‹ La diplomatie secrète au 18e siècle, ses débuts (volume 2)Chapitre 129 sur 189 · Louville, Mémoires, 11. p. V · texte numérisé non relu

Louville, Mémoires, 11. p. V

2. Torcj Négociations, 1. 722 dans Sainl Simon, XIII. p. 366.

::. Ces questions formenl une partie importante de la correspondance entre

Alberoni el la c ' de Parme pendant la lin <!<■ 1716 el 1717 Vrch. Map., Farne-

siana, 58 <•! •"''.'. On * ■ 1 1 trouve la trace dans les Négociations de Torcy el les Mémoires de Saint-Simon, I ■- MM <■! \l\

centraliser entre ses mains le gouvernement de la monarchie, pour lui donner plus de prospérité et plus de puissance lui paraissaient justement sa meilleure défense à Madrid et à Parme, même contre les intrigues dont la France le 'menaçait.

Pouvait- il à ce moment prévoir le contre -coup inattendu que devait produire sur les décisions du roi d'Espagne et de la cour de Parme, la diplomatie secrète instituée à La Haye et à Hanovre par l'abbé Dubois ? Il poursuivait en Espagne son œuvre, sans songer qu'elle serait atteinte bientôt par le Secret du Régent, par les efforts de ce prince pour se procurer à Londres la satisfaction de ses ambitions, la garantie des Renonciations, et la Succession éventuelle au trône de France. « Je m'efforce, écrivait-il le 21 septembre 1716 à son ami Rocca, de détourner de la Reine toutes les haines et je ne me plains pas de les voir s'attacher à moi. C'est le devoir de tout bon serviteur. Il est certain que la Reine et moi nous portons le poids de l'injustice, sans l'avoir commise. » Il ne demandait que trois ans pour rétablir en paix le commerce et les finances de l'Espagne et restituer à Philippe V et à sa femme leur autorité en Europe. « Trois ans, ajoutait-il, ce n'est pas une éternité. Pourvu qu'un accident inopiné ne vienne pas bouleverser nos mesures ! »

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