XVIII AVANT-PROPOS
Vantorité des sanctions canoniques, approuvées par le S. Siège et en pielite i^igueur, san:> qu aucun empêchement puisse s'élever contre les ordonnances portées par eux... »
Partout les dispositions les plus libérales. L'Eglise est regardée comme une amie, comme une Mère ! et non comme une ennemie, ainsi que cela est pratiqué dans la vieille Europe : France, Italie, Espagne, Portugal, Autriche et Hongrie, etc. *
Voici la Colombie, autre République Américaine, (Concordat de 1886 et 1892) : « La Religion catholique apostolique et romaine est la Religion de la République de Colombie, de telle sorte que l'autorité de l'Etat ne doit point la considérer comme étant sous sa dépendance, mais comme un élément essentiel de l'ordre social. Les pouvoirs publics s'engagent à la protéger, elle et ses ministres, et à la défendre de son autorité, pour qu'elle jouisse de son entière liberté et indépendance, qu'elle exerce sa juridiction, et applique ses lois. Les lois de l'Eglise sont distinctes des lois de l'Etat, et n'en constituent point une partie... Honneur et respect... vraie et entière personnalité juridique... on garantit toutes ses prérogatives, etc.. »
Et au sujet des Ordres et Instituts religieux : quatre dispositions : 1^ Erection canonique par le pouvoir ecclésiastique : 2^ Autonomie selon leurs lois et régies particulières ; 3° Pour obtenir la personnalité juridique, il faut présenter au pouvoir civil le témoignage de l'autorité canonique ou ecclésiastique ; 4^ Le S. Siège promet au Gouvernement aide et coopération pour établir, en Colombie, les Ordres religieux ayant pour but principal les Œuvres de Charité, les missions, la formation de la jeunesse, l'instruction à tous ses degrés, et tout ce qui est d'utilité publique...