PRESENTATION ET SERNÌENT DU CARDINAL LEGAT
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de Ministres et de Généraux, sortit de sa place, et s'avança jusqu'au milieu de l'appartement. S. E. prononça un compliment en français, auquel répondit brièvement le Consul dans ce sens : Que connaissant bien les sentiments du S. Père et ceux de S. E., il l'avait pour cela demandé pour Légat en France. Quii espérait, grâce à ses soins, y voir refleurir l'harmonie et la concorde dans tout le clergé, et autres choses semblables. Durant le compliment et la réponse, le Cardinal et le Consul restèrent tous deux debout et la tête découverte.
On n'y fit pas la remise des Brefs, le conseiller Portalis les ayant auparavant retirés.
Le Consul revint à sa place au milieu des deux autres Consuls en avant de leurs sièges à dossiers, et on en porta immédiatement un autre semblable au Cardinal Légat, en face de ceux des Consuls. Le Cardinal cependant ne s'en servit pas, et continua à se tenir debout, ainsi que les trois Consuls.
S. E. prononça ensuite en Latin la formule du serment, et, après l'avoir lue, la remit au Conseiller Portalis, qui pour cet acte entra dans la salle en se tenant à gauche de S. E. et lui remit ensuite le décret des Consuls relatif à l'exercice de ses facultés.
On conversa ensuite familièrement en italien, et S. E. présenta Monsignor Kersellin, et les Monsignori Sala et Mazio, et les autres membres, de la légation.
Après cet échange de politesses, le Cardinal se retira, et le Consul l'accompagna jusqu'à moitié salle. Le Cardinal fit les trois révérences comme à l'arrivéej et pour partir fut accompagné dans le même ordre de toutes les personnes qu'il avait rencontrées. Il reprit la Croix là où il l'avait laissée et en fut précédé jusqu'au carrosse, où étant loonté il s'est rendu à l'autre bout de la Cour, aux appartements de Madame Bonaparte. Madame le reçut en se levant de son canapé et offrit au Légat pour s'asseoir un fauteuil à ses côtés et à sa gauche. Après un court compliment S. E. prit congé, et Madame se leva sans bouger de sa place. S. E. sortit, et le même cortège avec le Préfet du Palais et les deux autres officiers l'accompagna chezlui, jusqu'à ses appartements (1).
(1) Archivi Vat, frauda Appendic Epoca Napoleonta, col, XXV — •