‹ La diplomatie secrète au 18e siècle, ses débuts (volume 2)Chapitre 165 sur 189 · Tome II · texte numérisé non relu

Tome II

« Je crois, écrivait encore Alberoni à Naneré, que Son Altesse Royale est plus que jamais persuadée que je suis l'auteur de cette guerre et qu'elle m'impute le refus de Sa Majesté Catholique de n'avoir pas accepté le projet. Son Altesse Royale croira tout ce qu'elle voudra et je laisserai au temps qu'il la détrompe sur mon sujet1. » L'erreur calculée du Régent a perdu celui qui en fut l'objet, et deux siècles n'ont pas suffi à rétablir auprès de l'histoire la vérité sur les motifs d'une guerre civile, le mot est de Dubois, dont la personne d'Alberoni ne fut que le prétexte, dont les prétentions du duc d'Orléans à la couronne de France, les ambitions des Farnèse et de leur nièce, celles du prince de Hanovre demeuraient les raisons secrètes et essentielles.

1. Lettre d'Alberoni à Naneré, % janvier 171'J (A. ÉTR., Esp., Mémoires et Documents, t. 142, i'° 67).

Page 1