AVANT-PROPOS
VOUS là- dessus à tout le mal psssible (p. 163). » Il est fermement résolu « à ne pas outrepasser ses pouvoirs, à ne pas admettre ce qui serait contraire aux maximes que professe le Saint-Siège. » Il suggère au Pape, en cas de rupture, de penser à « se réfugier en lieu sûr. » Il avoue que le Concordat lui « a coûté du sang ;.. les peines qu'il a éprouvées « sont arrivées usque ad divisionem animœ ac spiîilus »
El un des plus clairvoyants parmi les Cardinaux de la Cour du Pape, le card. Antonelli : « Le passé et le présent doit nous convaincre que le mobile régulateur de toutes les résolutions soit de l'ancien Directoire, soit du Consulat actuel, n'a été et n'est autre que de « se servir de la religion pour endormir cette partie de la nation qui veut être catholique. Ce n'est pas la religion qui règle les pas du gouvernement français, mais l'intérêt, l'ambition, et le cupide désir de commander... Que le gouvernement fasse ce qu'il jugera bon ; le Pape sera content que la persécution cesse en France, que l'exercice du culte catholique y soit libre, et que le gouvernement accorde aux «catholiques la protection qu'il voudra.. » Et dans son vote pour le Concordat : (( Que l'on souffre tout plutôt que d'y consentir » (à l'art. 1) ; qu'on se taise, si parler ne sert à rien ; mais si on parle, qu'on dise la vérité, car elle seule doit se trouver dans la bouche du prêtre : et la constance à la défendre et à la soutenir obtient la protection de celui qui « habitat in cœli-, irridebit et subsannabif eos, qui convenerunt in unum adversus Dominum et adversus Christum ejus. » C'étaient là des « paroles prophétiques » ! ajoute le P. Rinieri. Prophétiques d'alors, ou des événements d'aujourd'hui ? De hier et d'aujourd'hui, sans doute, et même de demain !
Quand parurent les Articles organiques, il fut réso-