‹ La diplomatie pontificale au XIX siècleChapitre 9 sur 68 · AVANT-PROPOS XV · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS XV

à ceux que le S. Esprit a mis sous leur autorité et leur gouvernement.

« C'est sur cela qu'il faut combattre de toute sa force pour ne point abandonner l'Evangile... C'est une injure à tous les Evêques qu'on veut mettre sous le joug dans le point qui les touche le plus, dans l'essence de leur ministère, qui est la foi... Puisqu'on pousse tout à bout contre nous, c'est le temps d'attendre le secours den haut en faveur de l'Eglise oppressée... Que, pour exercer nos fonctions, il nous faille prendre l'attache de M. le Chancelier : jjoitr moi, j'y mettrais la tête. Je ne relâcherai rien de ce cótelé, ni je ne déshonorerai le ministère dans une occasion où l'intérêt de l'épiscopat se trouve mêlé.. »

En 1686, au sujet de l'ingérence du gouvernement royal dans les missions données aux protestants, il avait déjà dit. et ceci résume nos autres citations : « Humble sujet partout ailleurs, dans la religion, j'ose dire que le prince ne va que le second... »

L'Evêque de Meaux nous ramène au Concordat, et nous aide à tirer une conclusion de ce que nous venons de dire sur le second point : Nous devons reconnaître le Concordat, mais celui que le Pape a signé. Le reste, c'est-à-dire tout ce qui lui est contraire, nous devons dire avec Pie VII que nous rignoro?is, qu'il nous est inconnu, et n'en pas tenir compte. En dehors de là, notre résistance, encore une fois, sera infructueuse, et nous avons à redouter tous les malheurs et toutes les catastrophes. Ce volume démontrant avec évidence ce qu'est le Concordat, quelles sont les relations naturelles et régulières entre l'Eglise et l'Etat, et les devoirs qui en découlent pour chacun d'entrd nous, n'avons-nous pas eu raison de dire que, au point de vue 7'eligieux, l'histoire du Concordat de 1801 nous offre,après

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