‹ La diplomatie pontificale au XIX siècleChapitre 12 sur 68 · AVANT-PROPOS XIX · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS XIX

Le Card. Satolli a raison de dire que de telles dispositions méritent, selon le proverbe, les tables de cèdre ! et que, s'il y a eu décadence en certains ordres religieux, la cause en est dans l'ingérence des princes temporels, empêchant les moyens de correction et de visite de la part du S. Siège et des Supérieurs généraux.

N'en est-il pas de même pour le Clergé? Les Evêques ne sont pas libres de se réunir en Concile ni même de se concerter ; tandis que les fonctionnaires de chaque ordre et emploi, les employés de chaque industrie peuvent se syndiquer, se donner librement des statuts, cela est sévèrement défendu aux ministres de la religion, mis sans défense sous la coupe de l'arbitraire des hommes de hasard qui arrivent au pouvoir ! Défense à l'Eglise de bouger, de se remuer, de rien faire sans la permission de l'Etat et du ministre des Cultes, un laïque, un franc-maçon, peu importe ! L'Eglise, les prêtres, les religieux, les religieuses, tous des ilotes et des parias dans leur patrie ! ni liberté, ni égalité, ni justice, ni fraternité pour eux ! L'Apôtre écrivait aux fidèles de Rome : « Soyez soumis au pouvoir, car tout pouvoir vient de Dieu.. Les princes ne sont pas à craindre pour ceux qni font le bien, mais pour ceux qui font le mal. Voulez-vous ne pas craindre le pouvoir ? Faites le bien et vous en serez loué. C'est le ministre de Dieu pour votre bien. Mais si vous faites le mal, craignez, car ce n'est pas en vain qu'il tient le glaive... (Rom. XIII, i, — 7) )). Mais tout cela, chez nous en France, est renversé. « Faites le bien, et vous serez, non pas loué, mais persécuté, mais banni, calomnié, chassé, dépouillé de vos biens, en butte à la haine des sectaires et des francmaçons !

N'est-il pas temps enfin de nous réveiller, de secouer ce

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