas couvert seulement par son prince, il a pour lui la protection du pape et des lois canoniques qui sont partout en vigueur, la conscience du pays. Aussi le clergé se trouve-t-il fort en faveur ; c'est un instrument à la l'ois économique et productif. Le choix seul de l'ambassadeur indiquera donc au pays auquel on s'adresse la tournure qu'on entend donner à la négociation. Cette règle devrait aussi servir aux historiens. L'énoncé seul du personnel de l'ambassade leur permettra presque toujours de qualifier la nature de la négociation.
11 y a, enfin, un élément fort important, dont nous n'avons pas encore parlé: l'élément de fortune et d'apparat2. Le roi Alphonse de Naples s'exprimait en termes trop absolus pour son temps, s'il est vrai que, comme le raconte Panormita, il déclarait ne pas << rechercher pour les ambassadeurs la puissance ni la noblesse, mais plutôtla doctrine, la science, l'esprit de justice » 3. Ce principe est vrai, mais il comporte des
1) Desjardins, XtUiociations, II, 512, envoi spécial de légiste.
■2) One ambassade anglaise chargée de trailcr avec le Brabant et l'Allemagne contre la France, composée de deux évoques et de huit grands seigneurs, emporte 100.000 florins. Elle tient à Valenciennes si grand état, qu'on dirait que l'argent tombe du ciel ; elle paie tout sans marchander. Les échevins établissent une taxe générale, dette ambassade réussit (1337. Froissard, I, 37 't et suiv.). D'après Dolet, l'ambassadeur doit se montrer généreux et savoir très bien tenir une maison : ses serviteurs doivent être fidèleset discrets, et le l'enseigner sur ce qui se passe (p. 13, 14, 15).
3) « Haud decere nobilitatem potentiamve jactare, sed doctrinam potius, >cicntiam atque justiciam » (Spéculum boni principis, xxxix). Cf., dans le même sens, Dolet, ouvr. cite, p. 9.
tempéraments. Quelle que soit la valeur d'un ambassadeur, encore faut-il qu'il passe pour « notable homme » '. Louis XII ayant envoyé en mission à Naples son valet de chambre Bullion, on en rit dans toute l'Italie ; on appelait Bullion « le valet »2, malgré le prestige qui entourait en France son titre de « valet de chambre du roi ». Jules II, Louis XII tutoient Machiavel,et celui-ci, en simple secrétaire de la Seigneurie, semble tenté de se glorifier de cette familiarité 3.
Le choix d'un agent trop modeste risquerait non-seulement de faire échouer la mission, mais môme d'exciter des susceptibilités : « Le pape ne fait rien, s'écrie le roi de Hongrie en juillet 1500 ; il aurait dû envoyer un cardinal légat; et il envoie un évêque, ou plutôt un fraie * ! » Aussi, tout ambassadeur est tenu à un certain train de maison ; il amène avec lui ses domestiques, et un sénéchal pour les gouverner s. Louis XI tenait peu à ces questions extérieures de décorum ou même de considération : il employa en ambassades dans tous les pays son favori Olivier le Roux, ancien barbier et des plus décriés 6. Il avait tort. Dans certains cas, le premier ministre ou le chancelier croit, même, devoir aller de sa personne en ambassade. L'évêquc de S'-Malo,Briçonnet, premier ministre de Charles VIII, annonçait enl493 sa prochaine venue à Rome, où, en un jour, disait-il, il ferait plus qu'un autre en six mois7. Le cardinal d'Ainboise repi'ésenta deux fois son maître
1) Ms. fr. 2919, fr 9 bis (arbitrage de Saluées).
2) V. not. Dispacci di Giustinian, I, 88 (1502).
3) Dép. de Macbiavel, Blois 13 août 1510, Civita Castellana, 28 août 1506.
4) Sanuto, 111,509. Les habitants d'Auxerre refusant de se rendre envoient un savetier porter leur réponse aux ambassadeurs de Louis XI (1471 . Jean de Roye).
5) Dépêches de Foscari, Loches, 25 février 1500 (l50l),Dijon,30 avril 1501 (Arch. de Venise, Dispacci, II.
6)Ms. fr. 20590, 51.
7) Delaborde, Un épisode des rapports d'Alexandre VI avec Charles VIII, p. 7.
près de Maximilien, et une t'ois à la conférence de Cambrai. En février I i 95, Ludovic Sforza envoie son propre chancelier en ambassade près de la régence de Franco1. Gênes députe, en 1500, son chancelier Barthélémy Senarega, près du cardinal d'Aïuhoise à Milan-. On sait que Savonarole, véritable maître de Florence en 149i. se mit à la tête de L'ambassade envoyée à Charles VIII. N'insistons pas sur ces exemples, et résumonsles dans ce principe irréfragable que l'autorité personnelle et la notoriété des ambassadeurs se traduisent par une augmentation ou nue diminution d'autorité pour l'ambassade.
Quant aux gens d'épée, ils n'ont pas, quoiqu'en dise Brantôme, le monopole des ambassades, et même ils n'y prétendent guère. Ils reçoivenfcdes charges d'ordre militaire, des missions en campagne \ des missions diplomatiques plus ou moins comminatoires1; mais le travail aride, patient, d'une négociation ne les séduit pas. Le chevalier français se bat et s'amuse ; il affecte de ne [tas goûter la plume, de ne pas s'occuper de ses propres affaires : « .le ne suis pas clerc ; je laisse faire à mon conseil, je me lie en eux,» c'est son mot, dit Coin • mines'. 11 estime une ambassade inférieure à un combat: il n'aime pas à négocier quand on se bat. Désigné pour une
li 33 février. Arch. «le Milan, Pot. Estere, Francia, 1494-95.
i) Instruction du i mai loOt). Arch. de Gènes, Istru/.ioni et Relazioni politichc, filza 3.
3) Ces missions même reviennent souvent à des membres du conseil du roi ou à d'anciens diplomates. Les négociations qui précèdent la paix de Verceil en 1491! sont dirigées par Commines, le prince d'Orange, le sire de l'iennes, les présidents Ganay et Morvilliers, le comte de Koix, le maréchal de Gié.. . (Commines. II. 513 et s ).
4) Edouard III envoie à Valenciennes pour négocier contre la France une ambassade d'un évéqucetde dix chevaliers bannerets, lesquels ont tous un bandeau sur un oeil, ayant juré de n'y voir que d'un œil jusqu'à l'accomplissement de certaines promesses (qu'ils refusent d'indiquer). — (1337.Frois" sard, I, 424;.
• i) L. n, c. vi,
mission délicate et urgente à Milan dans un instant très critique, Olivier de la Marche se jette aux pieds de son maître (le duc de Bourgogne), en le suppliant de retarder son départ jusqu'à la bataille attendue, de peur qu'on ne l'accuse de lâcheté. Charles le Téméraire est obligé d'insister, de lui dire qu'il rendra plus de services à Milan qu'à la tête do la garde '. Nous trouvons faiblement représenté dans la diplomatie française ce qui fait le fond des diplomaties italiennes, ce que Machiavel appelle « des hommes d'un rang distingué » 5; des personnages tels que le vénitien Sébastien Badoer, annoncé à Milan comme « un homme du premier patriciat et de grande autorité» 3. Mais on juge utiles, dans certaines ambassades, les grands seigneurs, dont le rang, la fortune, souvent le faste, les manières représentent hautement l'état et font honneur aussi bien au pays qui les reçoit qu'au pays qui les envoie : à plus forte raison, si ces grands seigneurs tiennent à la famille royale. Leur haute situation leur permet de servir de lien entre deux pays. C'est ainsi qu'en juillet 1384, le duc de Berry représente la France aune conférence avec le duc de Lancastrc et déploie un faste extrême « pour nostre honneur et la sienne », dit un mandement du roi *. La grande ambassade française de 1445 en Angleterre a pour chefs deux cousins du roi, dont un le sire de Laval est cousin germain du roi d'Angleterre 5. En général, ces grands chefs d'ambassade se réservent le côté décoratif et d'apparat; la négociation se poursuit, sous leur couvert, entre les diplomates d'affaires. Ainsi, en 1445, c'est l'archevêque de Reims qui
1) Gingins laSarraz, Dépêches, II, "291.
2) Machiavel, Dép. du 8 sept. 1500.
8) 1494. Sanuto, Spedizione, 181.
4) Mand. du 16 juillet 1384. Kr. 20590, n° 19. 5)Ms. fr. 3884, fo 182 v», 176.
porte la parole. Au temps de Louis XII, les grands seigneurs sont, d'ailleurs, de lins connaisseurs en lettres et en arts: nous avons vu l'un d'eux, François de Luxembourg, rimer avccGaguin : le cardinal d'Amboise, le sire de Chaumont, le comte de Ligny, le maréchal de Gié, le cardinal Villiers de la Groslaie, ambassadeur à Rome, ont laissé des preuves éclatantes de la pureté de leur goût, enmême temps que de leur faste. Le choix d'un grand personnage masque parfois le désir d'éloigner une personnalité gênante. Charles VIII expédie ainsi le prince d'Orange en Bretagne. Mais un homme trop indépendant à la tète d'une ambassade a des intérêts personnels, et il les suit, ou bien il est accusé de les suivre. Le prince d'Orange trahit Charles VIII ' : le duc de Bourbon, en 1466, oublie sa mission d'ambassadeur2. Alberto Pio, ambassadeur de France à Home en 1510, et souverain de Carpi en Italie, passe pour vouloir, comme seigneur de Carpi, combattre le duc de Ferrare et se rapprocher de Jules II, contrairement à ses instructions comme ambassadeur 3; Louis XII le rappelle; Alberto Pio entre au service de l'Allemagne, devient ambassadeur d'Allemagne à Home*, et armé de toute la correspondance de Louis XII, fait à la France une guerre dangereuse. Cet exemple nous amène à une dernière question. Doit-on employer des étrangers? En Italie, on répond non. On enrôle des condottieri, mais pas des ambassadeurs. «Celui, dit Machiavel, qui est chasse de son pays, va servir un autre prince, non par dévouement, mais par nécessité. Qu'on lui offre ailleurs un meilleur parti, il abandonnera ce prince, sans se sou-
I) Histoire de Louis XII, t. II.
i) Favre, Introduction du Jouvencel, p. cclvii.
:ti En réalité, il servait la politique du cardinal d'Amboise. Le cardinal éiant mort, la politique changea, et Ail*. Pio ne changea pas.V. l'Appendice.
i' V. Labbe, Concilia, t. XIX (concile de Latran, en 1512).
cier de foi ni de promesses '. En France, sous Louis XI, le Rozier des guerres professe la même pensée : les étrangers ne sont habituellement que des mercenaires, et il faut de grandes sécurités pour leur confier un commandement. Cependant la diplomatie française, de Louis XI, de Charles VIII, et de Louis XII, regorge d'étrangers. Commines, l'un de ces étrangers expose sa théorie avec un cynisme absolu. Pour lui '-, les services d'un homme politique se vendent et s'achètent, à prix débattu : « ung saige homme ne se pourroit trop achapter » 3. Il trouve tout naturel de passer au service du roi de France « pour avoir de ses biens, car nul aultre prince n'en despartoit si largement à. ses serviteurs » *. Le salaire légitime la trahison s, l'homme intelligent ne regarde pas (suivant lui) aux bienfaits du passé, mais à ceux de l'avenir ; il va aux plus forts \ La seule circonstance qui puisse prêter à la critique (« à parler en diverses façons »), ce serait le lien d'un serment: Commines laisse entendre que, pour sa part, il s'en soucie assez peu ': il ne voit de difficulté qu'à savoir disparaître. « J'ai peu veu de gens en ma vie qui sçachent bien fuir » 8 ; le mieux est de partir la nuit (comme il le fit lui-même) : « la nuit n'a point de honte » ,J. Heureusement, tout le inonde ne fuit pas ainsi : la diplomatie française compte d'excellents membres d'origine étrangère, tels que Seyssel, ambassadeur en Angleterre, à Rome, à Bologne ' \
1) Discorsi, liv. u, eh. 31 .
2) Mémoii-es, I, 156.
5) I, 327, II, 367; il blâme les trahisons gratuites.