Aubortin, p
3. Le Régent à Dubois, 23 novembre 1716 (A. ÉTR., Hollande, t. 311, f 225; Lord Whitworth à Sunderland, 21 mai 1717 (Rec. Off., p. 380; Wiesener, p. 459).
tombai » Oiinnd Iloinsius moiiriil, nbreiivé d'amertumes et de dégoût, le '.^0 août 17'-?0,ce fut l'instigateur de la Triple Alliance, le collaborateur de Dubois et de Stanhope (jui lui succéda dans une de ses charges, celle de référendaire au grand sceau, le baron de Wassenaer.
Le succès des Hollandais, cependant, était plus apparent que réel. Pas plus qu'ils n'avaient fait les traités d'Ulrecbt, ils n'avaient fait celte alliance. La direction véritable des négociations leur avait encore échappé. Sans eux l'Angleteri-e avait en juin 1716 renouvelé l'alliance à Vienne; ils n'avaient eu cette fois aussi qu'à ratifier un acte signé sans eux, ins})iré par la France, rédigé par l'Angleterre. L'<;volution décisive ([ui avail produit cette Convention était venue de France et d'Angleterre, ou de Hanovre surtout.
Sous l'inlluence de Stanhope, pendant toute cette année, l'Angleterre avait poursuivi gvàce à la paix l'œuvre ébauchée par les torys à la lin de la guerre précédente. Une ])artie des whigs s'était détachée de leurs collègues pour imiter dans leur initiative pacifique les torys que tout leur parti sans exception condamnait encore au lendemain de 1713. Sans rompre avec l'Espagne, sans rompre avec ILmjtereur, les whigs comme Stanhope s'étaient rapprochés de la France pour garantir la paix aux marchands anglais, procurer des avantages commerciaux aux Hollandais et remporter sans combat un(^ nouxclle victoire sur la marine et le commerce français dans la mer du Nord ^.
Grâce à eux l'Angleterre restait l'arbitre de la paix, et la paix consolidait et accroissait les profils de la guerre à moins de frais : « Votre voyage à La Haye, M. l'abbé, disait Stanhope, a sau\('' bien du sang humain et il y a bien des j)euitles qui vous auront obligation de leur Irancjuillité, sans s'en douter'*. »
Les compliments de Stanhope étaient pourtant incomplets : son maître et les whigs trouvaient à la Triple Alliance d'autres avantages que ceux d'une paix g(''nérale.
1. Sniiit-Siiiion, jl/ewo/re.s (('ilit. ( '.lioriK'!. X\1I, p. ]'.]2].
'2. Leathes à Slanliopc, 'JG iV-x rior 1717 (Hkc. Oif., lldll.indc. WiosoniM', 1, p. 4.")'.M.