XXX PRÉFACE
': Et dans les derniers jours du rnois, il ajoutait avec une insistance amicale : "
« Wicar a besoin de vous aujourd'hui. Pourrait-il vous trouver entre 3 et 4 heures après midi ? Il s'agit de destiner le portefeuille dans vos mains, et de dessiner le parchemin de la ratification. Si. vous pouviez lui faire trouver un parchemin blanc ou écrit de la même grandeur, il aurait besoin que vous le lui prêtiez pour modèle. »
Comme on le voit par ces citations, tout ce qui compose et orne ce tableau est pris sur la réalité : les personnages, la chambre, la table, le crucifix, la boite de l'anneau du pêcheur, les feuillets du parchemin.
Au commencement de janvier 1803, le tableau était complètement dessiné, et Cacault voulut le faire exposer au palais Lancellotti, où il demeurait. Consalvi, écrivant au card. Caprara, en parlait ainsi (19 janvier 1803) :
« (Cacault) a trouvé à propos d'exposer dans son appartement à la vue du public, en même temps que le buste du Premier Consul exécuté en plâtre par M. Canova (1), le dessin du tableau représentant la ratification du Concordat, œuvre du célèbre peintre français M. Wicar. Tant l'un que l'autre, exécutés de la manière la plus parfaite par ces deux mains véritablement maîtresses, n'ont pas planqué de surprendre tous ceux qui ont eu l'avantage'deles observer. » Il ajoute que le dessin est absolument un chef-d',oeuvre. » (2)
(1) Le grand artiste, après beaucoup de prières et dé supplications, s'étaitrendu à Paris pour ce travail ; recommandé par Consalvi au card. Caprara, il avait accepté un logement au palais même du card. Légat.
(2) Archiv. Vativ., Nunziatura di Francia, vol. 599, Quand il en parle, l'historien "de Pie VU ajoute qùe"« par ordre de Sa Sainteté, il ftit également gFavè par 'téfèvrè- 'MàrciiandV et dédié à 'Napoléon Bonaparte. » Pistoiesi, Vita di Pio VII, I, 160 - .- i.: .