‹ La diplomatie secrète au 18e siècle, ses débuts (volume 2)Chapitre 130 sur 189 · HANOVRE. ORLÉANS ET FARNÈSE LA GUERRE A L'EMPEREUR EN SARDAIGNE · texte numérisé non relu

HANOVRE. ORLÉANS ET FARNÈSE LA GUERRE A L'EMPEREUR EN SARDAIGNE

Dans la lutte engagée, vers la fin de 1716, sourdement et sous forme de complot, entre le duc d'Orléans et l'abbé Alberoni, le ministre de Philippe V n'eut point l'initiative. Son unique tort avait été de refuser son concours à Louville, à la diplomatie secrète formée au Palais-Royal dans l'espoir chimérique d'obtenir le consentement du roi d'Espagne aux vues ambitieuses de son oncle sur 1a Succession de France. On conçoit que le duc d'Orléans et ses confidents lui en fissent un grief. Le roi d'Espagne, si discutables que fussent ses ambitions au trône de France, ne devait pas attendre en revanche, d'un ministre investi de confiance, une autre conduite. Et le grief qu'à son tour il eût été mieux fondé à faire valoir à la cour de France, c'était cette persistance du Régent à vouloir débaucher ses sujets ou renverser ses ministres.

N'était-ce poinl assez que pour assurer ses droits au trône de France, le duc d'Orléans laissât un autre de ses confidents, l'abbé Dubois, engager à Hanovre, à La Haye et à Londres, avec l'Angleterre et les Provinces-Unies une suite de négociations secrètes, aussi actives et plus solides que la diplomatie de Louville et de Saint-Aignan 1 ?

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