V.n population
En lori'itoirc ou milles q.
iritali.:
En valeur
tenitoi-ialo
il'écus romains
En revenus d'écus romains
Le comté de Bolog-ne.
Mq. 1 568
Er. 34.038.900
Er. 338.749,20
Le duché de Ferrare
L'e X a r c h a t d e R i • Tenne •
Le marquisat d'A ■vignon . . . , . • .
En tout
Mq. 5.225
Er. 115.416.000
Er. 1.093.712,40
De cette même passion vient l'étrange idée que le nouveau pro-secrétairc n'était pus « assez instruit des choses de chez nous » et qu'il était « fâché d'avoir pour correcteur l'abbé Sala. » Son talent, ses études, une longue pratique comme
106 CHAPITRE CINQUIÈMU
Les sommes appartenantes au Pape et qui étaient restées dans les caisses de trésoreries de Bolo'^ne, de Ferrare et de Romaine. Une somme d'an million et trois cent nonante six mille écus lomains, que le Pape avait prêtés aux dites Provinces. Plus leur quote-part des anciennes dettes de l Etat pontifical, qui sont maintenant restées en totalité à la charge du trésor et de la chambre apostolique. — Tous les biens allodiaux enclavés dans les dites provinces^ et nommément les terres très riches de la Mesola, Somarivn de valle de Gomachio de St Mauro et d'autres dont le Pape a perdu les capitaux et les revenus annuels. Les cinq millions de livres payés à la paix de Tolentino. Les contributions payées par l'Etat pontifical après Ventrée des troupes françaises. Tous les objets d'art, statues, tableaux , emportés de Rome et des Etats du Pape. Toutes les pertes des fondations pieuses, ainsi que des familles particulières, lesquelles pertes incalculables rejaillissent toujours au détriment de VEtat (1).
C'est au milieu de celte ruine universelle de la fortune publi que que Gonsalvi mit la main h la restauration de l'Etat. Si, dans la partie adininistrativcj il ne put réaliser complètement \e projet de réforme de l'ancien gouvernement, comme il l'aurait
auditeur de Rote à traiter nos affaires, la singulière estime qu'il rencontra près de tous les Cardinaux du Conclave font un certain contraste avec ce brevet d'inexpérience qu'on lui décerne. De même, le dépit qu'aurait eu Gonsalvi d'avoir pour correcteur l'abbé Sala, nous a la saveur d'un fruit hâtif privé de la lumière du vrai. La nature et les causes de l'ignorance où était la chancellerie romaine au monastère de S. Georges-Majeur de Venise, le pro-secrétaire du Conclave les expliquait avec plus de modestie et une meilleure connaissance des choses, dans une lettre chifFrée du neuf avril 1800 à Mgr Ziucci, nonce à Munich en Bavière et à Mgr Della Genga. Nous en rapporteions seulement ces quelques mots : « 11 faut vous persuader qu'ici nous sommes tout-à-fait dans l'obscurité, sans registres et sans personne au fait, et que nous sommes tous nouveaux... » Archiv, Vatic. , Nunziatura Munich de Bavière, vol. 47.
(I) Archiv. Vatic. , Italia Appendice Napoleonica 1798-1815, vol. VII , carton !•
voulu, il réussit cependnnt ii introduire d'importnnles innovations, en admettant des personnes séculières dans la direction immédiate des approvisionnements, de la milice, des théâtres, des garde-nobles, qui furent appliquées pour la première fois. Il est vrai que les conclusions d'une congrégation de cardinaux, qui fut chargée d'étudier la question de la réforme, ne lui permirent pas autre chose pour le moment.
Mais la grande innovation, introduite par le nouveau Secrétaire fut celle de la liberté du commerce. Elle consistait h supprimer les obstacles qui empêchaient le libre débit des diverses denrées: tels étaient les privilèges des douanes et du fisc; et à donner, par le libre échange, un large débouché et une valeur Vî'riable et juste aux objets du commerce. C'était une nouveauté à Rome : jusqu'alors les grands approvisionnements de grains et des autres vivres se faisaient, la plupart du temps, d'une façon singulière. Le gouvernement achetait une grande quantité de denrées à prix élevé, et les revendait au peuple parfois à^ moitié prix, sauf h compenser la perte du Trésor par l'émission de oédules du niont-de-Piété, ou de la banque S. Spirito: procédé vraiment assez paternel, comme on voit, mais d'autre part procédé ruineux, qui encourageait l'indolence des citoyens^ soulevait toute soi te de plaintes et de révoltes, et préparait à bref délai la ruine des finances publiques. En effet, quand l'émission de ces cédules ne trouvait pas une garantie suffisante dans le numéraire, c. à. d. dans Ttucaisse du Trésor ou dans le cours commercial, ces valeurs en j)apier étaient dépréciées; de là des troubles qui devaient aboutir à la banqueroute de l'Etat. Or, c'était précisément, en 1800, le cas du Trésor pontifical, entièrement h sec après les énormes contributions payées aux Français, et les gaspillages insensés de la lépublique romaine. C'est pourcpioi, l'introduction de la liberté de commcice, avec le maintien des lois contre le monopole, était une mesure économique nécessaire. C'en était une également au point de vue
LOS CHAPITRE CINQUBÈME
national et politique, parce qu'elle itisufïlait une activité nouvelle aux citoyens, encourageait l'agriculture, et mettait l'Etat romain en relations avantageuses avec les autres Etats d'Italie et avec les nations éliancrères.
11 s'appliqua aussi à détruire la monnaie faible qui avait succédé aux assignats, à en mettre en circulation qui eût le titre légal, et h débrouiller l'écheveau très confus de la dette publique. On ne peut dire avec quelle sagacité et au prix de combien de fatigues il mena à bonne fin ces réformes, qui furent bientôt accueillies du public avec une vive satisfaction. De cette manière, taudis que les autres Etats ne songèreîit aucunement à fermer les blessures faites au crédit public par la révolution, le Pape put payer les deux cinquièmes de ce qu'il devait à des créanciers, et faire espérer une prochaine liquidation.
Mais si la liberté de commerce profitait au Trésor^ elle ne plaisait pourtant pas au peuple, habitué au commode système d'avoir tout à bon marché ; elle plaisait encore moins à divers officiers publics cjui, avec le commerce rendu libre, perdaient leur emploi. De là, des plaintes nombreuses contre le nouveau gouvernement et contre Gonsaivi en particulier ; elle veifaient aussi de divers prélats et de cardinaux, de Braschi surtout qui, comme camerlingue, perdait, avec le tiouveau système, une partie de sa juridiction et de ses revenus. On ne lui épargna par conséquent ni satires ni injures; mais le gouvernement maintint cette œuvre d'utilité publique, et, comme s'exprime Consalvi lui-même (1), resta ferme comme une tour inébranlable. Du reste la faveur générale ne tarda pas à lui revenir : en peu de temps on vit le commerce relleurir, les vivres abonder, le prix des denrées diminuer insensiblement à mesure que diminuaient les tarifs. Une prospérité nouvelle commençait, dont
(i) Mémoires, II , 268.
les fruits inespérés promellaierit, pour une saison plus avancée. une prospérité encore plus grande.
A ce retour de la faveur populaire ne contribua pas peu la conduite désintéressée et pleine de noblesse que tint toujours Gonsalvi et cjui honorait à la (ois le gentilhomme et le cardinal. En effet, il refusa nettement un bénéfice qui lui fut offert par le roi d'Espagne, avec un revenu de 5000 piastres (1), soit 35 000 francs ; on eut beau insister et, pour vaincre ses résistances, lui rappeler l'exetnple d'un Pallavicini et d'un Zélada, ses prédécesseurs. 11 renonça au titre d'héritier fiduciaire du cardinal duc d'York, son protecteur et ami, et à un legs de 6 000 écus. Il ne voulut pas non plus recevoir la croix de l'Ordre de Malte, qu.i lui fut offerte par le grand'maître, avec une commande de 2 000 piastres (14000 francs) de rente et la décoration ornée de brillants. Il refusa de même la chaige de secrétaire des brefs, h laquelle, par dépit, avait renoncé le card. Braschi, en même temps qu'au camerlingat ; celle de préfet de la signature, laissée vacante par le caid. Antonelli promu à la charge de grand pénitencier. Durant son miriistère, il n'accepta aucun cadeau de personne, ne conféra d'emploi (ju'au mérite, ne fit jamais de tort, et quitta sa fonction en 1805, aussi pauvre qu'il y était entré (2).
D'autre part, il ne répondit jamais à ses adversaires et à leurs insultes que par la dissimulation et le dédain. Ame vraiment éle-
(1) « Un gros bénéfice d'envii-on 500 piastres de revenu » [Mémoires), II , 123. A la page 289, il y a une pelile variante où il dit que le roi voulait lui conférer « un bénéfice annuel de quatre mille écus, dans la cathédrale de Cordoue.»
(2) Cacaiilt lui-même, dont les dispositions s'aniélioraienl peu à peu par son séjour à Rome , et qui, voyant toutes choses s'arranger, laissait paraître un fond d'âme vraiment bretonne et française, corrigea le jugement défavorable qu'il avait porté sur Consalvi en 1800 (voir chap. IV), et, dans une lettre du 2 mai 1803 au Premier Consul, le peignait ainsi au naturel : « M. le Cardinal Consalvi, infiniint-nt laborieux et qui a beaucoup d'esprit, est probe, désintéressé, incorruptible, pauvre et pourtant envié. » Voir Crélineau-Joly, Mémoires II, 142, note.
110 CHAPITr.E CINQUIÈME
vée, très sensible aux manières inciviles comme à la politesse, il ne se vengea qu'en rendant à tous le bien pour le mal : ce sont ses propres paroles et nous les confirmerons bientôt par la preuve des laits.
Après ces mesures que réclamait impérieusement l'ordre public, Gonsalvi tourna son attention vers l'antique honneur de Rome, dépouillée maintenant de sa gloire de reine des arts par l'enlèvement des chefs-d'œuvre qui faisaient de ses musées et de ses palais les merveilles du monde. D'accord avec Canova qui fut son ami, comme il aima tendrement Cimarosa (1) et plus lard Zingarelli, et en général tous les artistes de vrai mérite, il fit ouvrir des fouilles au-dedans et au-dehors de Rome, défendit par des lois sévères qu'on emportât ailleurs les tableaux, les statues ou d'autres objets d'art ; et pour donner une compensation aux vendeurs, il faisait lui-même acheter, aux frais du Trésor, les objets artistiques jugés les meilleurs. C'est ainsi qu'avec les œuvres d'art que les fouilles rendirent à la lumière, et celles dont on fit l'acquisition, statues entières ou mutilées, toutes de grand prix, Canova put former la grande galerie valicane de cet immense corridor qui, par le grand corridor des inscriptions, conduit h la cour du Belvédère du musée Pio-Clémentlno.
Par ses soins, les arcs de Septime Sévère et de Constantin, en partie sous terre jusqu'à la hauteur des voies environnantes, furent découverts jusqu'au niveau du pavé romain. Du Colisée il fit ouvrir les vomitoires restés jusqu'alors fermés et encombrés de pierres et de terreau ; on mit ainsi à jour de nouveaux escaliers et des galeries ignorées. Il fit également pratiquer des travaux dans l'arène, et surtout fit élever le grand éperon^ d'une masse Compacte vraiment romaine, pour soutenir le côté du gigantesque édifice regardant le Latran, qui menaçait ruine. Grâce à lui, on travailla beaucoup à dégager le Panthéon : il avait projeté avec
(l) V. Crétineau-Joly, Mémoires du Cardinal Consalvi (1866 II, 264,)
Canova iioîi-seiiU'inenl de tlébliiyei' les déconibies qui hoiichnient la colonnade du péristyle et les allées de ciicuit, mais encore de le débarrasser des maisons qui en défiguraient les côtés, et de le mettre, en somme, dans l'état où on le voit aujourd'hui (1).
Il veilla à la propreté, à l'ordre et à l'hygiène de la ville, fit numéroter les rues et les maisons, chose très nouvelle à Rome ; mit à l'étude des piojets pour l'éclairage nocturne des voies et des monuments, et fit tracer le plan de trois cimetières hors des murs. Il n'oublia pas l'embellisement de la capitale du monde catholique ; il songeait au dessein grandiose d ouvrir le long du Tibre, du pont Molle à la porte Flaminia, une promenade plantée d'arbres et bordée d'élégants édifices. Mais le trésor épuisé, les sommes énormes fournies pour l'entretien des troupes françaises qui bavaient le sang des peuples italiens, et surtout sa chute du ministère par ordre de Napoléon en 1806... ne lui laissèrent pas le temps d'exécuter de si vastes projets.
Ces grandes lignes nous montrent déjii comme en perspective la figure de Gonsalvi, telle que nous la voyons briller dès les commencements de sa vie publique, qui furent aussi les premières années du siècle ; nous verrons sa force robuste dans les faits que nous allons dérouler sur le Concordat, dans ceux qui le mirent en conflit avec le très-puissant Bonaparte, dans les autres, quaikd, ministre désarmé du Pontife de la paix, il sut obtenir des potentats européens réunis à Vienne la restauration du royaume pontifical, et enfin dans les actes de son gouvernement doux et fort, en un temps où les trônes remis sur pied chancelaient sur leurs bases sourdement minées par des (;onspirations occultes : ce sera le sujet d'un autre récit. Il nous reste pour le moment à ajouter au portrait d'ensemble que nous venons de tracer du ministre du Pape, quelques traits pour ainsi dire particuliers, qui feront mieux ressortir cette grande figure.
(1) Voir Nabby, Rome en 1828, I, 420; II, 705,
Ce qui dlstitigunit surtout le cardiii.il Goiisiilvi était la grandeur d'âme: jointe à un esprit très ouvert et très lucide qui discernait du premier coup d'oeil tous les côtés d'une question, et à une sensibilité exquise qui, dans ses rapports avec les hommes, reflétait dans son cœur les impressions pénibles ou agréables, cette magnanimité donnait h ses actions la valeur morale d'un vrai mérite. Nous avons vu la guerre que lui fit Braschi, durant plusieurs années, à cause de la liberté de commerce dont ce Cardinal ne voulait pas. Néanmoins Gonsaivi fut, à son égard, non seulement poli et généreux, mais il s'employa avec un zèle opiniâtre, pour que le duo Braschi Onesti, frère de son' rival, et qui démérita tant de Rome et du Pape, rentrât en possession des biens, qui lui avaieiît été confisqués à Cesène par les Français, ainsi que des nombreux et rares objets d'art qu'ils réclamaient. Et il fit tant par des recommaiidalions réitérées à Mgr Spina, par des suppliques à Talleyrand, par ses représentations à Cacault et aux commissaires français, d'énergiques mémoires au Premier Consul, composés dans ce but par Charles Fea et par d'autres ;il écrivit et se remua tant pour cette affuire qui lui coûtait du sang (i.)^ ce sont ses paroles, qu'à la fin il obtint, sinon d'avoir entièrement gain de cause, du moins de gagner la reconnaissance et l'amitié des Baschi et l'admiration de tous. •
Après y avoir peiné plusieurs années, il put arranger l'affaire assez embrouillée des compensations pour les acquéreurs des biens nationaux au temps de l'heureuse république romaine. Il y aurait, dans la négociation de cette affaire, de quoi faire un volume, où ne manquerait pas le côté piquant pour certains héros de la révolution qui étaient déjà alors des italianissimes. Il est vrai qu'à cet égard, Consalvi se montra si facile, qu'on
(1) Archiv. Vallo. , Nunzialura di Firenze vol. 252: lettre de Consalvi à Caleppi, 24 mai 1801.
serait porté à voir dans su conJuile de la faiblesse, pour ne pas dire de l'indulgence, si on en ignorait le secret motif. Ainsi h Ennio Quirino Visconti, qu'il savait recommandé par le Premier Consul, et qui demandait à être dédommagé d'une prétendue perte de biens occasionnée par les Napolitains ou par les Insurgés, il lui fit compter la somme de quarante cinq mille francs ! A cette occasion, cependant, il ouvrait son cœur à Spina en ces termes, dignes dêtre conservés par l'histoire :
Au sujet de l'affaire Visconti, à laquelle s'est intéressé le Premier Consul, sachez qu'à ses réclamations, pour lesquelles, en Aérité et justice, ne lui seraient dus tout au plus que 6 ou 700 écus, en oubliant encore sa conduite passée envers le Gouvernement, on n'a pas accordé moins de neuf mille piastres. Vous voyez quel sacrifice a été celui-là ; nous pouvons dire que c'est le sang de ces malheureux et très appauvris sujets, et dans la plus noire misère. On l'a fait pour montrer au Premier Consul le cas qu'on fait de ses moindres désirs. Il semblait que Visconti lui-même en dût sentir le prix et en concevoir motif de quelque reconnaissance à l'égard de ce Gouvernement tant détesté de lui (1)
C'est que Consalvi avait intérêt h se concilier les bonnes grâces de Bonaparte, comme d'une bête fauve qu'on caresse de loin pour éviter ses terribles coups de grllfes. Il sut de même gagner a lui Murât et Caroline, ainsi que Bertliier : le premier étant alors général en chef, et le second, chef d'état-major de l'armée d'Italie, il importait de ménager leur grande influence, soit pour la restitution des Légations, sur laquelle il n'avait pas perdu tout espoir , soit surtout pour tenir loin de Rome les troupes françaises qui stationnaient de Milan à Florence jusqu'à Ancóne. Avec le cousin de Bonaparte il fut généreux en camées et tableaux, dont lui et sa femme étaient avides : l'ayant adroitement attiré à Rome, il g^gna si bien le cœur de ce soldat, qui, au fond
(1) Archiv. Vatic. Nunzial.di Francia, vol. 598: lettre de Consalvi à Spina, 8 avril 1801.
RiNiKRi. — La Diplomatie Fontificale au XIX siècle — Tome 1 S
était bonasse, ([u'il lui fit jeter au feu un nualheureux traité conclu par lui et Mgr Caleppi à l'insu des deux Gouvernements. Par ce traité, Caleppi, qui était cependant un des hommes les plus avisés qu'eût la diplomatie pontificale, avait consenti à l'exclusion des Anglais et des Russes des ports de mer pontificaux (1).
Avec Berthier, le jeu diplomatique de Gonsalvi était beaucoup plus délicat, car il fallait dissimuler certains faits peu honorables pour l'envahisseur de Rome et pour le futur prince de Wagram, de Neufchâtel et de Varangin. Ce général soutenait particulièrement l'ex-consul de Rome dans ses prétentions à être indemnisé des dépenses qu'il aurait faites en acquérant des biens nationaux au temps déjà écoulé de la république romaine, âge d'or pour ces Jacobins venus des bords de la Seine. Et ce n'était pas une petite affaire : quand on lui demanda ses comptes, Périllier^ en présence de Consalvi, du Trésorier général du Pape et de Delosme (commissaire français), avait d'abord présenté la somme de 400 mille piastres; mais ensuite il revint avec l'énorme chiffre de 626,684 piastres, comnie il résultait du tableau suivant certifié par acte notarié, et digne d'être rapporté ici et de passer à la postérité :
(1) Murât fut accusé plus tard, à Paris, de trop d'indulgence envers le S. Siège. « Mgr Spina m'écrit ■ de Paris (Consalvi à Mgr Caleppi), que les acquéreurs des biens nationaux blâment le général Murât de défendre le Pape, sur ce point, et disent qu'il a l'eçu de nous de l'argent. Je prends sa défense ici et là, c'est mon devoir... » Archiv. Vatic, , Nunziat, di Firenze, vol. cité.
LES CARDINAUX Dlî LA CONGURGATION POU H LE CONCORDAT 115
État dks bmìxs nationajx achetés I'ak les C'-'°^ périluîr duveyrjek
ET Qi^ ET LEURS FONDES DE POUVOIR AlLART ET COLORI SUR LE TERRITOIRE ROMAIN
Désignations des biens
Dates des contrats
25 messidoi" an VI
8 mess. » »
14 prairial
Prato Cipolloso
Campo morto in Montalto
Carcarella . . ■
Vigna di S. Dorotea fuor;
Porta portese
La Conca
Campo Pescia in Montalto
S. Severino .( 1 fructidor
Pian d'Anienne
Campo Scala (1)
Forêts de la comune de Ter-
racina
Abbayes de Chiaravalle et
S. Maria in potenza (2) . •
Biens de l'abbaye de Fos-
sanova
Biens ci-devant des Jésuites
à Fano
Gastrica, Selicata e Camporosso alla Tolfa | 5 thermidor
Biens ci-devant des Jésuites]
a Recanati
Biens de l'évêché d'Ascoli. Biens d'Olivetains d'Ascoli. ]29 prairial Biens des Gamaldules de Monte Corona à Perugia Vignes ecc. ci-devant du Col- »
lége grec hors la Porta du
Peuple (3)
Biens de l'évéché d'Osicao.
Prix du coui-s d'après le contrat
25 messidor 3 fructidor 25 mess.
Piastres 3.897