‹ La diplomatie secrète au 18e siècle, ses débuts (volume 2)Chapitre 4 sur 189 · IV AYANT-PROPOS · texte numérisé non relu

IV AYANT-PROPOS

ment derrière Alberoni ou Elisabeth Farnèse, confondit ses entreprises avec celles des Bourbons d'Espagne. Vers 1748 elle n'en avait pas moins fait triompher en définitive, en face des Autrichiens et pour une durée égale à celle de leur domination dans la péninsule, une maison plus italienne certes que celle de Savoie, laquelle paraissait à demi-étrangère encore aux Italiens de ce temps. En dehors de cette diplomatie subtile et secrète, le seul effort violent que firent les Parmesans en 1717 et 1718 pour arracher de force à l'Autriche et à l'Europe la péninsule et se tailler à Naples une royauté, fut malheureux. Mais il se trouva mis au compte des ambitions et des rancunes maladives de Philippe V exploitées et entretenues par sa femme et son ministre.

Dans un volume précédent, nous avons conduit jusqu'à cette crise l'examen des intrigues secrètement formées par les maisons d'Orléans et de Hanovre. Nous avons vu comment elles la précipitèrent au profit des ambitions impériales associées aux leurs.

L'objet de ce second volume sera le récit parallèle des entreprises également secrètes formées par la maison de Parme et confiées par elle au soin d'Alberoni, dont la fortune toujours demeura au service et même à la merci des Farnèse, ses maîtres et souverains véritables.

Ainsi s'éclairera cette politique des premières années du xvin9 siècle où l'action des grandes puissances fut en secret déterminée par les intérêts et les origines de familles secondaires en quèle de secours ou de progrès, où le gouvernement des peuples se trouva remis avec les affaires et les confidences de ces familles aux mains d'hommes nouveaux, hommes d'intrigue ou de parti, pourvus d'intelligence et de savoir-faire à défaut de naissance, et dépourvus de préjugés ou de scrupules, sinon d'habileté et de talents.

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