XIV AVANT-PROPOS
Ainsi des prêtres sont poursuivis pour avoir prêché, pour avoir confessé et dit la messe, pour avoir enseigné le catéchisme ou prêché en langue bretonne ou flamande, au lieu de le faire en français, à des enfants qui ne le savent pas ! Des Lazaristes, de par la volonté d'un ministre, ne pourront enseigner dans nos grands séminaires ? Evidemment tout ceci ne peut durer et n'aura qu'un temps !
Comme le dit un éminent prélat, « il ne s'agit plus seulement de l'interprétation du Concordat ni de celle des articles organiques. La question a une bien autre portée : elle touche à l'essence même de notre mission apostolique ("S. E. le card. Pervàud. Discussio?i Concordataire). »
L'Etat envahit tout, comme disait le vieux cardinal Antonelli du temps de Pie VII, « même la juridiction spirituelle ».
J'en veux un peu à Bossuet pour son gallicanisme et sa déclaration de 1682, bien qu'il lui ait dit : abeat quo Libuerit ! Mais je lui pardonne pour d'autres déclarations faifes peu avant sa mort, et que je me permets de recommander à l'attention et à la méditation de tous.
Voici ce que, en 1702, Bossuet écrivait au cardinal de Noailles : « On veut ôter aux Evêques le droit d'enseigner leurs peuples par écrit, comme ils le font de vive voix... Les Evêques sont établis de Jésus-Christ les dépositaires de la doctrine. Le roi ne voudra pas les assujettir
comme en ce moment parmi nous, la religion passa par une crise qui devait humainement l'anéantir dans toute la Judée. « Allons, disent les Juifs, faisons alliance avec les païens qui nous entourent... » Et ils bâtirent des écoles sans Dieu, œdiflcaverunt gymnasium in Jerosolyrais secimdum loges nationxi,m \ N'est-ce pas la France ? Et oix est Mathatias, et ses cinq fils ?